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 [-16][Saiyuki/Prince of Tennis]Les choix du coeur

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Gossip Coco
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MessageSujet: [-16][Saiyuki/Prince of Tennis]Les choix du coeur   Sam 21 Nov - 16:22

Titre: Les Choix du coeur
Auteur: Gossip Coco
Fandom : Prince of Tennis, Saiyuki
Genre : Romance, Angst, OC
Rating : R/M
Pairing : Komyô x Kyoko, Nanjiro + Kyoko
Disclaimer :: En dehors de Kyoko, les univers comme les persos appartiennent à leurs auteurs respectifs.
Note : Ce texte est une pure fiction. En aucun cas, l'auteur ne cautionne les relations entre un adulte et un mineur, même consentie.
Résumé : Ryuuzaki Kyoko, l'aînée des deux filles de Ryuuzaki Sumire, va devoir faire face à un choix difficile : celui de suivre une brillante carrière de joueuse de tennis ou de suivre la voix de son coeur pour tenir une promesse de petite fille.
Feedback: Avec le plus grand plaisir !




Pologue


Les couleurs fauves des feuilles soulignaient le bleu azur d'un ciel d'automne parsemé de quelques nuages ici et là. La petite Ryuuzaki Kyoko humait l'air frais et l'odeur des feuilles humides. Armée de ses bottes en caoutchouc bleu et son petit imperméable vert sombre, la fillette se promenait du côté du temple de Kinzanji où la nature était encore luxuriante et dont la main de l'homme ne semblait pas avoir encore touchée. C'est ce qu'elle avait dit à sa mère, Sumire, mais en réalité, Kyoko espérait secrètement apercevoir quelqu'un qu'elle avait vu fugacement, comme une sorte de rêve, un être qui dégageait une lumière incroyable. La petite l'avait croisé en se rendant au temple avec sa mère pour l'offrande traditionnelle et elle avait été émerveillée par cet éclat et les sensations qu'elle avait éprouvées en la recevant, comme une douce chaleur d'été.
"Je me demande qui cela peut-il bien être, " s'interrogea Kyoko en s'asseyant près d'un chêne.
Elle n'avait pour ainsi dire, aucune information ; peut être même qu'elle courait après une chimère.

Du haut de ses dix ans, Kyoko était une drôle de gamine : assurée, indépendante, possédant d'étonnants cheveux mi-cuivre mi-or avec de grands yeux d'un vert profond qui semblaient vous scruter pour deviner quel secret vous cachiez. Joueuse de tennis depuis sa plus tendre enfance, l'adolescente n'était pas tellement grande, juste suffisamment pour son âge, avec des formes prédisant pour elle un corps d'athlète. Bien que cette jeune fille bouillonnait de vie et de curiosité, il lui arrivait parfois de laisser s'échapper un regard rêveur vers quelque chose qu'elle seule pouvait voir, ses pensées se diriger vers un songe qu'elle seule pouvait atteindre. Sumire ne savait pas ce qui se passait réellement dans son esprit, trouvant que sa propre fille était difficile à cerner. Peut être le décès prématuré de son père d'un cancer était la cause de sa personnalité un peu froide. Malgré l'affection que lui portait sa mère et sa petite sœur Chihiko, Kyoko ne semblait pas disposée à s'attacher à qui que ce soit. Néanmoins, l'adolescente savait quelque part au fond d'elle même qu'elle était passionnée, plus que l'on ne croyait. Cette pensée était encore floue, un peu effrayante mais bien réelle.

"Il faudrait peut être que je rentre, soupira Kyoko, un peu déçue d'avoir fait le trajet pour des prunes. J'ai dû rêver.
-Rêver de quoi?"
La jeune fille se retourna, surprise. Durant un instant, elle resta sans voix ; devant elle se tenait cet être qu'elle avait croisé et qui dégageait une incroyable lumière. Elle reconnut les vêtements que l'homme portait : une toge de moine bouddhiste. C'était donc un bonze.
"Tu t'es perdue, jeune demoiselle? Reprit l'homme.
-Euh... Pas du tout. En fait..."
Kyoko se tut quelques instants, hésitante. Pour la première fois, l'adolescente se sentait dans l'incapacité de dire quoi que ce soit et encore moins d'avouer la raison pour laquelle elle était dans les parages. Cet homme possédait pourtant quelque chose qui l'apaisait.
"Au fait, je me présente, reprit le moine. Je m'appelle Komyô Sanzô.
-Je m'appelle Ryuuzaki Kyoko. J'ai dix ans.
-Kyoko... C'est curieux... Je pensais au début que tu t'appelais plutôt Katsumi ou Katsuki. [1]
-Hein? Pourquoi?
-Tes yeux... Reprit Komyô. Ils reflètent la détermination à gagner."
De nouveau, l'adolescente demeura sans voix ; ce fut le moine qui reprit.
"Ceci dit, Kyoko te va bien.
-Je... Je vous remercie. Je..."
Un nouveau silence s'établit. Kyoko hésitait ; elle voulait avouer à cet homme qu'elle voulait le voir, qu'elle avait été fascinée par la lumière qu'il dégageait. Prenant une soudaine inspiration, la jeune fille se jeta à l'eau.
"Komyô-dono... En fait, je suis là car je vous avais aperçu il y a quelques temps déjà...
-Je me disais aussi que ton visage ne m'était pas inconnu.
-C'est vrai? S'écria Kyoko avant de reprendre, enhardie. Je trouvais... Je trouvais que vous ressembliez à la lumière. C'est pour ça... que je tenais à vous revoir. Vous semblez tellement différent aux gens que je vois à l'école, même mes professeurs.
-Vraiment? Pourtant, je ne crois pas être si extraordinaire que cela. Mais au fait, le soleil commence à décliner, tu devrais rentrer chez toi, tes parents vont s'inquiéter."
L'adolescente consulta sa montre et sursauta ; il était près de dix-sept heures. Effectivement, si elle ne se dépêchait pas, Kyoko risquait de se prendre une brasse par sa mère.
"Vous avez raison, lui répondit-elle avant de lui demander, est-ce que nous nous reverrons?
-Mais naturellement, j'en suis certain. Je suis au Temple Kinzanji. Je serai ravi de te revoir pour discuter.
-Moi aussi. Je vous promets de venir vous rendre visite, Komyô-dono.
-Appelle-moi simplement Komyô-chan. Répliqua ce dernier en souriant.
-Mais je... Vous êtes quelqu'un d'important.
-Pas plus que toi.
-Mais...
-Ne t'inquiète pas, j'aimerai mieux que tu me donnes pas le qualificatif de "dono". C'est gênant, et je suis pas un Sanzô depuis très longtemps.
-Dans ce cas, laissez-moi vous appeler Komyô-san.
-Bon, c'est d'accord. J'ai été très heureux de faire ta connaissance, Kyoko-chan.
-Oui, moi aussi. A bientôt."
A regret, la jeune fille s'éloigna pour rentrer à Tôkyô.

Durant la semaine qui suivit sa rencontre avec Komyô Sanzô, Kyoko avait l'impression d'être tombée dans une sorte de léthargie qui la rendait indifférente à tout ce qui l'entourait, y compris le tennis qu'elle aimait beaucoup. Sumire ne savait pas comment aider sa fille à sortir de cette langueur qui lui donnait l'impression d'avoir affaire au fantôme de sa fille. Même ses camarades de classe, ses coéquipières de tennis et sa meilleure amie Natsume Arisa ne comprenaient l'état de Kyoko. Par ailleurs, cette dernière refusait d'expliquer quoi que ce soit. Tout ce qu'elle voulait, c'est retourner voir Komyô, discuter avec lui. Il faisait très jeune mais, en plus de sa chaleur, il dégageait quelque chose d'indéfinissable, comme si la sagesse avait pris un visage en sa personne. Aucune des personnes de son entourage ne possédait une telle aura.

Cependant, le samedi suivant sa rencontre, Kyoko n'en pouvait plus. Irrésistiblement, sa promenade hebdomadaire la conduisit doucement mais sûrement vers le temple. Comme dans une sorte de brouillard, l'adolescente se retrouva en bas des marches de Kinzanji. Réalisant où elle se trouvait, Kyoko commença à rebrousser chemin quand elle tomba nez à nez avec Komyô en personne.
"Bonjour, Kyoko-chan! Tu es venue finalement?
-Euh... Komyô-san... Bonjour. Bafouilla l'intéressée. Je... J'avais envie de vous revoir. Mais je vous dérange peut être...
-Non, pas du tout. Je voulais griller quelques patates, avec toutes les feuilles ramassées, fit-il en désignant un tas de feuilles mortes. Cela te tente?
-Oui, c'est l'époque." Répondit l'adolescente en souriant.
Le moine sortit un briquet et demanda à la fillette de veiller au feu pendant qu'il allait chercher quelques pommes de terre. Kyoko obtempéra, trop heureuse de pouvoir passer un moment avec le jeune homme. Pour la première fois depuis une semaine, l'adolescente se sentait revivre, avait l'impression de ne pas se sentir jaugée.

Ils se revirent par la suite régulièrement souvent au Temple où ils partageaient toujours des instants où le temps n'avait plus cours. Ils papotèrent durant plus des heures, racontant leurs vies respectives. Komyô était âgé de vingt ans et était le plus jeune bonze Sanzô de l'histoire. Kyoko lui expliqua de son côté qu'elle pratiquait le tennis et que ses proches mettaient tous leurs espoirs en elle pour qu'elle vive une grande carrière de joueuse.
"Mais je ne suis pas sûre que c'est ce que je souhaite, au fond. J'aime le tennis, fit-elle, un peu de nostalgie dans sa voix. Mais devenir célèbre ou battre les meilleurs ne m'intéressent pas plus que ça.
-Alors, pourquoi pratiques-tu ce sport?
-J'aime bien les sensations que cela me procure... Mais...
-Mais..."
Kyoko resta silencieuse. Elle aimait le tennis, c'était certain. Mais ce n'était pas cela, sa vie. Ce qu'elle souhaitait vraiment...
"Komyô-san...
-Hum...
-Je... Je veux vous faire une promesse. J'aimerai tellement, tellement rester à vos côtés mais je suis encore si jeune.
-Moi aussi, lui répondit le moine à la surprise de la jeune fille.
-C'est vrai? Murmura t’elle en rougissant. Alors... Alors je vous promets que lorsque j'aurai seize ans, je viendrai vous rejoindre pour rester toujours avec vous."
Komyô resta un instant pensif, ses yeux scrutant le visage de Kyoko. Il devait le reconnaître, même si pour le moment, elle restait une enfant, le moine se sentait heureux en sa présence. Il s'agenouilla à la hauteur de l'adolescente.
"Et moi, je promets d'attendre ce jour. En attendant, travaille bien à l'école, vis chaque jour du mieux que tu peux jusqu'au jour on pourra rester ensemble.
-Oui, c'est notre promesse. Répondit Kyoko. Notre promesse à tous les deux."

[1]Katsumi signifiant "Beauté Victorieuse" en japonais et Katsuki "espoir de la victoire"

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MessageSujet: Re: [-16][Saiyuki/Prince of Tennis]Les choix du coeur   Jeu 10 Déc - 1:07

Chapitre I


Note : Je n'avais pas réalisé une incohérence de mon récit avec l'histoire originale de Prince of Tennis. Alors, je m'excuse auprès de mes lecteurs pour avoir changé le collège de Seigaku en lycée.

Cinq ans et dix mois plus tard...

"Ryuuzaki Kyoko! Ryuuzaki-sensei veut te voir à propos du tournoi interne qui commence demain."
Les longs cheveux couleur d'automne ondulèrent avec grâce quand la jeune fille se retourna. Kyoko avait vraiment grandi depuis cinq ans et, du haut de ses "presque" seize ans, de petite fille, elle avait gardé toute sa témérité, son indépendance d'esprit et son assurance. Elle était également redoutable et redoutée sur les courts de tennis où l'adolescente s'était taillée une solide réputation, à l'instar d'une autre étoile montante du tennis junior japonais : Echizen Nanjiro. Entraîné par Sumire, celui qu'on surnommait déjà "Le Samourai" était considéré comme le meilleur de sa génération, le genre de joueur que l'on ne voit qu'une fois tous les dix ans. Si ce dernier provoquait sans cesse la fille de son entraîneuse pour savoir lequel était le meilleur, Kyoko restait parfaitement indifférente envers le jeune homme. Elle n'éprouvait ni sympathie ni répulsion envers Nanjiro. Pour elle, il était une excellent joueur mais ne cherchait pas à se lier avec lui plus que nécessaire. L'année de ses seize ans approchait et seule la perspective de retrouver Komyô Sanzô l'importait bien que personne, y compris sa famille, ne fût au courant de ses projets, ignorant même l'existence du moine dans la vie de Kyoko. Elle revoyait moins Komyô, se concentrant sur ses études comme elle lui avait promis mais leurs rencontres étaient pour elle un moment qui n’appartenait qu'à eux deux, l'apaisant. Entre eux, aucun geste équivoque, ils se considéraient comme bien plus que des amis mais n'avaient jamais abordé la question, car tout leur apparaissait comme naturel ; de plus Kyoko n'était pas encore très soucieuse de ce type de question. Si quelqu'un les rencontrait, il ne voyait pas deux êtres amoureux mais un moine discutant avec une jeune fille, en tout innocence.

Elle se rendit sur le court et croisa Nanjiro qui ne put s'empêcher de la taquiner mais la jeune fille l'ignora superbement en allant directement vers sa mère.
"Kyoko, tu as terminé la grille pour les matchs du tournoi interne? Lui demanda Sumire.
-Oui, maman, c'est fait, je l'ai terminée il y a une heure. Je pense que je vais laisser entraînement libre pour le reste de l'après-midi, afin que chacun puisse se préparer psychologiquement.
-Oui, tu fais bien."
Kyoko était Vice-Capitaine de l'équipe de tennis féminine, en dépit de son jeune âge comparé à certaines de ses coéquipières mais de part sa personnalité plutôt particulière, la Capitaine, Shuei Kuniharu estimait que l'âge ne comptait peu ou prou et ce qui importait étaient les qualités humaines. Kuniharu et Kyoko étaient d'ailleurs de bonnes amies et se retrouvaient souvent en dehors de l'école ou de l'entraînement pour discuter ou aller au cinéma. Cependant, même à elle, Kyoko cachait sa relation avec Komyô bien que sa camarade se doutait que son amie avait quelqu'un dans sa vie. Mais elle était dans l'incapacité à lui faire dire la vérité à ce sujet, ce qui n'était pas dans son genre du reste. Elle-même était amoureuse d'un jeune étudiant, Tezuka Kunikazu mais ce dernier était d'une grande candeur et ne semblait pas encore considérer Kunikaru comme étant une petite amie potentiel. Kyoko se doutait pour les sentiments à sens unique qu'éprouvait sa camarade mais son tact lui interdisait de lui en parler avant que son amie ne l'exprime en premier. Toutes deux avaient tissé entre elles une relation un peu particulière où elles parvenaient à éviter toute question intime les concernant. Mais il n'en restait pas qu'elles avaient une grande confiance l'un envers l'autre. Cet édifice soigneusement établi vola en éclat quelques temps plus tard.

Quelques jours se passèrent après le tournoi interne où Kyoko avait démontré brillamment ses qualités tennistiques. Ainsi sélectionnée pour la prochaine compétition régionnale, l'adolescente était très heureuse de pouvoir avoir la chance de disputer les matchs futurs. Elle commençait, un peu inconsciemment, à se préparer à abandonner sa vie présente. De plus, Kyoko pensait de plus en plus à parler de ses projets à ses proches tout en craignant leur réaction. Elle savait à quel point ils seraient certainement déçus qu'elle abandonne tout par... Mais au juste, pour quoi? Par amour? Ce qu'elle éprouvait était-il devenu de l'amour? Ou était-ce autre chose? Elle était troublée également par son propre corps qui avait mûri. Elle l'avait clairement ressenti lorsqu'elle avait participé à la réunion interrégionale des clubs de tennis. Accompagnant Kuniharu, la jeune fille avait rencontré leurs homologues masculins de clubs prestigieux comme Hyoutei, Rikkai et quelques autres. Les regards que lui portaient ces jeunes garçons l'avaient mise mal à l'aise, ne s'étant jamais considérée comme une potentielle petite amie. Jusqu'à présent, elle se voyait comme une lycéenne ordinaire, jouant au tennis et vivant une relation secrète qui l'épanouissait complètement. Mais devant le Vice-Capitaine du Rikkai, Tomoe Reiji, elle n'était pas complètement restée de marbre, alors de Nanjiro l'indifférait parfaitement. Reiji était comme son lointain successeur, Sanada Genichirou, ténébreux, charismatique, une aura fascinante émanait de tout son être. Jusqu'à présent, aucune des personnes que Kyoko fréquentait ne possédait une telle attraction, excepté Komyô mais dont l'aura était l'opposé de Reiji, douce et rassurante. Kuniharu remarqua le trouble de sa camarade qui lui avoua à demi-mot sa fascination pour le Vice-Capitaine du Rikkai.
"C'est génial! S'écria la Capitaine de Seigaku. Tu es amoureuse alors?
-N'importe quoi! S'insurgea Kyoko. C'est impossible car..."
Elle s'interrompit brutalement ; Kyoko se sentant soudainement dans l'impossibilité de révéler sa relation avec Komyô. C'était au dessus de ses moyens, elle avait encore peur de ne pas se sentir assez forte pour affronter le regard des autres. Un doute l'assaillit : aimait-elle suffisamment le moine pour être aussi... faible?
"Kyoko, tu as déjà quelqu'un, n'est-ce pas?"
L'adolescente fut tirée de ses réflexions. Regardant son amie, elle lut dans son regard, non pas une interrogation, mais presque une lueur accusatrice dans les prunelles grises de Kuniharu. Soutenant quand même ses yeux qui étaient sûrs de la réponse, Kyoko laissa ses lèvres remuer pour laisser s'échapper un "oui" presqu'inaudible.
"Je le savais.
-Mais toi aussi, répliqua sèchement Kyoko. Je t'ai vu avec cet étudiant, plusieurs fois.
-On est dans la même galère, s'adoucit la capitaine. Ne t'inquiète pas, je n'en parlerai à personne. Et tu n'es pas obligée de le faire.
-Si... Répondit doucement Kyoko, à la surprise de Kuniharu. Car j'ai promis à cette personne que..."
Elle s'arrêta, quelques instants d'hésitation. Puis, subitement, comme une sorte de révélation, elle le savait.
"Que j'aime vraiment, reprit-elle d'une voix ferme. Je le retrouverai quand j'aurai seize ans, pour rester avec lui."
Kuniharu resta sans voix, totalement choquée par la déclaration de sa vice-capitaine. Sur le coup, la jeune fille croyait à une plaisanterie mais Kyoko était on ne peut plus sérieuse. De plus, ce n'était pas le genre à faire ce genre de blague douteuse. Kuniharu comprit alors certaines choses : les impossibilités certains samedis après-midis pour Kyoko de sortir avec elle au cinéma ou au karaoké, son indifférence générale avec les garçons.
"Ta mère est au courant de tes projets? Fut sa seule question.
-Non, je ne sais pas comment je vais lui annoncer... Mais Komyô-san est vraiment important pour moi. Plus que tout. Mais elle compte sur moi pour que je devienne une grande joueuse de tennis. Elle sera déçue et cette idée me rend réellement me rend triste. Mais je ne veux pas renoncer à la seule chose vraiment importante.
-Si tu l'aimes vraiment, alors, quelque soit tes décisions, je te soutiendrai. Tu es ma seule vraie amie, Kyoko.
-Mais nos équipières? L'interrogea la rouquine.
-Elles sont gentilles mais tu es ma toute première amie. Tu m'as aidée à remonter la pente, quand je faisais partie du gang des Lys Noirs et tu n'avais pas peur de moi. On était encore au collège et tu as su m'encourager pour passer toute ma haine dans le tennis. Je suis heureuse de te connaître, Kyoko.
-Je me souviens, sourit la jeune fille. Je t'ai toujours trouvé cool. Komyô-san serait content de te connaître aussi, j'en suis sûre.
-Comment est-il?"
Kyoko ne répondit pas immédiatement. Elle espérait quelque part au fond d'elle même que sa camarade ne pousserait pas des hurlements quand elle apprendrait que l'être qu'elle aimait plus que tout avait dix ans de plus qu'elle. Kuniharu s'aperçut de son embarras.
"Ma question te dérange?
-Non, rougit Kyoko. Il est plus âgé que moi, c'est un moine bouddhiste.
-C'est vrai?
-Oui, poursuivit la rouquine les yeux s'éclairant comme si Komyô en personne était soudain face à elle. Il est... On dirait le soleil. Il est si doux, si calme."
Kuniharu n'en revenait pas, sa meilleure amie dévoilait une facette d'elle-même qu'elle n'avait jamais vu, si rayonnante, le bonheur se lisait dans ses yeux et dans le son de sa voix. C'était tout simplement stupéfiant d'assister à ce changement. Soudain, la capitaine vit sa brillante joueuse de tennis sous un autre jour : plus mature qu'elle n'aurait imaginé mais aussi plus tourmentée et déchirée entre l'attente de ses proches et par un amour sincère. Le cœur de Kuniharu se serra ; Kyoko allait surement avoir du mal à faire accepter qu'elle était sur le point de renoncer à un avenir brillant de médailles et de victoires pour réaliser la seule chose qui lui tenait vraiment à cœur : être avec Komyô. Ses propres tourments lui apparurent moins douloureux et les obstacles pour montrer à Kunikazu son attirance moins difficiles à surmonter.
"Kyoko...
-Oui?
-Quoi qu'il se passe, ne renonce pas à ton rêve. Même si Seigaku doit perdre aux prochains tournois, ne culpabilise pas. Je veux juste... Je veux juste continuer de voir ton sourire."

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