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 [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits

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MessageSujet: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Dim 31 Oct - 15:32


Fandom : Prince of Tennis
Genre : Lemon, UA, OOC, drame
Rating : NC-17/MA
Pairing/ Characters : Les persos de Shin PoT, Sakuno, Katsumi et des filles que j’inventerai, histoire de palier au manque de personnages féminins dans la série d’origine
Disclaimer : Katsumi, Kaori et quelques filles sont ma propriété. L’idée de cette fiction m’a été largement inspirée par les « Infortunes de la Belle au Bois dormant » d’Anne Rice. Néanmoins, je n’ai repris que le principe général, l’existence d’un Royaume dédié aux plaisirs sensuels de toute sorte par une sorte d’initiation sexuelle pour de jeunes Princes et Princesses appelés Tributs. L’intrigue, elle, est entièrement sortie de mon cerveau. Quant à la majorité des personnages, ils appartiennent à Konomi Takeishi, auteur de Prince of Tennis.
Résumé : Au Royaume du souverain Sasaki, le désir et le plaisir s’apprennent dans la douleur, par les fessées et le battoir, dans la dévotion et la servitude. La Princesse Katsumi découvrira ces coutumes étranges pour être guidée cruellement sur les chemins de l’amour et de la liberté.
Warning :
    Cette histoire est FORMELLEMENT INTERDITE aux moins de 16 ans.
    Cette histoire est fortement déconseillée aux moins de 18 ans.
    Cette histoire est formellement interdite aux personnes entre 16 et 18 ans n’ayant eu aucune vie sexuelle antérieure, au risque de vous donner une image erronée de la sexualité.
    Cette histoire ne fait l'apologie ni de la violence, sexuelle ou non, ni de la pornographie, elle parle librement de pratiques sexuelles qui existent (BDSM, bisexualité et homosexualité). Je vous invite à vous renseigner sur ces penchants avant de brandir la morale bien-pensante comme argument.
    Cette histoire ne met pas en scène des personnes réelles, uniquement des personnages imaginaires dont nombre de personnages féminins sont entièrement inventés par mes soins pour palier au manque de jeunes filles dans la série originale.
    Cette histoire n'est pas recommandée aux personnes qui croient encore à Bisounoursland où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il va sauver Poney City et vivre d‘amour et d‘eau fraîche !
    Cette histoire est une pure invention, ne se basant sur aucun fait réel.
    Enfin, cette histoire est déconseillée à tous ceux et celles : qui détestent les écrits cochonceteux, vouent le BDSM et autres pratiques très loin du traditionnel du missionnaire aux gémonies, sont contre la torture ou toute sorte de violence, prennent tout au 1er degré.


Introduction librement inspirée de celle de Bibi-chan qui m'a autorisée gentiment à la reprendre pour mon compte.

Petite note importante

Avant de pousser des hurlements d'indignation car les personnages de Prince of Tennis sont des adolescents dans le manga, je vous ferai la remarque :

1) Au trait graphique de Konomi Takeishi qu'on dirait plus des jeunes adultes que des ados de 15ans et que j'ai décidé de leur rajouter 3 ans de plus dans ma fiction afin de ne pas enfreindre la loi. Par conséquent, ils ont 18 ans au moment de cette fiction.
2) Je suis une femme, pleinement épanouie dans ma vie personnelle. Ce récit est pure fiction, il ne repose sur aucun fait réel.
3) Si j’ai classé cette fanfiction en M et non MA, c’est uniquement à cause de l’absence de cette catégorie sur le site.
Merci.


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Le regard perdu dans les petites lumières des chandeliers qui éclairaient faiblement l’antichambre, la Princesse Katsumi essayait de réprimer un long frémissement le long de sa colonne vertébrale. La jeune femme venait d’avoir dix-huit ans, l’âge où, selon la tradition de son pays, elle serait enlevée par un des Grands Princes du Royaume du Roi Sasaki pour devenir esclave et servante d’amour durant deux ans. Deux années entières où elle apprendrait l’amour et le désir dans une totale nudité. Pourtant, la jeune Princesse avait peur. Malgré le propre aveu de ses propres parents qui avaient eux aussi servi autrefois dans ce Royaume et, disaient-ils, cet apprentissage leur avait permis d’en ressortir grandis, et ce dans tous les domaines, ils n’avaient jamais réellement évoqué cette partie de leurs vies, une sorte de sceau du secret les retenant dans les coutumes en vigueur dans ce mystérieux Royaume. Tout ce que la jeune femme savait était qu’elle serait toujours nue, jusqu’à la fin de ses deux années d’infortune. Et pour la Princesse, cette plongée dans l’inconnu l’effrayait moins que d’être séparée de sa famille pour la première fois. Néanmoins, telle était sa destinée à laquelle la jeune femme devait se soumettre, comme tout un chacun. Ses parents, sans rentrer dans les détails, lui avaient enseignée que son seul espoir serait l’abandon de sa personne dans la servitude, l’obéissance à ses nouveaux Maîtres et Maîtresses, y compris quand le Prince, au coucher du soleil, viendrait à l’enlever.
« Ma chère fille, lui avait recommandé le Roi son père, préservez-vous de tout geste, de tout mouvement de résistance. Soyez comme ces tendres animaux que l’on capture pour nos festins. »
La Princesse Katsumi parvint à se résigner, en sentant les battements désordonnés de son cœur se calmer peu à peu.

Il l’observait depuis une bonne heure, soigneusement caché derrière un rideau. Le Prince Héritier Sanada était fascinée par la Princesse Katsumi, le doré de ses longs cheveux, le laiteux de sa peau, le violet sombre de ses yeux. La jeune femme était pour l’heure vêtue d’une robe de velours bleu et avec de fines broderies de fils d’or et de feuilles d‘argent. Elle portait également la coiffe propre aux Princesses dans un chatoiement de soie et mousseline de la même couleur que la robe. Le Prince avait eu l’occasion de la voir en portrait et le jeune homme avait été frappée par l’expression mêlant une grande douceur et quelque chose de sauvage. Il avait été fasciné par les traits sensuels de son visage et combien de nuits avait-il passé à rêver à la posséder, à la voir nue, entièrement nue, dévolue à ses plaisirs personnels? Mais pour l’heure, il devait d‘abord l‘emmener dans son Royaume.

D’un pas de loup, le séduisant Prince s’approcha à pas de loup. La Princesse Katsumi sursauta violemment lorsqu’elle le vit enfin se détacher de la pénombre. A ses vêtements, à sa démarche, au blason qu’il abordait sur son manteau de velours, la jeune femme comprit immédiatement que c’était le Prince censé l’enlever durant cette nuit. Elle n’esquissa aucun geste de résistance ni quand il approcha son visage de son cou ni quand, dans un geste sûre, avec son épée, il fendit avec aisance l’étoffe de sa robe et de sa main libre, fit glisser la coiffe qui retenait ses cheveux. Ainsi nue et exposée, la Princesse aurait voulu cacher les parties intimes de son corps mais la voix impérieuse du Prince stoppa son geste.
« Vous connaissez la coutume, Princesse, lui fit-il à l’oreille. C’est nue que vous serez mienne désormais et que vous recevrez un enseignement nouveau. Ne cherchez pas à cacher vos charmes ou la punition serait terrible.
-O… Oui, mon Prince, » murmura la belle, rougissante.
Le Prince Sanada savoura ses mots. Pourtant élevé depuis sa naissance à les entendre être prononcés, venant de la bouche de ce magnifique trésor, ils lui apparurent comme infiniment plus délectables. A ses yeux, la Princesse Katsumi semblait presque parfaite. Aucun défaut ne marquait visiblement son charmant visage en forme de cœur ou les courbes délicieusement sensuelles de sa poitrine ou de ses fesses. Il devinait plus qu’il ne voyait les replis mystérieux de son sanctuaire intime encore inviolé.
« Je vous emmène cette nuit, décida le Prince. Nous en avons pour deux jours et deux nuits de rudes chevauchées avant mon Royaume. D’ici là, je vous aurai appris les bases mêmes de votre apprentissage. »
Puis, avant que la jeune femme ne puisse émettre la moindre parole, il l’enlaça fermement et la renversa sur son épaule avant de repartir comme il était venu. La Princesse Katsumi n’avait pas prononcé le moindre mot et le Prince Sanada comprit que si son apprentissage serait des plus aisés, capturer son cœur le serait moins. Car c’était la première Princesse qu’il enlevait avec ce regard dénué de résistance mais surtout d’émotion. Il avait déjà enlevé des Princes et des Princesses et tous avaient poussé des cris d’effroi ou de protestations ou s’étaient mis à pleurer lorsqu’il les basculait sur son épaule. Katsumi semblait très différente ; comme si seul son corps, sa chair se pliaient à son destin sans pour autant laisser quiconque lire en elle. Il n’y avait pas à en douter, la Princesse Katsumi ferait une esclave des plus magnifiques.

Ils avaient chevauché toute la nuit sans interruption durant la nuit, parcourant un peu moins d’une dizaine de lieues avant d’atteindre la frontière du Royaume de Katsumi. Sanada avait eu envie de s’arrêter et de céder à son désir de faire l’amour à la belle jeune fille mais il se retint. Il avait tout le temps pour ça. Au lieu de cela, il lui expliqua alors en quoi consisterait son apprentissage. Fessée ou fouettée sur simple caprice, la belle devrait se soumettre aux exigences, même les plus extravagantes de ses Maîtres et Maîtresses, Seigneurs et Dames de la Cour du Roi Sasaki. Divers jeux étaient régulièrement organisés par ce dernier pour divertir ses hôtes de passage comme ceux qui vivant au Château. A ces mots, la demoiselle laissa s’échapper quelques larmes dues à la peur. Le Prince s’empressa de lui souffler cette parole rassurante.
« N’ayez crainte, aucune blessure sérieuse ni coupure ni brûlure n’est à craindre. Celui qui s’expose à cela, qu’il fût Seigneur ou simple Valet, est encore plus sévèrement puni que les esclaves les plus rebelles, surtout si ces blessures sont données volontairement. »
Néanmoins, Katsumi ne sentit pas mieux pour autant. Combien d’esclaves, hommes et femmes, le Roi Sasaki possédait-il? Certainement plus d’une centaine, tous dévoués au bon plaisir du Roi et de ses sujets, songea la Princesse. Elle, elle ne serait plus qu’une esclave insignifiante, une pauvre esclave parmi tant d’autres. La blonde ignorait même si le Prince Sanada pourrait la garder auprès d’elle comme esclave attitrée ou si d’autres pourraient profiter de ses charmes, jouir de la beauté de son corps. Et cela l’effraya. Quels étaient ces sortes de « jeux » son Prince lui avait évoqués? Mais surtout, saurait-elle se distinguer de ces centaines d’autres esclaves qui l’entoureraient désormais au summum de la souffrance et de la douleur?
Elle n’eut pas le loisir de songer à tout cela, le Prince Sanada avait décidé de s’arrêter un moment avec, disait-il, un petit préambule de sa nouvelle vie au Château. Il la bascula sur son genou, lui exposant la blancheur de sa croupe divine. Le jeune homme savoura cette délicate vision avant que sa main ne s’abatte avec brutalité sur son derrière. A la première claque, Katsumi ne put totalement réprimer un cri de surprise.
« Allons, allons, ma chère, la gourmanda le Prince. Vous devez endurer cela, parce que cela me fait plaisir.
-O… Oui, mon Prince, » soupira la jeune Princesse avant qu’une volée plus puissante ne vienne mordre la chair tendre de ses fesses.
Jamais Katsumi n’avait éprouvé pareille sensation ; humiliation et douleur se mêlaient à une sorte de plaisir trouble et intense. Comme une caresse un peu brutale, elle sentait s’ouvrir en elle des terres inédites de jouissance savoureuse. Jusqu’à présent, la petite demoiselle s’était contentée de délicatesses solitaires dans la pénombre de sa chambre.
« On ne vous a jamais punie? » S’enquit le Prince.
La belle n’osa répondre, ses joues rouges témoignaient pour elle. Alors que les claques semblaient plus mordantes, plus cruelles, plus qu’elle ne pourrait le supporter, le Prince s’arrêta tout aussi brutalement avant de cueillir son petit menton entre ses doigts.
« Si je vous en donne la permission, vous pouvez parler, lui susurra-t-il à l’oreille. Dites-moi, très chère, cette petite punition était-elle si terrible? Suis-je donc aussi terrifiant que vous l’imaginiez avant que je vous arrache à votre vie, à votre famille?
-Mon Prince… soupira Katsumi. Je… Je veux simplement ne pas être une honte pour mes parents qui ont eut la même éducation dans votre palais. Je… je veux simplement vous plaire, mon Prince.
-Comme c’est charmant, » souffla-t-il avant de la remettre sur son cheval et de reprendre la route.

Comme le Prince Sanada l’avait prédit, ils arrivèrent au Château le surlendemain, aux premiers aurores. La belle Princesse n’avait pas reparlé depuis sa punition, écoutant son Prince lui enseigner quelques autres petites choses sur sa nouvelle vie. Même si elle semblait paisible, au fond de son cœur, la Princesse Katsumi sentit une angoisse lui nouer l’estomac alors qu’ils abordaient l’enceinte du Château. Sa nouvelle vie commençait à peine.




Notes pour mieux comprendre l’univers d’origine créé par Anne Rice qui m’a inspiré cette fanfiction, de ce que j’en ai repris et de ce que j’ai inventé.

Le scénario m’appartient entièrement, les noms de pièces du Château, le nom des Royaumes (Royaume de YukinoTsuki, Royaume de Seikai) et quelques personnages féminins (Princesse Katsumi, Dame Kaori, Princesse Yuna, et d‘autres) sont également à moi.

La Reine Sumire, souveraine de Seikai, a été inspirée il y a de cela plus d’un siècle par l’esclavage de plaisir par un lointain Sultan qui possédait une immense quantité d’esclaves considérés comme autant de jouets dédiés au plaisir. La Reine décida d’exporter cette étrange coutume dans son Royaume. Son Royaume étant l’un des plus puissants de son continent, elle décida qu’en guise de payement, ses vassaux lui enverraient, pour deux ans, ses Princes et Princesses, appelés Tributs. Ces derniers deviendraient ainsi les jouets de la Cour et apprendraient le désir par la servitude de l’amour et ce dans la plus complète nudité.

Depuis le règne du Roi Sasaki, si certains vassaux livrent leurs Princes et Princesses mais aussi les alliés du Roi le font également. L’ « enlèvement » de ces derniers n’est qu’une entrée en la matière différente dans leur état de servitude. Généralement, sont enlevés les Princes et Princesses qui sont soit connus pour être particulièrement gâtés et fort de caractère soit par leur beauté et les attraits que leur portrait ont suscité chez les Princes Héritiers. C’est le cas de la Princesse Katsumi.

Les règles de ce jeu cruel sont simples : les esclaves de plaisirs doivent dévotion et obéissance envers leurs Maîtres et Maîtresses.
Aucune blessure sérieuse, aucune brûlure n’est tolérée envers les esclaves. Ils doivent être rendus à leur Royaume respectif sans égratignure.

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Dim 31 Oct - 19:09




Le Château du Prince Sanada était encore plus majestueux que celui où avait vécu et grandi la Princesse Katsumi, symbole que le Royaume Seikai était l‘un des plus puissants du continent, sinon le plus puissant. La jeune femme et le Prince venaient de pénétrer dans une immense allée bordée d’une pelouse non moins immense, après avoir passé les remparts du Château. La belle songea que c’était tout un monde qui y vivait, y dormait et y vaquait à ses affaires. Du coin de l’œil, la demoiselle vit des dizaine de gens de haute naissance, tous parés de coûteux vêtements ou de bijoux fastueux, festoyant gaiment. Au soulagement de Katsumi, cette dernière vit d’autres esclaves nus, hommes et femmes, servir les Seigneurs et Dames en leur apportant des pichets de vin ou en courant à travers les tables dressés sous le fouet d’une Dame ou d’un Seigneur.
« Très chère petite Princesse, lui murmura le Prince. Désormais, vous êtes mienne, plus que vous ne l’imaginez. Vous savez ce que j’attends de vous. »
Disant cela, d’un geste un peu sec, il la fit descendre du cheval et l’obligea à se mettre à quatre pattes. Cette posture misérable fit arracher quelques larmes à la jeune femme. Ainsi, elle pénétrerait dans cette demeure à la vue de tous, comme un simple animal, une sorte de curiosité exotique. Cela était pire que dans son imagination. Sa vision précédente lui confirmait alors ce qu’elle avait redouté : pour ces gens qui seraient un jour ses égaux, Katsumi ne représentait pour l’heure qu’un divertissement, un ornement amusant de choix parmi tant d’autres. Dans un sens, elle se sentit réconfortée de ne pas être seule à partager cette infortune mais livrée aux caprices de ces Maîtres, saurait-elle se montrer digne de sa condition infâmante?
Sans lui laisser le temps de vraiment réaliser ce qu‘elle avait vu en entrant dans les Jardins, le Prince sortit un battoir incrusté de diamants et lui administra une claque suffisamment sèche sur sa croupe pour lui signifier d’avancer. La Princesse s’exécuta, sans autre forme de choix. Ses yeux ne voyaient rien d’autres que le sol, les tissus richement chamarrés des nobles et des aristocrates et leurs bottes et qui saluaient le retour du Prince Sanada. Ils ne jetaient qu’un rapide coup d’œil vers la nouvelle esclave, regard qu’ils soulignaient d’un mot de félicitation vers son Altesse. Assurément, chaque Prince et Princesse enlevés par un Grand Prince constituaient toujours un trophée de prix, un trésor à éduquer, songea la jeune femme. Malgré tout, elle n‘osait imaginer le petit spectacle qu‘elle offrait à ces gens plein de morgue et de dédain. Heureusement, la Princesse Katsumi n’eut pas le loisir de réfléchir à tout cela. Elle avançait aussi vite que lui permettait sa position dans le dédalle de corridor avant de déboucher sur une grande salle, la Salle du Trône où le Roi Sasaki et ses deux autres fils, le Prince Tezuka et le Prince Atobe les attendaient. Sanada avait expliqué posément à Katsumi que ses deux frères étaient tout deux promis à de hautes fonctions, même s’ils ne prendraient pas la tête du Royaume. Par conséquent, Katsumi devait se montrer aussi docile et obéissante à eux qu’elle l’était envers lui.
« Je vous ai enlevée, petite Princesse, lui avait-il dit avant d’entrer dans le Château mais ce n’est pas à moi qu’il appartient de décider qui vous devrez servir. Cette décision revient à mon père, le Roi. Croyez-le, il a un bon œil pour remettre un esclave à un Maître qui lui siéra. Je serai bien chagriné, je dois le reconnaître, si je ne puis m’occuper de votre apprentissage mais il est fort possible que je ne sois pas le Maître qu’il vous convinsse. Peut être après, si vous vous êtes montrée suffisamment sage et obéissante, vous me reviendrez comme esclave et servante attitrée mais ça aussi, cela ne dépend pas de moi. »
Ces mots avaient envoûté la belle tout en l’inquiétant. Sanada, avait dû reconnaître la jeune fille, avait quelque chose de délicieusement effrayant. Ses cheveux et ses yeux aussi noirs que le jais semblaient faire émaner de lui un monde un peu ténébreux, empli de mystères et de délices exquis. Son corps et sa prestance dégageaient tant d’élégance et le port altier de sa tête indiquait clairement son rang de naissance. Mais peut être plus que son physique, ses propos avaient plongé Katsumi dans un tourbillon de désespoir et de tourments. Ainsi, plus que jamais, elle ne ressentait un tel dénuement, une telle ivresse de ne plus se sentir s’appartenir.

Le Roi salua chaleureusement son fils qui le lui rendit en lui présentant la Princesse qu’il avait enlevée.
« Père, n’est-elle pas ainsi délicieuse, déclara-t-il fièrement, en la forçant à se dresser sur ses genoux, l’exposant ainsi à la vue du monarque et de ses fils.
-Très belle pièce de jeu, en effet, fils, approuva le souverain, ce qui fit frissonner la Princesse qui percevait toute la force et l’autorité de cet homme dans la fleur de l‘âge. Mais sera-t-elle facilement malléable? »
Pour toute réponse, le Prince Sanada lui gifla violemment les seins et le ventre. La Princesse Katsumi savait d’avance que c’était son entrée en la matière, son examen de passage ; elle se mordit les lèvres, baissa les yeux, résista à l’envie de se tordre pour échapper aux claques cinglantes qu’on lui administrait et n’émit qu’un léger soupir. Le Roi sourit froidement.
« Je vois que tu l’as bien préparée pour un avant-goût des pratiques de la Cour, reprit le souverain. Son apprentissage sera plus aisé qu’il n’y apparaissait dans son portrait. Néanmoins, je ne pense pas que tu sois l’instructeur le plus avisé pour son éveil.
-Mais, Père… protesta le Prince, jalousement.
-Billevesées, mon fils. Atobe sera parfait pour cela, dans un premier temps. Et pour que tout le monde puisse profiter de ses charmes, attachez-la sur la table. »
Les yeux liquides, Katsumi vit le visage des deux autres Princes et se sentit encore plus effrayée par celui qui semblait être le Prince Atobe. Un sourire cruel soulignait des traits encore plus nobles que son frère aîné. Il devait jouir en cet instant de pouvoir en faire sa petite esclave docile. Quel monstre, songea la Princesse, à travers ses larmes.
Elle se sentit prestement soulevée et attachée par des sangles de cuir sur la table de bois brut, le ventre sur un reposoir, de telle sorte que tout un chacun pouvait voir l’humidité de son intimité ou tourmenter ses seins à loisir sans qu‘elle ne puisse identifier son tourmenteur. Pourtant, elle ne se débattit pas, malgré la honte extrême qu’elle éprouvait en cet instant. Même quand elle vit du coin de l’œil Atobe évaluer la valeur de son nouveau jouet en lui pinçant méchamment le téton, le tirer jusqu’à que la blonde ne puisse plus retenir un léger gémissement de douleur et que les larmes ne lui picotent les yeux. Mais ce fut pis quand elle sentit qu’il enfonçait dans son intimité son pouce, comme pour vérifier si son frère l’avait touchée en ce endroit. Elle baissa les yeux mais ces terres encore sauvages ne purent cacher le plaisir et la souffrance que Katsumi éprouva en cet instant : un liquide s’écoula le long de sa cuisse et elle entendit le rire d’Atobe. Un rire amusé, empreint de cruauté, plus mordant que le plus cuisant des fouets. Visiblement, le Prince appréciait de la mettre ainsi au supplice, de la voir se languir dans l’attente d’un soulagement quelconque. Mais ce qu’elle n’avait pas remarqué, c’était la présence du dernier Prince, Tezuka, qui commençait à lui tourmenter son second sein, à le tordre en tout sens. Katsumi ne put résister et les larmes inondèrent ses joues. Je ne pourrai jamais supporter ça, pensa-t-elle. Oh! Non, s’il vous plaît, arrêtez!
Elle vit le séduisant Prince porter à ses lèvres son doigt, lui intimant le silence, avant de lui murmurer à l’oreille :
« Ma chérie, savourez donc le plaisir que vous nous procurez, à nous exposer vos charmes de la sorte. Pleurer signifie pour nous que vous vous refusez à cela. C’est extrêmement mal venu de votre part. Car… Nous vous adorons déjà. »
Katsumi lui décocha un regard plein de gratitude. Contrairement à Atobe, le Prince Tezuka semblait si prévenant, si doux. Mais avoir Atobe comme Maître était une excitation terrifiante qui la submergeait, qui envahissait chaque pore de sa peau. Soudain, on entendit la voix forte et impétueuse de Roi s’élever et couvrir les rires dans la Grande Salle. Katsumi aurait voulu tourner la tête mais les liens le lui empêchaient de voir toute la scène.
« Prince Yukimura ! S’écria le monarque. Une telle erreur ne mérite que punition! 
-Le Prince Yukimura vient de renverser un peu de vin de la coupe de Père, commenta Atobe, feignant l‘indignation mais Katsumi perçut dans le timbre de sa voix, l‘excitation de voir le malheureux puni en public. Quel entêté, ce Prince.
-Oui, approuva Sanada. Il mérite une bonne correction. Je pense que notre jolie Princesse devrait voir, pour mieux s’imprégner de ce qu’elle ne devra surtout pas devenir désormais.
-J’approuve cette idée, » renchérit Tezuka.
Atobe hocha la tête en signe d’assentiment et saisit le menton de la blonde, la forçant à relever la tête. Ce qu’elle vit la mit en stupéfaction ; un très beau Prince, aux cheveux lavandes et aux courbes presque féminines en dépit de son attribut masculin se dressant fièrement était jeté sur le genou d’un homme que Katsumi identifia comme un Valet. Ce dernier tenait dans un main un battoir de cuir dont le manche était orné de joyaux.
« Il ne va pas le punir devant tout le monde. » s’affola Katsumi.
Mais avant que son esprit ne puisse admettre ce qu’elle voyait, le Valet lui administra une série de fessées qui, instantanément, colorèrent le derrière pâle du jeune homme en un rouge vif. Le Prince Yukimura n’esquissait aucun geste de révolte malgré un visage aussi écarlate que ses fesses.
« Voila qui est suffisant, décida le Roi après un quart d’heure de punition. Pour ne pas montrer l’exemple devant une novice, je vous prie d’aller le reléguer pendant trois jours aux cuisines, qu’il soit bien fouetté par les domestiques. Je ne veux pas le revoir tant qu’il ne sera pas montré dans de meilleures dispositions.
-Bien, votre Majesté. » répondit respectueusement le Valet avant d’entraîner leur fautif à coups de battoir.
La Salle se remplit de nouveaux de rires et frivolité. Katsumi se sentait épuisée, par ce qu’elle avait vu, par sa position douloureuse. Alors que ses yeux menaçaient de se fermer sous l’effet de la fatigue, elle vit un homme, étrangement vêtu et portant un monocle, s’avancer vers le Trône. Il murmura quelques mots à l’oreille du monarque qui esquissa un léger sourire avant d’ordonner à Atobe d’emmener la Princesse Katsumi dans ses appartements pour être préparée convenablement. Le jeune Prince s’inclina et ordonna qu’on détache la petite demoiselle. Avec la même rapidité qu’on l’avait attachée, Katsumi se retrouva ainsi libérée de ses liens et, tout aussi rapidement, se remit à quatre pattes, baisant la botte du Prince, en signe de soumission.
« Bien, vraiment très bien, petite Princesse, » lui souffla le jeune homme avant de lui asséner une claque sèche en lui indiquant la direction de ses appartements.

Après avoir traversé d’autres corridors et monté des escaliers, la belle se retrouva devant une immense porte.
« Ouvrez-moi, » lui ordonna-t-il.
Se mettant à genoux, Katsumi ouvrit grand les portes et laissa passer le Prince avant de le suivre. L’antichambre de ce dernier était élégamment décorée de tapisseries de velours et un feu réconfortant brûlait dans la cheminée. Le Prince s’assit dans un grand fauteuil avant de lui ordonner brièvement de se mettre à genoux, les mains repliés derrière la nuque. Ainsi nue et vulnérable, il pouvait étudier la Princesse, le rose sombre de ses tétons, l’opulente poitrine dont les deux seins ressemblaient à deux belles poires qui donnaient envie de déguster, la toison sombre de son pubis. Mais ce qui retint le plus son regard espiègle était le violet de ses yeux. Jamais aucun esclave ne possédait de tels yeux, aussi pénétrants que ceux de son grand-frère Sanada. Et pourtant qui reflétait la nature sauvage de la belle. Pourtant, elle se montrait d’une telle docilité, chose rare pour les novices. Katsumi ne semblait pas éprouver la peur que beaucoup laissaient deviner quand ils arrivaient comme de pauvres bêtes exotiques dans les murs de ce Château. C’était presque le contraire. Elle était attirée bien malgré elle dans ce monde de tortures raffinées et de cruauté délicieuse et semblait vouloir s’y fondre.
« Ma belle petite esclave, commença-t-il d’une voix feutrée. Je suppose que mon frère vous a déjà expliqué que vous ne devez, le ciel vous en préserve, de ne jamais répondre autrement que par « Oui, mon Prince » ou « Oui, ma Dame », lorsqu’on s’adresse à vous.
-Oui, mon Prince.
-Evidemment, cette règle peut être levée le temps que je vous accorde pour me faire des réponses plus longues.
-Oui, mon Prince.
-Charmant, vraiment exquise Princesse, soupira-t-il. Considérez que, jusqu’à ce que je vous l’ordonne, n’ayez pas peur de me faire des réponses longues.
-Oui, mon Prince.
-Je suis plutôt étonné de voir à quel point, vous êtes docile, pour une jeune novice. Vos parents vous ont-ils parlé des coutumes de ce Royaume?
-Mon Prince… »
Katsumi hésitait. Mais la douceur inhabituelle des yeux d’Atobe l’encouragea.
« Mes parents ne m’ont pas vraiment parlé des coutumes du Royaume, reprit-elle, timidement. Ils m’ont simplement dit d’être obéissante et d’être une joie pour mes Maîtres et Maîtresses.
-Continuez.
-Ils m’ont également dit que, lors des moments où ma servitude me paraîtrait déroutante, était de songer à tout ce que m’apporterait ma vie ici. De m’abandonner un peu plus.
-Hum… C’est bien, c’est vraiment très bien. »
Il se tut, ses yeux plongeant dans les flammes qui dansaient dans la cheminée. L’initiation ne faisait que de commencer.

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Lun 1 Nov - 2:23



Le Prince Atobe avait conduit Katsumi dans sa chambre et, à la lueur des chandelles, la jeune fille crut que le sourire cruel du fils cadet du Roi Sasaki semblait encore plus malfaisant, les ombres dansant sur son visage anguleux. Pourtant, il ne la fouetta pas de suite, entreprenant d’abord l’enseignement de base d’une Servante, comment le déshabiller avec promptitude et sans faille, utilisant presqu‘exclusivement ses dents. Vous ne devez utiliser vos jolies mains uniquement pour lui enfiler ses hauts-de-chausses ou ses bottes, lui avait-il expliqué. Katsumi se montra un peu maladroite, redoutant la colère du Prince qui cherchait de son côté une excuse pour lui donner du battoir.
« Je vais aimer vous battre, très chère petite. Vos fesses exquises sont une vraie invitation au fouet. » lui déclara-t-il.
La Princesse sut ce que ses parents lui avaient enjoint de s’abandonner lui rendrait les choses plus faciles. Pourtant, quelque part dans son esprit, elle voulait se rebeller, elle ne voulait pas aimer cet homme. Tout du moins, ne pas lui livrer son cœur. Ce Prince, si dangereusement séduisant pouvait-il être, il lui apparaissait comme un excellent instructeur et non comme celui à qui elle voulait se donner corps et âme.
Elle venait de finir de plier ses vêtements quand Atobe lui ordonna de se tenir debout, les mains nouées dans la nuque.
« Je vais vous fesser d’importance, décréta-t-il. Pour imprégner votre esprit de la discipline que vous devrez désormais montrer. Diligence, humilité, dévotion. Telle devra être votre conduite dans mes appartements. Durant cette séance, je ne tolèrerai aucune protestation. Juste le doux bruit de vos sanglots. Vous ne devrez pas non plus tenter d‘échapper à la morsure du fouet. Juste lever vos jambes, pour marcher sur place. »
La belle aurait voulu se jeter à ses pieds lorsqu’elle vit qu’il ne prenait pas un battoir pour la battre ou sa main pour la fessée mais une longue lanière de cuir qui brillait à la lueur des bougies. Elle se retint et obtempéra. Soudain, la lanière s’abattit sur ses cuisses et les larmes inondèrent ses joues cramoisies. Si, au début, elle tenta de s’exécuter avec grâce, plus les coups pleuvaient, plus il lui semblait malaisé d’endurer cette souffrance. Elle aurait voulu s’échapper mais elle redoutait plus la fureur de ce Prince impitoyable et dont Katsumi sentait obscurément la puissance dans sa chair à vif.
« Parfait, petite chérie. Vous êtes exquises, quoique encore un peu trop indisciplinée, la gronda-t-il gentiment en ralentissant la cadence des coups. Mais ceci n’est qu’une petite séance. »
Puis, sans qu’elle n’eut le temps de comprendre quoi que ce soit, avec une force qu’elle ne lui soupçonnait pas, il l’empoigna à la taille et la porta à son lit où il l’allongea, la forçant à écarter les jambes.
« Vous êtes vierge à bien des égards, ma beauté. Je vais vous arracher encore un peu de cette vanité et de cette dignité. » lui souffla-t-il en enfouissant sa tête dans le secret de sa féminité.
Katsumi essaya de retenir de sourds gémissements quand elle sentit la langue râpeuse explorer les replis de son intimité. La jeune fille laissa s’échapper un flot brûlant de son délicieux nectar que le Prince savoura avec délice. Il s’allongea auprès d’elle, libérant son organe princier. A sa vue, la belle porta à ses lèvres sa main.
« C’est vraiment la première fois? S’enquit-il.
-Oui, mon Prince.
- Je ne vous cacherai pas que ce sera un peu douloureux. Mais que serait-ce le plaisir sans la douleur? Lui murmura Atobe en s’insinuant dans la grotte humide et arrachant de doux gémissements de la part de la demoiselle. Vous verrez… Vous verrez! Bientôt tout cela, ces larmes vous sembleront rien. »
Puis, d’un coup sûr, il s’introduisit totalement en elle. Son membre était tellement tendu par le désir qu’il ne résista pas à lui donner quelques coups de reins énergiques. Katsumi laissa les larmes couler le long de ses joues, son corps encore endolori par les coups de fouet frottant contre le dessus de lit incrusté de joyaux soulevait presque le corps du Prince avant de retomber mollement, vidé de ses forces alors que le Prince laissait s’échapper le fluide de sa jouissance. A moitié enivrée par ce flot intense de sensations aussi étranges que troublantes, la demoiselle prit conscience d’une nouvelle torture qui la mettait au supplice, celui d’un désir inassouvi. Elle ne remarqua pas immédiatement son Maître sonner un domestique.
« Faites appeler le Valet Oishi. » ordonna le jeune homme.
Quelques instants plus tard, un jeune Valet au crâne rasé avec soin fit son apparition. D’un geste un peu sec, le Prince lui ordonna de se mettre à quatre pattes.
« Je vous prie d’emmener la Princesse Katsumi pour la toiletter et aller dormir. Elle est… épuisée et un peu de sommeil lui seront nécessaires, surtout avec le retour de ma sœur, la Princesse Kaori.
-Bien, votre Altesse. »
Sans chercher à comprendre plus avant, la jeune Princesse se mit en devoir de suivre son Valet.

La Princesse et le Valet étaient parvenus à une grande salle d’eau où étaient baignés une dizaine d’esclaves, hommes et femmes. Avec douceur, Oishi l’installa dans un baquet rempli d’une eau délicieusement chaude. Katsumi laissa s’échapper un léger soupir de soulagement.
« Le Prince vous a fessé durement? » s’enquit Oishi.
Katsumi rougit, arrachant un sourire apaisé du jeune Valet.
« Je vois que vous avez été bien instruite. Vous avez appris qu’il ne faut pas répondre à ce genre de phrase. Si vous souhaitez poser des questions, je vous le permets en cet instant, Princesse.
-Oui, mon… »
Katsumi chercha le mot approprié.
« Mon « Seigneur » devrait suffire, le rassura Oishi.
-Mon Seigneur… souffla la jeune fille.
-N’oubliez pas que vous devez obéissance et soumission du Roi au plus humble paysan. Chacun d’entre eux peut être votre Maître ou votre Maîtresse.
-Oui, mon Seigneur. Il…
-Il y a beaucoup de choses que vous souhaiterez savoir?
-Oui, mon Seigneur. Mais… je ne sais où commencer. »
Tout en cherchant les questions qui s’étaient bousculées dans son esprit, le Valet avait entrepris de lui frictionner son dos avec une huile parfumée. Instantanément, les élancements qui la piquaient ne furent plus qu’un léger battement dans sa chair.
« Eprouvez-vous… du plaisir? S’enquit Katsumi, faisant allusion à ces gestes plein de prévenance et de douceur.
-Je ne nierai jamais que de pouvoir vous pomponner serait ennuyeux, bien au contraire. Une beauté comme vous, il n’est pas étonnant que le Roi comme les Grands Princes soient aussi amourachés de vous, surtout le Prince Tezuka. Il vous dévorait des yeux, dans la Grande Salle. C’est étrange de penser que c’est à la fois chance et malchance pour vous que vous ne soyez pas son esclave attitrée.
-Je ne crois pas comprendre. Le Prince Tezuka semble si doux et si gentil.
-Oh! Ne vous méprenez pas. Sa Gracieuse Altesse le Prince Tezuka est le plus dur et sévère des Maîtres, la peur incarnée des esclaves dévoués au plaisir.
-Je ne puis vous croire, s’exclama la Princesse Katsumi.
-Il excelle dans l’art de la punition. Jusqu’à présent, il n’a jamais eu d’esclave femelle, sans doute sa Majesté le Roi jugeait les Princesses trop délicates pour la sévérité de son fils. Et pourtant, les esclaves mâles, même s’ils le craignaient au plus haut point, ont toujours été très reconnaissants envers ce Maître. Il a su les purger de leur peur pour les magnifier, les transformer en véritables feux de passion et de désir de plaire à leurs Maîtres et Maîtresses. »
Puis, d’un geste discret, il désigna un très beau Prince, aux longs cheveux châtains qui se faisait masser langoureusement par un autre Valet.
« Voyez-vous ce Prince. Il s’agit du Prince Shishido. Quand il est arrivé, c’était un rebelle, un entêté désobéissant, particulièrement fier et gâté. Maintenant, c’est l’un des esclaves préférés de Dame Hanamura, la sœur du Roi. Et croyez-moi, il n’est pas chose facile de retenir son attention.
-Vraiment?
-Oui, sourit le Valet. Elle en est folle d’amour et lui-même a demandé que sa servitude soit prolongée de deux années supplémentaires en échange que deux Princes ou Princesses soient préservés de cet apprentissage.
-Je ne puis vous croire, » souffla la belle, estomaquée.
Le Valet entreprit de lui lustrer ses longs cheveux dorés. Katsumi sentit son esprit se fondre dans les vapeurs du bain.
« Mon Seigneur… reprit la jeune femme, d’une voix en pâmoison.
-Oui, Princesse?
-J’ai entendu le Prince Atobe parler du retour de sa sœur, Dame Kaori…
-Ah… Son Altesse, la Princesse Kaori est la fille unique du Roi et, très certainement son enfant préférée. Sa Majesté a été très peinée de voir sa fille adorée se livrer de son plein gré aux griffes du Sultan. C’était la première fois qu’un membre de la famille royale souhaitait franchir… l’autre côté du miroir.
-Vous… Vous voulez dire qu’elle était… qu’elle a été une esclave? S’étonna la belle. Qu’elle a choisi délibérément de se livrer à l’esclavage de plaisir?
-Oui, acquiesça Oishi. D’après les émissaires du Sultan, la Princesse Kaori a vu sa beauté comme sa sagesse grandement rehaussées. Des atouts dont elle veut mettre en valeur désormais en tant que Maîtresse. »
Ces mots, plus que tout le reste, fascinèrent Katsumi.
« Bien, vous voilà prête pour dormir. Reposez-vous de tout votre soûl, lui conseilla gentiment son Valet en la frictionnant vigoureusement avant de la guider dans la salle de repos adjacent à la salle d’eau. Demain, le Prince Atobe vous fera découvrir bien de nouvelles choses encore inconnues. Cela sera peut être assez éprouvant pour votre esprit de jeune novice. Il vous faudra être au mieux de votre forme. »
Avec tout autant de prévenance, il l’allongea sur sa couche avant de lui écarter de force son entrejambe. D’une poche, il en sortit un petit sachet dont il extirpa une petite poudre que le Valet pétrit entre ses doigts avant de l’enduire, à la grande horreur, sur le bouton d’amour de Katsumi.
« Ceci, ma chère, est pour vous empêcher toute… délivrance accidentelle. Et au grand jamais, vous ne devez être surprise en train de… soulager les désirs de votre attribut. Pour que vous soyez toujours prête à satisfaire vos Maîtres et Maîtresse. »
Puis, il lui enjoint de s’endormir rapidement.
« Je vous réveillerai demain en fin de matinée. D’ici là, abandonnez vous au sommeil. »
La Princesse songea encore quelques instants à tout ce qui lui avait été révélé avant de sombrer dans un monde de rêves aussi tourmentants qu’érotiques.

La belle Katsumi ne savait que penser. Après été réveillée, nourrie avec gentillesse, Oishi avait entrepris de la peigner, de souligner ses yeux par du fard et ses lèvres par un brillant à lèvre couleur rose sombre avant de mettre en valeur son corps par un bracelet orné de perles qui serpentait le long de son avant-bras, une paire de boucles d’oreilles luxueuses qui lui caressaient les épaules et un petit bijou en strass appliqué sur son sein droit qui brillait de mille feux. Ces ornements lui faisaient plus que jamais sentir sa nudité et sa condition. Pourtant, comme la veille, elle se résigna avant de réaliser que le Prince Atobe était accompagné du Prince Tezuka. Ce dernier semblait vouloir dévorer du regard la belle lorsqu’Atobe la fessa avec rudesse dans sa chambre et il demanda à son frère la permission de disposer de la jeune femme dans ses appartements, d‘en jouir librement. Atobe acquiesça tout en précisant de ne pas l’abîmer.
« Il faut qu’elle soit parfaite pour la Chasse au Trésor, en l’honneur de notre sœur, ajouta le Prince, un brin de cruauté juvénile.
-Rassurez-vous, mon frère. Je prendrai plaisir à la fouetter, à la préparer convenablement pour la Chasse au Trésor.
-Dans ce cas, voudriez-vous qu’elle soit votre proie pour ce jeu? Je suis sûr qu’elle serait parfaite à vos côtés. »
Le Prince Tezuka laissa s’échapper un petit sourire et, bien qu’elle ne pût le voir en cet instant, à quatre pattes à leurs pieds, la phrase qu’il prononça lui procura une douce terreur.
« Croyez que j’accepte votre offre avec grand plaisir. Je pourrai enfin savourer la douleur d’une aussi belle Princesse sous les coups de mon fouet. »
Katsumi résista difficilement à l’envie de pleurer ; ainsi les paroles d’Oishi était donc vraies. Le Prince Tezuka était encore plus énamouré d’elle, désirait la punir et en faire son jouet favori. Elle fixa un point invisible sur le sol, espérant y trouver une échappatoire à sa captivité. A son grand soulagement, elle fut heureuse ne pas le trouver.

La Grande Bibliothèque était une vaste salle où les trois Grands Princes s’étaient réunis en grande compagnie avec d’autres Seigneurs et Dames pour jouer aux cartes. La Princesse Katsumi était assise sur les genoux, la tête posée au sol, aux pieds du Prince Atobe. De temps à autre, il lui ordonnait de lui verser du vin dans sa coupe ou celle de son frère. Avec le plus de grâce possible, la jeune femme obtempérait, veillant avec soin de ne pas renverser une seule goutte. Soudain, toute la compagnie se leva. Par réflexe, la Princesse faillit les imiter avant de raviser de justesse et de se mettre à quatre pattes. C’était le Roi, accompagné d’un autre Seigneur et de deux esclaves.
« Père… firent les deux frères d’une même voix.
-Asseyez-vous, je ne faisais qu’un petit détour par la bibliothèque, avec le Seigneur Echizen.
-Mes chers cousins, s’inclina le Seigneur avec déférence.
-Mais c’est la petite Princesse Sakuno, s’exclama Sanada. Quelle délicieuse gâterie avez-vous là!
-N’est-ce pas, répliqua le Seigneur Echizen. Sa Majesté le Roi a accepté qu’elle courre pour moi sur le Sentier de Bride abattue. Mais voila enfin la jeune novice! Fit le fringant jeune homme, remarquant la présence de Katsumi. Voyez, ma chérie, l’exemple à suivre. La Princesse Katsumi, bien que novice elle aussi, a su, pour quelque raison, abandonner son corps à nos caprices.
-Oui, mon Seigneur, murmura la jeune fille, timidement.
-Bien, mes enfants, je vous laisse, fit le Roi. Un messager m’a informé que le cortège de votre sœur n’est plus qu’à deux lieues du Château. Je m’en vais l’accueillir comme il se doit. J’emmène juste le Prince Shiraishi. Nous serons de retour d’ici la fin de l’après-midi. A ce moment, il faudra commencer à préparer votre petite Princesse pour la Chasse au Trésor. Nous pourrons enfin admirer ses talents et ses nombreux charmes. »
Ses mots et le timbre de la voix du monarque firent frissonner Katsumi. Cependant, cette dernière observait du coin de l’œil la timide Princesse Sakuno, elle aussi à quatre pattes aux pieds de son Seigneur et Maître et s’attarda à l’étudier. Assurément, cette jolie petite Princesse était jolie comme un cœur, avec son doux visage à l’expression effarouchée, avec de beaux cheveux roux-auburn en partie nattés avec un ruban de soie rose, d’adorables petits seins comme deux petites pêches. Cependant, Katsumi ressentait en cette délicate fleur une peur indicible qu’elle ne comprenait pas. Elle-même novice, les premières douleurs qu’elle avait éprouvé, les cruelles séances de fouet ou lorsqu’Atobe l’avait prise ainsi sur son lit, lui ôtant la dernière preuve de sa liberté, tout cela avait une sorte de détresse divine, sentant son corps céder un peu plus sous le joug de son Prince. Mais en son cœur, elle n’arrivait pas à éprouver cet amour dévorant que son Maître ou ses frères semblaient éprouver à son endroit.
« Bien, fit Tezuka. Si nous montrions avec notre adorable Katsumi à votre chère petite, comment se libérer de cette peur qui émane d’elle? »
Disant cela, la blonde comprit à quoi il faisait allusion avant de comprendre que le Prince demandait qu’on lui apporte sur le champ des boutons de roses. Une terreur sans nom s’empara d’elle, réalisant ce que lui demandait le plus jeune des trois frères. A quatre pattes, sous le fouet de ce dernier, elle allait devoir ramasser ainsi, sous le regard amusé des Dames et Seigneurs présents, chaque fleur et les rapporter au pied du Prince. Puis la terreur laissa place à un autre sentiment, plus angoissant encore : un véritable abandon de sa dignité. Mais, dans le fond, elle le remercia silencieusement en baisant sa botte promptement. Ainsi, elle goûterait à l’emprise de ce jeune homme ombrageux avant la Nuit de Fête en l’honneur de la fille du Roi.

Avec une savoureuse souffrance, la Princesse Katsumi se soumit à son premier jeu cruel.

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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Mer 3 Nov - 21:43


Petit mot de l’auteur

Je tiens à rappeler que tous rapports sexuels, qu’ils soient vaginaux, anaux ou buccaux sans protection sont des RAPPORTS A RISQUES ! N’imitez pas les protagonistes de cette histoire qui ont un comportement des plus dangereux. Ceci étant une fiction, aucun risque pour nos héros, mais héros à ne pas imiter sous aucun prétexte !

Dans tous les cas, le préservatif est votre meilleur copain !


oOo

Après la petite démonstration d’affection brut du Prince Tezuka, Katsumi s’était vue ordonnée par Atobe de suivre son frère dans ses appartements. Ce dernier désirait vivement lui découvrir un peu plus de quelle pâte était faite la Princesse. Atobe avait accédé à sa requête avec un grand sourire. Il n’était pas sans ignorer la rudesse de Tezuka envers les esclaves mâles et il se demandait si la petite demoiselle serait suffisamment en forme pour la Chasse au Trésor après son après-midi en compagnie de ce Maître des plus sévères. Néanmoins, il recommanda à Katsumi de se montrer encore plus obéissante, docile et modeste face à lui, et ce, quelques fussent les tourments que le jeune homme lui ferait endurer. Il lui enjoint également de profiter de ces instants pour se laisser encore plus imprégner de l’enseignement pour son propre apprentissage.
« Mon frère saura vous magnifier, par la douloureuse affection qu’il vous témoignera, termina-t-il, un sourire cruel sur ses lèvres. Mais soyez assurée qu’après cette rude leçon, tout vous semblera plus facile, l’acceptation de la frustration comme le désir de plaire à vos Maîtres et Maîtresse. »
Ces paroles ne réconfortèrent pas pour autant la belle Princesse qui se sentit frissonner plus que d’habitude et dont les yeux avaient débordé de larmes. Ainsi, les coups cinglants durant le petit jeu dans la Bibliothèque n’étaient rien à comparer.
« Je ne peux plus reculer, désormais, » songea la blonde en suivant le Prince Tezuka en direction de sa chambre.

Les appartements du Prince étaient semblables en tout point à ceux de son frère Atobe. Même type de tapisseries ornant les murs, même couvre-lit incrusté de joyaux, même chaleur qui se dégageait du feu dans l‘âtre de la cheminée . Pourtant l’ambiance la faisait vibrer. Peut être était-ce dû à la présence même du Prince à ses côtés. Lorsque les portes de la chambre se furent refermer derrière elle, Katsumi se sentit pour la première fois désemparée avec un désir de fuir le plus loin possible. Elle songea alors que c’était sans doute cette attente sans savoir ce que projetait de lui faire subir cet homme qui la mettait dans cet état d’excitation et d’angoisse.
« Très chère, commença Tezuka froidement, plus froidement qu’elle ne l’avait jamais entendu. Je dispose enfin d’un peu de temps pour jouir de vos charmes, de votre beauté. Sachez que je ne tolérerai aucune perte de temps de votre part.
-Oui, mon Prince, articula la belle, épouvantée.
-Très bien. Dans ce cas, veuillez vous mettre debout, les mains nouées derrière la nuque, que je puisse correctement vous punir comme il se doit. »
Terrifiée, Katsumi s’exécuta, ravalant ses larmes. Elle vit avec terreur que ce dernier avait sorti d’une petite sacoche de cuir un long fouet. Son regard était glacé, d’une dureté effrayante comme elle n‘en avait jamais vu jusqu‘à présent. D’un geste, il lui ordonna de se tourner et commença à lui administrer une série cinglante de coups sur les cuisses et les fesses.
« Levez les jambes, feula le Prince. Comme mon frère vous l’a appris. Ou vous irez goûter les délices de la Salle des Châtiments.
-Oui, mon Prince. »
Les coups continuaient à pleuvoir, toujours plus mordants, plus brûlants, sur sa chair laiteuse et la Princesse, parvint à se demander comment elle pourrait continuer d’endurer cela. Chaque claque la surprenait, chaque sensation lui semblait ouvrir son âme en profondeur.
« Tournez-vous, Princesse, que je punisse votre jolie poitrine et que je savoure votre visage! Lui somma Tezuka.
-Oui, mon Prince.
-Rappelez-vous qu’en ces instants, vous êtes mienne, totalement mienne et que je suis seul à décider la fin de votre châtiment. »
Le cœur de Katsumi était prêt à exploser, par une vague indescriptible de terreur. Son derrière rougi l’élançait douloureusement et ses prunelles violettes débordaient de larmes. Un sourire sombre éclaira le visage de Tezuka et la jeune fille songea bizarrement à quel point, ce Prince implacable était encore plus séduisant que ses frères, d’une beauté juvénile et innocente, rendant chacun de ses gestes encore plus impitoyables.
Il recommença à la fouetter, les tétons de la belle étaient tendus à l‘extrême, comme un vain espoir d’échapper à la méchante lanière qui la trouvait, la surprenait, encore et encore. Alors que cette pluie de coups ne semblait jamais vouloir s’arrêter, Katsumi crut percevoir un éclair de tendresse et de désir dans les yeux de son Prince. Lorsqu’il cessa enfin cette torture, épuisée, Katsumi tomba à ses pieds, baisant ses bottes.
« Je vous adore, mon Prince, murmura la Princesse, comme prise de délire.
- Je vous adore aussi, ma petite gourmandise. Laissez-moi vous récompenser comme vous le méritez, » murmura affectueusement le jeune homme avant de se pencher pour lui relever le visage.
D’un geste impatient, il se débarrassa de ses hauts-de-chausses, de sa chemise, son membre fièrement dressé surgit, turgescent, et il semblait encore plus vigoureux que ceux du Prince Sanada ou du Prince Atobe. Sans un autre mot, il pénétra la bouche de Katsumi qui, surprise de ce geste inconnu, voulut reculer mais les mains de Tezuka lui maintenait fermement la tête. D’un coup de rein, il commença une série d’allées et venues dans cet antre dont la douceur lui rappelait le velours. Il résista néanmoins à relâcher toute la tension qui l’aiguillonnait sans relâche et releva la jeune fille avant de l’allonger au sol, sa fente baillant dans l’attente de le sentir en elle. Il put lire dans les traits de son visage tout le désir de lui plaire, dans ses yeux, une irruption de passion dévorante qui la submergeait. Mais il y décela également tout ce qui avait d’énigmatique, d’une sensualité sauvage et indomptée. Tezuka comprit ce qui lui avait confié Sanada ; bien que docile avec un grand désir de plaire, la Princesse Katsumi restait une terre vierge de toute conquête. Et dans la soie et les roses, son âme était un joyaux unique, qu’il voulait posséder. Il entreprit de savourer d’abord du bout de ses lèvres la petite rose d’amour qu’il taquina, les sensations qui envahir alors la demoiselle lui firent soulever les hanches dans un accès de plaisir incontrôlable. La langue vorace semblait vouloir la dévorer, découvrir ses plus intimes secrets, explorer chaque parcelle de ce sanctuaire affamé. Le Prince se releva et s’allongea au dessus de Katsumi dont le sourire avait laissé éclore un sourire de désir, de bonheur d’être ainsi possédée. Tout en pénétrant, il sut que cette perle ne serait peut être jamais à lui, ni même à ses frères. Que l’exigence de cette Princesse les surpasserait en tout, même les Maîtres et Maîtresses plus durs, lui compris. Il ne la chevaucha pas moins avec fougue avant de jouir dans une série de gémissements feutrés. Les bras de la belle l’enlacèrent timidement où Tezuka s’abandonna.

Il ne lui laissa que peu de repos, lui enjoignant de lui apporter un pichet de vin et gare à elle si elle en versait une goutte à côté.
« Je ne peux pas accepter qu’une petite fleur telle que vous puisse avoir la moindre imperfection, lui assena le Prince. Je ne suis pas aussi indulgent que mes frères ; pour moi, vous irez vous languir dans la Salle des Châtiments Spéciaux. »
Ces mots fit frémir la jeune fille. Elle avait visité la Salle des Châtiments pour les petites erreurs ou désobéissances des esclaves. Ces derniers étaient impitoyablement attachés sur des croix en bois, les membres bien écartés, de telle sorte que, si l’envie prenait pour une Dame ou un Seigneur de s’amuser avec ces rebelles, ils pouvaient ainsi tourmenter le malheureux. Mais voila que la Salle des Châtiments Spéciaux était une nouvelle découverte.
« Une descente encore plus profonde dans l’abandon de nous-mêmes, » avait songé Katsumi, frissonnant d’une terreur délicieuse.
Peu à peu, alors qu’elle servait des grappes de raisins bien mûres dans une coupe d’argent remplie de fruits juteux à l’ombrageux Prince, elle commença à prendre lentement conscience de ses propres désirs, celui de plaire qui allait croissant, celui de sentir la poigne sévère de cet homme qui la fascinait, peut être plus que les Princes Sanada et Atobe.
« Princesse, savez-vous pourquoi nombre d’esclaves me craignent et que mes frères me trouvent bien plus impitoyable qu’eux ne le sont? Lui demanda-t-il alors qu’il dégustait une pêche.
-Non, mon Prince.
-La punition que je vous ai fait endurer n’est rien à côté de ce que j’exige, il est vrai, reprit le jeune homme rêveur. Mais je pense que vous le comprendrez demain soir, pour la Chasse au Trésor pour la Nuit de Fête organisée en l’honneur du retour de ma sœur, la Princesse Kaori. Vous devrez être au diapason, comme je l’entends. Tout endurer et me montrer que vous n’êtes pas juste une de ces petites Princesses ou Princes qui souffrent par centaine. Non, j’attends de vous que vous laissiez à toute la Cour le pouvoir savourer vos charmes. Que vous n’êtes pas un simple fagot de passion. Mais plutôt, fit-il en désignant le feu qui brûlait dans la cheminée, comme ces flammes mordorées.
-Oui, mon Prince, » répondit la belle sans être bien sûre de comprendre les paroles un peu étranges du jeune homme.
Le silence s’installa ; Katsumi songea un instant à sa vie passée, à l’ennui qui l’engloutissait un peu plus chaque jour entre les murs du Château de ses parents. Peut être était-ce cela dont il voulait parler, qu’elle était une braise de passion prêtre à s’embraser.

Il faisait nuit quand son Valet vint la chercher pour la baigner et la masser. Le corps de Katsumi l’élançait douloureusement, dans chaque parcelle de sa peau, de son intimité. Pourtant, elle ne broncha pas quand Oishi entreprit de lui huiler son dos, sa chute de rein, ses cuisses endolories.
« Son Altesse Tezuka est incroyablement épris de vous, murmura le Valet en parcourant du doigts les traces récentes causées par le fouet. Comme tout un chacun ici. Même sa Majesté le Roi souhaite vous faire venir dans ses appartements. »
Katsumi ne répondit pas, se contentant de baisser les yeux. Être l’objet d’amour des Grands Princes, ces Maîtres à la main de fer dans un gant de velours, étaient une chose, l’être du Roi en était une autre. Elle n’avait pas vraiment eu le temps de savoir qui était cet homme mais il lui apparaissait encore plus sévère que le Prince Tezuka, et, dans sa voix, perçait toute son âme de souverain conquérant.
« Ce serait une chose merveilleuse, Princesse, la rassura le Valet. Vous avez enduré les tourments de son Altesse Tezuka. Croyez-moi, ce n’était pas un détail insignifiant.
-Oui, mon Seigneur.
-Vous pouvez parler, si vous le souhaitez.
-C’est juste… juste que c’est étrange, murmura la Princesse.
-Ce que vous ressentez? L’interrogea Oishi.
-Oui… »
Katsumi se sentit soudain comme réveillée en plein ; devant eux se trouvaient l’adorable petite Princesse Sakuno et celui qui devait être sans nul doute son propre Valet. L’adorable jeune fille avait les yeux bouffis de larmes et sembla dévisager Katsumi avec un grand étonnement.
« Ootori, s’exclama Oishi. Te voila avec une adorable petite Princesse.
-Oui, répondit le jeune Valet. Mais la pauvre petite est encore plein de peur. Son Maître, le Seigneur Echizen est fort épris d’elle mais, semble t-il encore très maladroit. Il n’arrive pas à la punir convenablement et cette idée effraie cette enfant. Peut être qu’une petite conversation avec la Princesse Katsumi serait une bonne chose. Elle n’est là que depuis quelques jours et pourtant, elle brille comme l’esclave la plus aguerrie.
-Pauvre petite chose, murmura la blonde.
-Princesse Sakuno, reprit Ootori, laissez-moi vous présenter la Princesse Katsumi, mais il semble que vous l’avez déjà rencontrée, il me semble.
-O… Oui, mon Seigneur, articula faiblement la jeune rouquine.
-Princesse Katsumi, je vous prie de lui expliquer qu’elle ne doit pas avoir peur, elle a bien besoin d’un conseil avisé de votre part. »
La jeune femme resta muette quelques instants avant de comprendre obscurément ce qui terrifiait sans nul doute la Princesse Sakuno. Contrairement à elle, elle appartenait au Seigneur Echizen alors que la belle n’appartenait pas vraiment ni à Atobe, ni à Tezuka ou à Sanada. Le Roi ne lui avait pas nommée esclave attitrée de quelqu’un. La rouquine devait être follement éprise elle aussi de ce beau et insolent Seigneur et cette sensation d’appartenance totale devait l’effrayer. Son cœur était peut être capturé. La Princesse Katsumi n’avait pas encore ce sentiment là.
« Voyons voyons, souffla la belle blonde. Il ne faut pas avoir peur comme ça. Vous devez oublier votre état de servitude, vous abandonner complètement au Seigneur Echizen, lui plaire en tout point, ne pas craindre ses réprimandes ; elles sont là pour vous guider. L’aimez-vous? L’interrogea-t-elle à brûle-pourpoint.
-Oui, ma Dame, je l’aime mais…
-Non, non, pas « ma Dame », je ne suis qu’une simple esclave en ces lieux, lui rappela Katsumi. Et vous l’aimez, alors abandonnez-vous à cet amour et ce ne sera que plus aisé pour vous, petite Princesse effrayée. Si jamais j’avais été votre Maîtresse, je vous aurai déjà renversée sur mes genoux pour vous punir et vous purger de votre peur. »
Les grands yeux de Sakuno la sondèrent, interloqués avant de lui demander doucement, sous le regard approbateur des deux Valets.
« Aimez-vous, Princesse?
-Moi? répliqua la jeune fille. Aimer, je ne le saurai dire mais j’apprécie la rudesse de mes Maîtres, les Grands Princes. Leur plaire, sentir mon corps céder à leurs caprices, tout cela est à la fois difficile et si aisée quand on essaie de ne pas anticiper le coup suivant pour savourer celui qu’on a reçu. Alors je me sens capable d’endurer ma servitude. »
La belle se tut quelque instant, l’esprit plongé dans son propre désarroi. Elle avait envie d’aimer, désespérément et jalousa la Princesse Sakuno. Pourtant, paradoxalement, elle avait envie de se rebeller. Durant un instant, elle avait cru aimer Tezuka et, bizarrement, à présent, il ne lui suscitait qu’un vague intérêt. S’était-il lui donné trop vite à Katsumi, trop facilement? Elle ne voulait pas de cette affection, elle voulait autre chose. Mais elle ignorait ce que c’était.
Sakuno considérait sa compagne d’un œil de plus en plus étonné. Elle saisit mal ce que lui avait dit la Princesse Katsumi, sentait en elle un refus de se donner ainsi à un de ces Maîtres et Maîtresses. Le Seigneur Echizen, songea-t-elle, était pourtant un homme merveilleux, espiègle, insolent mais il semblait si ignorant en matière de domination. Ce que lui avait dit la blonde la troubla ; son Maître et Seigneur devait se montrer bien plus strict à son égard pour la guider dans ce tourment érotique. Mais quelque chose l’intriguait ; la Princesse Katsumi, pourtant déjà reconnue et admirée n’était pas encore l’esclave attitrée d’un Seigneur ou d’une Dame et était pourtant déjà à l’aise avec cet univers voluptueux. Quelque fut le Maître qui la punissait, elle le servait avec une beaucoup de finesse et élégance. Quand Sakuno l’avait longuement observée lors du jeu dans la Bibliothèque, elle avait été frappé à quel point la Princesse Katsumi, tout en cherchant activement les petits boutons de roses, à quatre pattes et avec les dents, avait conservé sa grâce et avait montré la plus profonde humilité alors que le Prince Tezuka jouait avec la lanière de manière à ce que la jolie croupe soit zébrée de coups. Même si ses beaux yeux améthystes semblaient liquides de larmes, la blonde n’avait laissé aucun gémissement, aucune supplication pour la fin de ce tourment.
Plongée dans ses pensées, elle ne réalisa pas immédiatement qu’Oishi, le Valet de la belle Princesse, avait terminé de pomponner sa protéger et la guider à sa couche dans la pièce d’à côté. Ootori, son propre valet, fit de même.
Les deux Princesses s’endormirent assez rapidement. L’une aux songes remplis de désir pour son Seigneur et avec l’espoir qu’il lui fasse découvrir des terres inconnus de lasciveté, la seconde le cœur un peu lourd de ne pas trouver ce que son âme réclamait ardemment.

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Dim 7 Nov - 0:03


Quand la Princesse Katsumi fut réveillée le lendemain matin, elle put percevoir une agitation parmi les Valets et même quelques esclaves. Son propre Valet Oishi paraissait très excité et pressa la jeune Princesse pour la peigner et lisser ses longs cheveux, il lui pinça les tétons avant de les orner chacun d’une petite pince dorée reliées entre elles par une chaîne en or. Ces pinces et cette chaîne agaçaient Katsumi, lui rappelaient encore plus son dénuement. Mais Oishi n’avait pas fini de parer la belle : comme la veille, il lui mit une paire de boucles d’oreilles qui lui caressaient les épaules nues ainsi qu’un bracelet en forme de serpent sur chacun de ses poignets, ornées de joyaux et de perles. Enfin, il noua une partie de ses cheveux en une lourde tresse que le Valet avait torsadé de rubans de soie multicolores. La Princesse eut l’impression étrange d’être une petite bête coûteuse et exotique et l’idée d’être ainsi exposée lui procura une délectation exquise.
« Il faut nous presser, déclara Oishi après avoir terminé son œuvre. Aujourd’hui, se préparent de grandes réjouissances pour le retour de la Grande Princesse Kaori. Il vous faut être à votre avantage car, arrivée hier dans la nuit avec son équipage, elle brûle d’impatience pour vous rencontrer.
-La Princesse Kaori souhaite me connaître? L’interrogea Katsumi, surprise.
-Oui, les Grands Princes ses frères lui ont beaucoup parlé de vous, leur nouvel objet de jeu. Son Altesse est très impatiente de pouvoir profiter à son tour de vos charmes et de vous voir en action dans la Chasse au Trésor. »
La belle resta songeuse. La Grande Princesse Kaori avait passé quelques temps sur les Terres du Sultan en tant qu’esclave. Elle regretta de ne pas l’avoir connue auparavant, pour y voir les changements que sa servitude avait produit chez elle, de voir sa transformation. Alors qu’elle suivait son Valet, ils tombèrent nez à nez avec un jeune Prince que Katsumi reconnut immédiatement, Yukimura, le Prince qui avait été puni de façon sévère le jour où la jeune femme était arrivée au Château. Ce dernier la dévisagea et la blonde se sentit rougir. Quelque chose d’inédit palpa en elle, quelque chose qu’elle n’avait ressenti que très légèrement lors de ses moments d’intimité avec le Prince Tezuka et qui s’était évaporé très vite. Quelque chose qui semblait un bizarre mélange de peur et d’envie. Comme s‘il la décryptait, la jeune Princesse détourna très vite son regard. Elle ne pouvait pas tomber amoureuse de cet esclave, en dépit de son regard qui la sondait comme personne n’avait su le faire jusqu’à présent, de ce petit sourire à la fois un peu moqueur et narquois qui avait éclos quand leurs yeux s’étaient croisés.
« Tiens! S’exclama Oishi. Mais c’est le Prince Yukimura. On fait moins le fier après trois jours au cuisine, n’est-ce pas?
-Oui, mon Seigneur, souffla doucement le jeune homme. Je méritais bien cette punition.
-Vous ne vous laisserez pas conquérir facilement, mon cher petit bonbon. »
Alors qu’il baissait la tête, son regard se posa de nouveau sur Katsumi. Son petit sourire s’épanouit plus aux coins de ses lèvres et la jeune fille se sentit de nouveau rougir violemment. Non, c’était impossible qu’elle puisse être attirée par cet homme, c’était tout à fait impossible. Mais avant qu’elle ne puisse songer à autre chose, une rumeur extraordinaire sembla
Katsumi et les deux autres hommes sursautèrent. Une voix féminine, un peu rauque, qui semblait surgir de nulle part. Le Valet Oishi ainsi que tous les autres Valets présents s’inclinèrent très bas et un profond silence envahit la pièce. Ce fut Oishi qui reprit la parole.
« Votre Altesse… murmura-t-il respectueusement. Vous ne devriez pas descendre ici. Sa Majesté pourrait être contrarié…
-Et en quoi? répliqua la voix. J’avais envie de voir toutes ces charmantes créatures pour leur signifier mon retour.
-Nous sommes tous très heureux de vous revoir, Votre Altesse, fit un autre Valet.
-Oh! Mais que vois-je? Reprit la voix dont le timbre laissait percer une douce moquerie. C’est la petite de mes frères. Princesse Katsumi, n‘est-ce pas? »
L’intéressée reste interloquée quelques instants avant de baiser les pantoufles de velours de la Dame. Ainsi, cette voix un peu étrange, sortie d’un autre temps, appartenait à la Princesse Kaori, la fille du Roi qui s’était livrée au Sultan.
« Oui, ma Dame, murmura la blonde. Je suis très honorée de faire votre connaissance.
-Mais c’est qu’elle est bien éduquée, cette petite. »
La Princesse Kaori prit le menton de Katsumi et l’obligea à la regarder dans les yeux. Elle dut dissimuler sa surprise ; la Grande Princesse était encore plus belle qu’elle ne l’avait imaginée. De beaux cheveux à la couleur pareil à celui d’un soleil en plein hiver était soigneusement nouée en deux longues nattes torsadées de rubans vert sombre et ornés de pierreries qui lui encadraient le visage et qui mettaient en valeur d’immenses yeux métal d’où brillaient les feux de la passion. Était-ce comme ses propres prunelles? Katsumi n’aurait su le dire. Néanmoins, elle se sentit plus misérable que jamais, elle, pauvre esclave insignifiante parmi tant d’autres, qu’étudiait avec soin cette grande Dame. Cette dernière scruta ses prunelles avant d’approfondir son examen. D’un ton qui n’admettait aucune réplique, elle lui ordonna de se mettre à genoux, comme on le lui avait appris. Docilement, la belle obéit et baissa les yeux. Avec jeu, sans lui faire vraiment mal, la Princesse Kaori lui gifla un sein, puis l’autre. La chaîne se balança, tira un peu sur chacune des pinces et Katsumi sentit un délire inconnu lui fourmiller dans le bas-ventre. Être exposée à la vue de ses Maîtres était une chose, l’être devant les autres esclaves lui était alors vraiment inconnu. Non seulement, la jeune femme devait montrer l’exemple mais elle dut endurer un tout autre tourment, une sorte de peur à l’idée qu’elle puisse susciter une attention particulière de ses semblables.
« Vraiment exquise, très chère, reprit la Princesse Kaori alors qu’elle lui pinçait légèrement le ventre. Vous êtes comme ces petits boutons de roses qui ne demandent qu’à être cueillis. »
Puis, la laissant là, la Grande Princesse alla voir d’autres esclaves, gourmandant certains, flattant les attributs des autres. Katsumi n’eut pas le temps de contempler la scène, Oishi lui administra une fessée, lui signifiant d’avancer.


En entrant dans la Salle du Trône, il y régnait une ambiance de fête. Des musiciens jouaient dans une alcôve, près du buffet, quelques Seigneurs et Dames dansaient au rythme des notes et ça et là, toujours le bruit mate et régulier du battoir qu’on administrait à quelques esclaves pour le divertissement de la Cour. Katsumi se demanda si elle serait fessée ainsi, pour le seul plaisir de quelque noble anonyme ou serait-elle autrement tourmentée par ses Maîtres. Elle avança, à quatre pattes, fixant le sol ; du coin de ses yeux, la belle pouvait voir les bottes et le bas des robes richement brodées. Elle ne s’attarda pas et alla rejoindre, sur un coup vif de son Valet, le Prince Atobe. Ce dernier était assis près de ses frères et de son père. Ce dernier jeta à peine un regard à la Princesse, se contentant de lui ordonner de remplir sa coupe de vin ainsi qu’à celles de ses frères. Promptement, Katsumi obéit, s’astreignant à le faire avec le plus de grâce et de rapidité possible avant de retourner aux pieds du Prince. Elle saisit quelques brides de la conversation entre lui et ses frères.
« … il l’avait amplement mérité, murmurait Sanada. Le Prince Kirihara est certes l’un des plus merveilleux esclaves mais ce qui l’a fait est intolérable. Être envoyé au Village devrait le purger de son esprit rebelle.
-Oui, les duretés qu’il devrait endurer là-bas devrait mater ce petit animal entêté et désobéissant, renchérit Tezuka. Après tout, le Village est l’un des châtiments les plus sublimes qu’il puisse y avoir. »
La belle n’osa lever les yeux, ces mots l’avaient envoûtée, fascinée. Le Village? Oishi lui en avait parlé quelque peu. Les esclaves rebelles et inquiets y étaient envoyés pour une année entière, y subissant, non plus les châtiments de la main d’un grand Seigneur ou d’une grande Dame mais de la main rude des gens du commun, vendus à l‘encan à un Maître ou une Maîtresse pour y effectuer divers travaux. La punition n‘était plus donnée pour le simple plaisir ou pour châtier une petite désobéissance. On donnait du fouet ou du battoir pour s‘acquitter du mieux aux travaux de fermes, d‘auberges ou tout autre demeure de ces gens du commun. Toujours plus profonde était la déchéance et toujours plus haut était le sublimement de chacun des châtiments que l‘on recevait. Comme si la servitude ouvrait son âme en profondeur.
« Le Village… » songea Katsumi, son esprit empli de nouveaux rêves érotiques, la faisant frissonner.
Elle ne réalisa pas immédiatement que la Princesse Kaori avait fait son entrée dans la Salle du Trône. La belle jeune femme, vêtue d’une robe de velours pourpre, semblait être comme une sorte de papillon, un être évanescent ; virevoltant sur les pavés froid de la Salle. La blonde put entendre son rire aérien et, tout comme dans la Salle réservée aux esclaves, elle allait et venait entre ces derniers, s’amusant de la punition d’une jolie Princesse, flattant les attributs d’un Prince suspendu par les pieds par Page qui le fessait d’importance avant de rejoindre son père et ses trois frères. Du coin de l’œil, Katsumi vit le velours rouge de sa robe et sentit sa main fraîche se poser sur sa tête, comme si elle n’était qu’un pauvre animal que l’on caressait pour le féliciter de son obéissance. Plus qu’avec Atobe ou ses frères, Katsumi se sentit misérable et dénuée de toute fierté face à cette femme qui, sur les Terres du Sultan, avait connu pareille situation. Et désormais, elle se tenait comme n’importe quel enfant de souverain, dans sa belle et riche robe, parée de bijoux, discutant des petites et grandes affaires du Royaume comme les petites et grandes histoires de chacun de leurs esclaves. De nouveau, la belle l’entendit évoquer le sort de ce Prince qui avait suscité le courroux d’un Seigneur et condamné à une année de Village avant qu’elle ne prie son frère Atobe à un petit divertissement. La Princesse Kaori désirait ardemment voir son petit objet de jeu dûment et joliment puni devant elle et de sa propre main.
« Elle est si exquise, si adorable, votre Princesse Katsumi, fit la Dame d’un rire où Katsumi y décelait de la malfaisance. Comme j’aimerai voir ses fesses rougies par mes coups de battoir. Me le permettez-vous, mon frère?
-Mais, je vous en prie, petite sœur, acquiesça Atobe. Montrez-nous les résultats de votre entraînement, l’enrichissement de votre expérience auprès du Sultan. »
Katsumi crut que son cœur allait exploser sous l’effet de la terreur. Jusqu’à présent, aucune Dame n’avait usé de ses charmes et la demoiselle se doutait qu’une femme pouvait frapper et punir aussi méchamment qu’un homme. Elle se sentit tirée par une poigne ferme et voulut résister. Elle entendit Tezuka se pencher à son oreille, lui murmurant :
« Très chère, vous ne donnez pas une bonne image de l’éducation que vous avez reçue. Tenez-vous tranquille ou je vous musellerai avant de vous expédier dans la Salle des Châtiments Spéciaux. »
La voix du jeune homme laissait percer sa froideur et sa dureté, calmant immédiatement la jeune femme qui tâcha de se tenir tranquille. Néanmoins, elle sursauta quand elle se sentit soulevée de terre, pliée en deux, de telle sorte que sa croupe était insolemment offerte à la vue de tous les Seigneurs et Dame de la Salle. Du coin de l’œil, elle vit Sanada tendre une longue lanière à sa sœur qui commença faire pleuvoir une série de coups plus mordants les uns que les autres. De plus en plus excitée, elle sentit de la cyprine s’échapper et couler le long de sa jambe, les lèvres de son petit sanctuaire se gonfler sous l’effet du désir. Fermement maintenue par Atobe au niveau des poignets, la seule latitude qu’il lui restait était de laisser échapper un long gémissement de douleurs mêlées d’un trouble intense. A chaque coup, chaque morsure, elle sentit chaque partie de son corps habitée par ses charmes, par sa beauté. Était-ce là les sensations qu’elle éprouverait si elle était vraiment punie? Serait-ce là la véritable essence de son âme, de ses désirs mis à nu?
« Ecartez les jambes, Princesse, que je punisse aussi votre petit nid d’amour convenablement, » réclama la Princesse Kaori.
Sans répondre, Katsumi sentit ses jambes s’écarter, dévoilant les lèvres de son intimité qui lui semblait s’ouvrir et se refermer sur une vacuité à la limite du tolérable. Le premier coup vint lui cingler son petit bouton palpitant de désir inassouvi. Puis le second. Puis le troisième. N’y tenant plus, la belle laissa de pitoyables cris s’échapper de sa gorge et les larmes roulèrent sur ses joues. Elle voulut ruer et se débattre pour échapper à chaque fois que la méchante lanière la cueillait au moment où elle s’y attendait le moins mais la force d’Atobe l’empêchait de bouger. Elle sentit la main de Tezuka lui bâillonner la bouche d’où sortaient ses cris perçants.
« Vraiment mignonne, cette petite lutte vainement et ne s’en trouve que plus magnifique. Elle sera parfaite, ce soir. » s’exclama Tezuka, une lueur malveillante dans le regard.
La Chasse au Trésor! Katsumi l’avait complètement oubliée! Elle se demanda si elle pourrait supporter cette nouvelle humiliation dans les tréfonds de sa chair.
« Si je ne peux le supporter, comment supporterai-je les rigueurs du Village? songea la jeune fille qui avait envisagé de se rebeller pour y être envoyée.
-Je pense que cela suffit pour le moment, décréta le Roi. Faites la baigner et huiler comme il convient. Faites-la harnacher comme il faut également. Je suis très impatient de la voir courir sous le fouet de mon fils. »
Sans protester, les coups de fouet cessèrent subitement, laissant la chair à vif palpiter et la frustration s’emparer de ses parties intimes. Prestement, elle se sentit jetée à même le dos d’un Valet et portée hors de la Salle du Trône.

Le soir venu, à la lueur des flambeaux, Katsumi se retrouva entourée d’une dizaine d’esclaves tous parés comme elle : chaussée de hautes bottes de cuir, ferrée sur le bout des pieds, de telle sorte que rien ne risquait de la blesser. Sa longue chevelure était nouée avec une lanière de cuir, semblable au raz-de-cou orné d’un anneau de métal et de pierreries. Ils furent mener par leurs Valets respectifs dans les Jardins du Château où étaient dressés une quinzaine de rangée de tables faisant office de buffet. Avec stupéfaction, la blonde remarqua un nombre incalculable d’esclaves attachés à des poteaux dans des postures dégradantes, mettant en valeur leurs trésors secrets, les membres érigés de chaque Prince étaient décorés d’une sorte de bracelet en or d’où partaient des petites chaînes qui étaient sanglées sur leurs chevilles. Quant aux Princesses, on leur avait mis des bijoux en strass sur leurs seins. De plus, chaque esclave, homme et femme, avait un petit mors inséré dans la bouche pour les réduire au silence. Ils n’étaient pas punis, ils n’avaient pas été simplement retenus pour les Jeux organisés par le Roi pour la Nuit de Fête en l’honneur de sa fille chérie. Mais leur soumission était éprouvée en servant de décoration à travers les Jardins et les allées du Château. Katsumi ne sut si elle devait les envier ou non. Mais, sans laisser lui temps de réfléchir, Oishi la dirigea vers les grands massifs de fleurs du Jardin. Sous son regard incrédule, elle vit un Seigneur à cheval galopant derrière un esclave en le fouettant pendant que ce dernier courait à travers les massifs, à la recherche de rubans.
« C’était donc ça, la Chasse au Trésor, pensa Katsumi, épouvantée. Oh! Je ne pourrai jamais y arriver. 
-Vous avez compris, Princesse, ce que vous devez faire, lui chuchota Oishi. Si vous parvenez à trouver et rapporter l’unique ruban doré, vous ferez gagner le Prince Tezuka à ce jeu. Il compte sur vous là-dessus.
-Oui, mon Seigneur, » parvint à articuler la blonde, prête à défaillir.
Mais elle n’eut le temps de se livrer à plus de réflexions ; le fouet de Tezuka vint la frapper. Laissant s’échapper un cri, elle se mit à courir à travers les allées fleuries, attrapant les petits rubans, essayant désespérément d’échapper à la lanière qui la cinglait à chaque fois plus dru, plus fort. Son esprit était dans un flou total, oubliant toute rébellion, seul son désir à satisfaire le Prince Tezuka l’emplissait comme une coupe de vin.
« Levez les jambes plus haut, réclamait de dernier à grands cris. Ou je vous promets trois jours de Salle de Châtiments Spéciaux! »
Les yeux brouillés par les larmes, Katsumi vit soudainement le ruban doré qui flottait au dessus d’un parterre de roses. Feignant d’ignorer les élancements dans ses jambes, ses cuisses, ses fesses, de ses dents, elle saisit le petit morceau de soie avant de terminer la course au pied du dais royal où se tenaient le Roi et ses autres enfants. Se jetant à genoux, elle tendit les quatre rubans en direction du souverain.
« Vraiment, vous avez été parfaite, chérie, » lui murmura affectueusement le Prince Tezuka.
Puis, sans ménagement, la belle fut lestement portée dans la Salle des esclaves pour être baignée et huilée. Oishi s’extasiait de la performance de la Princesse et lui annonça que le Roi avait probablement décidé de l’attribuer officiellement à un Maître. Mais avant cela, la jeune femme allait prendre place comme décoration dans les Jardins.
« Un tendre petite créature comme vous doit être épuisée, lui chuchota le Valet. Vous pourrez ainsi vous reposer pendant que les Seigneurs et Dames jouiront pleinement de votre beauté. »
Toute pensée de révolte dissolue, sans penser à toutes les nouvelles implications de la décision du Roi, Katsumi se laissa ainsi entraîner dans les Jardins et remercia silencieusement le Valet de lui accorder cette posture, un peu inconfortable, mais lui permettant de laisser son esprit et son corps profiter d’un peu de tranquillité.


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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Lun 8 Nov - 22:27


Petit mot de l’auteur
Je tiens à rappeler que tous rapports sexuels, qu’ils soient vaginaux, anaux ou buccaux sans protection sont des RAPPORTS A RISQUES ! N’imitez pas les protagonistes de cette histoire qui ont un comportement des plus dangereux. Ceci étant une fiction, aucun risque pour nos héros, mais héros à ne pas imiter sous aucun prétexte !

Dans tous les cas, le préservatif est votre meilleur copain !

OoOoOo

Durant le reste de la Nuit de Fête, attachée sur un poteau dans le Jardin aux côtés d’autres esclaves, magnifiquement parée de petits bijoux en strass appliqués sur sa peau, la Princesse Katsumi put s’abandonner à des rêveries érotiques, s’interrogeant sur sa vie passée, sur ce qu’elle avait découvert sur elle-même en arrivant dans ce monde fantasmagorique. Regrettait-elle ses journées paisibles dans le château de ses parents? Non. Il lui semblait même que devoir y retourner un jour serait encore plus terrible que d’être condamnée au Village, sans pour autant savoir de quoi il retournait. Les mots des Grands Princes et de leur sœur la hantaient par ailleurs ; les termes qu’ils avaient utilisés pour décrire les châtiments qu’on y subissait, la servitude très différente sur la forme par rapport Château. Plus de délicatesse, plus de soie et d’encens pour lui caresser la peau, plus cette élégance raffinée dans laquelle se noyer. Juste la rudesse d’un battoir en bois, l’indifférence de ces Maîtres et de ces Maîtresses, ravis de pouvoir punir au nom de leur Roi une jolie Princesse ou un Prince bien bâti, de lui faire effectuer les tâches les plus vils et les plus dégradantes. D’autres pensées lui effleurèrent l’esprit, l’affection qu’elle avait crue porter au Prince Tezuka la faisait sourire. Il était un bon Maître, bien cruel, dangereusement séduisant. Mais il ne la comblait plus. Dame Kaori était également une persécutrice des plus redoutables, délicieusement féroce à travers ses coups de fouet. Et pourtant…
Un Seigneur - ou une Dame, Katsumi n’aurait su le dire - vint lui pincer les cuisses, son minuscule petit dard qui pointait hors de son capuchon, affamé. La Princesse laissa échapper un bref gémissement, le méchant mors qui lui entravait la bouche empêchait tout cri de sortir de sa gorge. Cela lui causa une nouvelle humiliation lorsqu’elle sentit que la main inconnu cueillit le miel qui jaillissait comme une petite fontaine des tréfonds de son être. Son tourmenteur continua de la flatter, d’agacer les lèvres de son intimité. Impuissante, Katsumi ne pouvait ni remuer ni exprimer de vive voix cette félicité qui menaçait de lui faire perdre la tête. Elle entendit, soudain, une voix profonde lui chuchoter doucement à l’oreille.
« Ma toute belle, je suis votre nouveau Maître, désigné par Sa Majesté. Je suis Sire Tokugawa, murmura le Seigneur. Je suis simplement venu me repaître de vos charmes et vous examiner en attendant le moment où vous serez enfin toute à moi, toute dévouée à mes désirs, à mes exigences. Mon tendre petit sucre, je suis d’une grande impatience. Pouvoir vous prendre et vous attacher à mon lit à ma merci comme vous l’êtes en cet instant. »
Katsumi eut du mal à comprendre dans l’immédiat tout ce qu’impliquaient les paroles de Sire Tokugawa. Seules les petites pulsations occupaient vraiment son esprit. Mais l’homme ne lui permit pas de jouir aussi vite. D’un geste tendre, il lui tapota la joue.
« Allez, ma tendre gourmandise, reprit le Seigneur. Gardez ce petit amour aussi affamé que possible. Pour vous prendre comme vous le méritez. Sans quoi, je vous punirai avec suffisamment de brutalité pour que vous soyez toujours prête pour moi à l’avenir. »
Pitoyablement, Katsumi grogna de frustration. Mais il avait raison. Comment pourrait-elle lui porter de l‘intérêt s‘il ne se montrait ni sévère ni strict envers elle ou qu‘il ne sache pas l‘aiguiller sur des chemins inédits où ses appétits sensuels seraient encore plus rehaussés dans de douloureux batifolages ? Même si elle ignorait encore si elle serait capable de lui abandonner son âme, son propre corps désirait ardemment connaître de nouvelles sensations, des voluptés encore inconnues. Apaisée dans son tourment et ses questions, la belle s’assoupit, rêvant du battoir du Seigneur Tokugawa.

Il était sans doute très tard quand on vint l’éveiller pour la détacher. A sa propre surprise, ce n’était ni son Valet ni son nouveau Maître ni même son instructeur, le Prince Atobe qui vint la délier de ses lanières de cuir qui l’avaient maintenue plusieurs heures. Non, c’était le Prince Yukimura, l’esclave étrange et narquois qui, avec une infinie tendresse, dénoua les nœuds avant, d’un geste suave, la déposer au sol, sous l‘œil attentif d‘un Valet. D‘autres esclaves étaient également libérés de leurs entraves par leurs semblables. Voila une chose bien cruelle, songea Katsumi, mettre les uns dans une situation encore plus dégradante et faire connaître aux seconds, l’autre versant de ce drame sans pourtant jouir de ces privilèges-là. Ah! Quel sublime châtiment est-ce là.
Le Prince se pencha et lui chuchota affectueusement à l’oreille :
« Le Seigneur Tokugawa m’a ordonné de vous conduire à ses appartements. Il est encore fort occupé avec une dizaine de Princes et de Princesses qui le divertissent à un et mille jeux mais ne saura tarder à nous rejoindre.
-Mon Seigneur, soupira la blonde.
-Non, je ne suis pas votre Seigneur… Mais je vous aime, Princesse. » lui souffla-t-il.
Sous le fouet du Valet, ils pressèrent le pas pour rejoindre la chambre du Seigneur Tokugawa. Yukimura n’avait pas prononcé de paroles, laissant la jeune femme dans une douce inquiétude. Quelle fin de nuit leur préparait ce mystérieux Seigneur, à la voix si grave à graver dans la chair de la Princesse toute la volupté douloureuse qu’il lui réservait désormais.
« Mon Seigneur et Maître,  songea la Princesse en pénétrant dans la vaste chambre de ce dernier.
-Veuillez-vous tenir accroupie de sorte que vos jambes soient bien écartées, les bras dans le dos, lui demanda le séduisant esclave. Le Seigneur Tokugawa aime à être accueilli de la sorte par son esclave avant que vous n’alliez baiser ses bottes.
-Êtes-vous son esclave? L’interrogea doucement la belle, le plus bas qu’elle put.
-Non mais il a été celui qui m’a enseigné les coutumes du Royaume, lui révéla Yukimura. Même si j’appartiens désormais à Dame Leona, le Seigneur Tokugawa conserve le pouvoir d’user de moi comme bon il lui semble.
-Est-il aussi effrayant que j’ai pu le voir dans le Jardin? Lui demanda Katsumi.
-Oh oui, il est effrayant, probablement autant que le Prince Tezuka. Mais à la différence, il n’use que peu des punitions comme la Salle des Châtiments ou un séjour dans les cuisines ou les écuries. Il vous fait ressentir votre appartenance et votre servitude à son égard d’une manière bien différente, plus… plus psychologique je dirai.
-Je ne comprends pas, souffla la demoiselle, en proie à une inquiétude de plus en plus grandissante.
-Il saura vous offrir et vous priver de choses. Pour découvrir l’essence même de votre âme. Comme on pèle une orange. Car, vous êtes une rebelle, n’est-ce pas? »
La blonde faillit tomber en arrière. Comment ce Prince avait-il pu voir en elle ce sentiment qu’elle croyait dissimuler au fond de son cœur? Il sembla lire dans ses pensées.
« Vos yeux, tout simplement, reprit Yukimura d’une voix caressante. Vos yeux expriment le combat que vous livrez en vous. La fierté de ne pas avoir offert la seule chose qu’un esclave peut posséder, son âme. Mais aussi l’espoir de trouver le Maître ou la Maîtresse qui saura vous l’enchaîner aussi sûrement qu’il pourra le faire avec votre corps. Vous êtes trop belle, Katsumi. Mais trop éprise de liberté. Vous vous voulez choisir librement la personne que vous aimerez sans que cette même personne puisse prétendre avoir sollicité votre affection. »
Les lèvres de Katsumi ébauchèrent un vague sourire, ses traits contractés dans une réflexion intense, assimilant les paroles pleines de sagesse de ce Prince.
« Je ne veux pas d’un Maître qui se livre à moi comme à la première Princesse venue, soupira la belle blonde. Non, ce serait comme s’il me révélait ses faiblesses ou me donnait le fouet pour échanger nos rôles. Ce genre de Maîtres m’ennuient et m’indiffèrent. Je l’ai compris… »
Sa voix mourut quand ils entendirent la porte de la chambre s’ouvrir ; les deux esclaves se jetèrent un coup d’œil rapidement. Katsumi eut un mouvement d’épaules imperceptible. Qu’était-ce sinon un nouveau tourment qui la descendrait encore plus loin dans son désir de plaire.
Quand le Seigneur Tokugawa pénétra enfin dans la chambre, la blonde fut frappée par son air froid et presqu’indifférent lorsqu’il les jaugea d’un œil acéré. Le contraste entre l’éclat de son regard et les traits durs de son visage le rendaient effrayant. Mais, sans chercher plus avant, Katsumi s’agenouilla, sa croupe bien relevée, pour déposer ses lèvres sur le cuir de ses bottes.
« Sa Majesté le Roi m’a offert une très belle récompense, en échange de ma revue de ses armées, jeta le Seigneur. Une Princesse comme vous devrait parfaitement combler mes souhaits. Leurs Altesses, les Princes Atobe et Tezuka, me l’ont certifié. »
Il se pencha sur la Princesse toujours à quatre pattes, les yeux fixant le sol. Il lui prit le menton et la força à se relever, pour plonger ses yeux noisettes dans les siens.
« Ma petite friandise, que vous me plaisez, lui susurra-t-il. Je pense que je vais vérifier sans plus attendre vos talents. Allongez-vous à même le sol, les jambes bien écartées, que l’on voit parfaitement chaque détail de votre fleur secrète. Prince Yukimura, approchez. »
Ce dernier obéit promptement.
« Veuillez laper ce petit coquillage de telle sorte que cette friandise ressente du plaisir mais sans lui permettre d’atteindre une totale volupté. Maintenez-là dans un inassouvissement qui rendent ses petites joues les plus écarlates possibles, ses jolies tétons aussi tendus que vos attributs. Et vous, Princesse, veuillez garder vos bras en croix. Ne cherchez pas à vous soustraire à ses coups de langue sans quoi je fouetterai chaque centimètre de votre peau avant de vous attachez à mon lit durant trois nuits sans aucun geste d’affection ni de ma part ni de quiconque. Vous devez rester ainsi allongée et ce, quoi qu‘il se passe.»
En proie à une humiliation qu’elle ne connaissait pas, son visage en feu, elle sentit la langue vorace lui dévora chaque parcelle de ses secrets les plus cachés dans son entrejambe. Lorsque le Prince Yukimura voyait qu’elle était sur le point de laisser le flot brûlant de jouissance s’emparer d’elle, il s’arrêtait, la mettant dans un supplice terrible, vidée et sans force, ses lèvres s’ouvrant et se fermant frénétiquement sur un vide atroce. Mais lorsqu’elle vit le Seigneur Tokugawa se défaire d’une partie de ses vêtements, laissant exhiber fièrement sa virilité sous une toison sombre, Katsumi éprouva un soulagement qui fut de courte durée. Au lieu de lui offrir les délicatesses tant espérées, il saisit Yukimura pour l’empaler presque sauvagement sur l’objet de ses désirs. Katsumi aurait voulu se relever et pousser des cris hystériques, exprimant toute sa frustration quand un éclair de lucidité lui traversa l’esprit. C’était donc cela, cette espèce de torture nouvelle que Yukimura lui avait chuchoté quelques minutes auparavant. Elle connaissait pourtant cette faim familière qui lui tenaillait le bas-ventre mais elle ignorait encore ce tourment là, celui de ne pouvoir réellement combler ce que réclamait chaque parcelle de sa chair; qui suppliciait son appétence. Alors que les deux hommes laissaient libre court à toute la luxure, la belle comprit quel sorte de châtiment elle allait désormais endurer.
« Ah! quel maître extraordinaire, Songea-t-elle avant de murmurer, prise dans un délire, je vous adore, mon Seigneur.
-Mais oui, vous allez m’adorer, vous ne songerez plus qu’à me faire plaisir, souffla le jeune homme. Venez ici, ma jolie friandise. Je veux vos lèvres près des miennes pendant que j’offre du plaisir à un autre, vous laissant languir dans vos envies. »
Se relevant, elle s’approcha un peu timidement avant de venir déposer sa bouche près de celle du Seigneur Tokugawa. La main de ce dernier saisit un des seins de la Princesse, le tordit, tirant gentiment le téton à la rendre folle.
« Prenez le membre du Prince Yukimura et donnez-lui aussi du plaisir. Avec vos mains mais aussi avec votre bouche, ma jolie captive. »
Les mains fraîches de Katsumi s’emparèrent du sexe tendu à l’extrême du bel esclave aux cheveux lavandes avant que sa bouche, affamée, engloutisse cette délectable gourmandise. Elle sentit que l’on maintenait la tête, comme jadis l’avait fait Tezuka, pendant que Yukimura entreprenait une série d’allées et venues dans cette contrée sous les propres coups de son amant.
L’orgasme surprirent les deux hommes et les sucs de Yukimura se déversèrent tel un torrent furieux et agité. Le petit coquillage intime de Katsumi battait comme s’il était doté de quelque cœur mystérieux. Le Seigneur Tokugawa ne lui avait pas permis de prendre part à la délivrance voluptueuse qui aurait calmé son excitation. Il avait d’autres idées en tête, pour la mettre au tourment.
Alors que son esprit était encore embrumée par ce délire totalement inédit, le Seigneur la porta avec tendresse à la tête du lit. Ce fut à peine si elle remarqua quatre bracelets de cuir très épais qui étaient cloués au quatre coin du meuble lui permettant de la suspendre ainsi, la petite rose encore baillant sous l’emprise du désir.
« Vous dormirez comme ceci, mon petit lapin, décréta-t-il. Que je puisse, à chaque fois que je m’éveillerai, savourer l’exquise vision de vos parties intimes qui souffrent pour moi. »
Alors qu’elle commençait à reprendre conscience, le Seigneur Tokugawa renvoya Yukimura auprès de Dame Leona et, très rapidement se mit au lit avant de s’endormir. Il lui murmura alors qu’il moucha la bougie sur sa table de chevet :
« D’ici quelques jours, je vous emmènerai avec moi, faire la revue des troupes de la Marine de Sa Majesté le Roi. Mes soldats pourront ainsi se délecter de votre beauté. Nous irons également rendre visite au Capitaine de la Garde, Yanagi et au Chroniqueur du Roi, Inui, au Village. Vous pourrez ainsi imprégner votre esprit rebelle du dur labeur du Village. »
Ces mots laissèrent Katsumi confondue ; ce Seigneur qui n’avait que peu eu le temps de la soumettre à ses caprices avait vu la même chose en elle que le Prince Yukimura.

Les jours qui suivirent furent un état de pâmoison pour la Princesse qui s’efforçait de servir au mieux son nouveau Maître. Elle n’avait pas eu l’occasion de reparler avec Yukimura. Il avait tant de choses à lui apprendre, sur elle-même, sur ces pensées secrètes qui l’assaillaient, la tourmentaient. Le Seigneur Tokugawa était d’une rigueur effrayante, n’en plaisant que plus à la belle. Pourtant, là encore, son âme se sentait encore insatisfaite. Offrant tout son corps à cet homme plus ombrageux que Tezuka, plus sensuel que Sanada, plus déroutant qu’Atobe et enfin plus éclairé que ne semblait l’être Dame Kaori, la blonde ne jugeait pas encore lui appartenir pleinement. Quelque chose qui lui manquait pour le sentir totalement, jusque dans les tréfonds ignorés de son cœur.
Chaque matin, elle devait nettoyer sa chambre, remplir son pichet de vin avant de subir une bonne séance de battoir dans le Jardin. Puis, enfin, venait la délivrance où, avec fougue, il la prenait, cachés dans la pénombre de son boudoir. L’après-midi, elle retournait dans la Salle des Esclaves pour être baignée et huilée et dormir jusqu’à la soirée où, très souvent, elle devenait un petit objet de jeu pour le Sentier de la Bride Abattue ou le Labyrinthe de la Chasse. Enfin, tard le soir, il l’attachait à son lit, comme le premier où, sous les rougeurs et les larmes, il s’endormait, la laissant dans un autre tourment. Mais, Katsumi le remerciait aussi pour cela. Sans ce supplice, avait-elle songé, comment pourrai-je atteindre la perfection à laquelle il aspire me voir? Sans cette torture délicieuse, la belle ne songeait que plus à son âme de rebelle, aspirant à de nouvelles aventures.

Cet après-midi là, après avoir profité de la douce chaleur, assise aux pieds du Seigneur Tokugawa dans les Jardins, ce dernier lui annonça que la Princesse Kaori souhaitait disposer d’elle dans ses appartements.
« Vous passerez quelques heures avec son Altesse et vous vous devrez vous montrer toujours aussi obéissante et docile, comme pour moi, lui enjoint-il. Sans quoi, au lieu de m’accompagner demain dans la revue des soldats de sa Majesté, vous vous languirez ici, attachée de telle sorte que vous ne pourrez que maudire votre incapacité à plaire à vos Maîtres et à vos Maîtresses. »
Katsumi frémit devant la menace du jeune Seigneur. Elle baisa ses bottes et sous la houlette de son Valet, la jeune femme se rendit aux appartements de la Princesse. Cette dernière l’attendait visiblement avec impatience et s’empressa de l’accueillir en la relevant et en lui donnant avec un long baiser sur ses lèvres humides, laissant la blonde totalement pantoise.
« Ma chérie, je suis tellement heureuse de pouvoir jouer un peu avec vous, gazouilla la Dame en lui chatouillant délicatement la poitrine et le ventre. Nous disposons que peu de temps, ma très chère. »
Puis, elle lui ordonna de s’asseoir à ses pieds, sur un coussin moelleux.
« Je voudrais tellement vous fouette de nouveau mais je désire autre chose, en cet instant! S’écria la Grande Princesse. Quelque chose que vous seule pouvez me donner. »

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Ven 19 Nov - 13:19



Encore toute étonnée par la subite et étrange démonstration d’affection de la Princesse Kaori, Katsumi se demanda s’il s’agissait d’un nouveau divertissement, tout aussi mystérieux, pour lui faire goûter à une toute autre forme d’asservissement charnel ou une manifestation pour le moins surprenante, de la toute puissance de cette femme, de la satisfaction d’un simple caprice avec une esclave qui l’amusait. Néanmoins, le baiser humide qu’elles avaient échangé lui avait procuré un sentiment très différent de ce qu’elle éprouvait avec le Seigneur Tokugawa lorsqu’il la besognait avec passion. Cette attention particulière que la Grande Princesse lui vouait la perturbait, l’effrayait. Elle semblait l’examiner d’un œil différent, comme si elle cherchait à percer encore plus les recoins de son âme, pour en savourer son essence, le feu qui animait son mystère et ses propres interrogations. Katsumi songea alors subitement qu’elle s’était trompée au sujet de cette femme qui la dominait de toute sa hauteur, de sa grâce altière. Comme pour le Prince Tezuka, la jeune fille n’avait pas cerné la vraie personnalité de sa persécutrice, tout du moins, s‘était contentée de ce que la Princesse Kaori daignait montrer. Ou était un autre versant de ce jeu? Serait-elle ainsi le jour où viendrait le temps de sa libération et des récompenses qui l’accompagnent?
« Petite douceur passionnée, murmura Kaori, ses lèvres dégustant son visage, petite créature enchanteresse.
-Ma Dame, parvint à soupirer sa compagne.
-Il y a tant que je voudrais… reprit doucement la Grande Princesse. Mais je ne dispose pas de ce temps, ni pour vous fouetter ni pour obtenir toute cette attention que je désire. »
Elle se releva, laissant Katsumi chancelante et de plus en plus confondue. D’un geste, elle lui indiqua un pichet de vin et un verre de cristal. La blonde comprit ce que la Dame exigeait d’elle. D’un geste aussi rapide que possible, elle lui servit à boire. Kaori tendit alors la coupe vers les lèvres de la jeune esclave et lui laissa laper le succulent nectar avant de goûter à son tour le breuvage divin.
« Princesse Katsumi, reprit la fille du Roi Sasaki en lissant le velours de sa robe d‘une main distraite, je vous ai fait venir pour une raison un peu particulière. Comme vous, j’ai été esclave de plaisir au Palais du Sultan. Je me suis livrée de mon plein gré à ses griffes, aux Maîtres et aux Maîtresses de sa cour, aux langueur de ce monde très différent de notre vieille Europe, à la morsure de la chaleur du désert. »
Elle marqua une pause, ses yeux gris métallique plongés dans un souvenir qu’elle seule pouvait voir.
« Être une Maîtresse alors ne me suffisait pas, je comprenais que pour être une bonne Maîtresse, il fallait que je sois aussi l’autre versant de ce drame, passer en deçà et revenir ne pouvait qu‘enrichir mon expérience. Il fallait que je sois une excellente esclave. Mais il m’a fallu plusieurs mois, que je sois ne plus en mesure de m’appartenir pour que je comprenne ce que je recherchais. Ce que mon cœur plus que mon corps réclamait ardemment. Savez-vous ce que c’était?
-Non, ma Dame.
-Mais avez-vous une idée? Insista la Princesse Kaori, ses grands yeux plongés dans les siens, comme pour y trouver une réponse.
-L’amour? » risqua timidement Katsumi, bien que n’arrivant pas à s’imaginer cette femme chercher dans la servitude l’amour.
La Grande Princesse sourit, un peu tristement. Sa compagne songea à quelle point cette femme était somptueuse et, l’espace d’un instant, l’imagina aussi nue qu’elle l’était, dans l’univers fantasmagorique du Sultanat, caressée du bout d’un fouet et baisant les pieds d’un Maître à la peau olive ou d’une Maîtresse avec de très longs cheveux noirs.
« Non, ce n’était pas l’amour, ni l‘être aimé. Je voulais simplement connaître, durant un temps, l’abandon total de son être aux caprices de mes Maîtres et de mes Maîtresses, comme le faisaient jadis mes premiers esclaves. Car… On éprouve toujours une forme d’affection pour eux. L’amour… C’est différent. »
Katsumi ne comprit pas immédiatement ni le sens de cet étrange discours ni son but. Pourtant, elle vit dans le regard de Kaori quelque chose de familier, de douloureusement familier.
« J’aimerai, continua la Dame, que ce soit à votre tour. De parler, s’entend. Je n’entretiens pas cette stupide illusion que la sensualité ôte toute faculté de raisonnement. J’aimerai entendre de votre bouche pourquoi vous ne vous livrez jamais pleinement à quiconque.
-Ma Dame…
-Ne vous inquiétez pas, ce que nous nous dirons restera entre ces murs, dans cette chambre. Je vois en vous celle que j’étais. Mais peut être me leurrai-je sur vos sentiments. Après tout, vous, on vous a enlevé à vos parents, à votre Cour, à votre Royaume pour vous amener ici. Alors que moi, je me suis enfuie d’ici pour être jetée plus bas que terre.
-Je ne sais trop où quoi commencer, murmura la belle. Mes parents m’ont un peu expliqué le principe de cette servitude, pourquoi je devrais être docile et obéissante.
-Je comprends mieux alors votre résignation de surface, fit Kaori pour elle-même. Votre père était le jouet préféré de mon grand-père. Et votre mère était elle aussi une esclave brillante, presque magique. Comment, d’esclave nue, elle a su, sans ciller, devenir une des Maîtresses les plus implacables de cette Cour.
-Mes… Mes parents… bredouilla Katsumi, avide d‘en savoir qu‘elle n‘était réellement étonnée.
-Ont marqué l’histoire de ce Château, compléta en souriant la Princesse. Des milliers d’esclaves sont passés entre les murs de ces lieux. Certains sans être remarqués, souvent relégués pour divertir les hôtes de passage. Mais d’autres, comme vos parents, ont su briller dans la souffrance et la douleur. Chacun à leur manière. Cela explique sans doute pourquoi votre absence de réaction quand mon grand-frère est venu vous enlever. Dès les premiers instants, il a su que, même jetée plus bas que terre, culbutée par des mains brutales, votre âme comme votre cœur seraient des terres vierges de toute conquête. C’est pour cela que des Maîtres comme Sire Tokugawa vous adore. Même le Prince Yukimura est fou de vous. »
Katsumi baissa les yeux, gênée. Elle ne s’était pas doutée que l’affection que lui portait ce Prince ait pu ainsi être percée à jour. Kaori sembla lire dans ses pensées.
« Le Prince Yukimura, jeta-t-elle enfin, est l’esclave qui semble montrer le plus d’indifférence et de sombre dédain sur sa destinée. Je l’ai questionné à mon retour, comme je le fais en ce moment avec vous. Pourtant, je crois que son cœur est enchaîné, désormais. A vous, à sa Maîtresse, Dame Leona, à toutes les mains des Seigneurs et Dames qui savent se montrer effrayants de dureté. Parfois, ajouta-t-elle avec un léger rire, on a dû mal à le croire né de sang royal et non esclave. Paradoxalement, il est de ceux qui cèdent, une fois qu‘on sache comment toucher son âme. Mais vous, Princesse Katsumi, vous n’avez pas encore vraiment trouvé ce que vous recherchiez, je me trompe?
-Non, ma Dame, reconnut la belle, un peu d‘hésitation dans la voix. Les Maîtres que j’ai eu…
-Continuez.
-… sont comme, vous le dites, de ceux qui cèdent, qui se livrent quand ils ne trouvent pas de moyen de me percer à jour, enchaîna la jeune esclave. Cette indifférence que vous croyez percevoir en moi, comme vous le dîtes, je dois avouer que je n‘en ai pas pleinement conscience. C’est juste… Juste que je n’arrive pas à m’attacher à quelqu’un qui se donne avec facilité.
-Vous êtes bien plus exigeante et plus honnête que nombre de ce troupeau d’esclaves, observa la Dame. Vous n’avez, certes, pas trouvé ce que vous recherchez mais vous savez ce que vous attendez d’un bon Maître ou d’une bonne Maîtresse. Néanmoins, fit-elle après quelques instants de réflexion, ne voudriez-vous pas aimer?
-Aimer? Répondit doucement Katsumi, un sourire ironique se dessinant malgré elle sur son visage. Je l’ignore. Je le nie mais j’en ai très envie. Mais, en mon cœur, je me rebelle à cette idée… Peut être que c’est à cause de ce sentiment inconnu et effrayant qui fait de moi ce que je suis. Une esclave qui refuse de se livrer, même à Sire Tokugawa.
-Parlant de Sire Tokugawa, est-il assez bon Maître? »
Katsumi rougit magnifiquement, tout en repensant qu’elle n’avait pas rougi ainsi depuis ces premiers pas dans ce Château. Kaori laissa s’échapper un petit rire, sa tête rejetée en arrière, dévoilant sa gorge blanche. De nouveau, des images traversèrent l’esprit de la belle, des images où elle voyait la Grande Princesse entravée, attachée, un inconnu lui dévorant la naissance de cette belle gorge, laissant ses lèvres dévorer les petits cailloux de tétons avant de s’aventurer plus bas.
« Oubliez cette question, lâcha-t-elle. Venez par ici. Je sais que vous désirez simplement lui complaire en toute chose. Pas plus, pas moins. Et à moi aussi, vous allez me faire plaisir. Approchez de nouveau votre joli bouche. »
Kaori remonta les lourdes jupes jusqu’à son ventre, dans un chatoiement de velours et soie rouge et or. Sa petite fente humide était délicatement ourlée, légèrement entrouvertes d’où perlait le breuvage féminin empreint de mystère et désir.
« Faites-moi plaisir, ordonna gentiment la Princesse en faisant sonner un Valet avant de s‘adresser à ce dernier. Faites mander Sire Tokugawa. »
Savamment, la petite langue joua avec l’intimité de la Grande Princesse, se délectant de cette volupté encore énigmatique, savourant les petits soubresauts de plaisir de sa Maîtresse. Entendant soudainement la voix du Seigneur Tokugawa, elle sursauta mais la main fraîche de la Princesse l’obligea à continuer.
« Son Altesse désire me voir, fit respectueusement le Seigneur coulant un bref regard vers son esclave.
-C’est exact, confirma la jeune femme alors que Katsumi réalisa avec terreur que son Maître pourrait très bien se mettre en colère après elle. Comme j’ai pu le constater, cette petite est un adorable objet de jeu. Vous avez une chance inestimable de pouvoir en user comme bon vous semble.
-Oui, même si en son cœur, elle ne semble que peu soumise, répliqua le Seigneur, cette enfant sublime chacun des châtiments qu’elle reçoit. Je prends un vrai délice à la fouetter, à voir ses petites larmes perler au coin des yeux quand la lanière de mon battoir lui mord les chairs, à voir sa petite fente pleurer de désir dans chaque moment d’attente et de supplice. Oui, cette petite Princesse sied à mon plus grand plaisir. »
Un léger silence s’installa qui inquiéta Katsumi. Quels regards échangeaient-ils? Quelles nouvelles idées de tortures et de terreur délicates s’insinuaient dans leurs esprits? Soudain, la blonde sursauta légèrement, elle sentit les doigts du Seigneur Tokugawa effleurer avec tendresse ses voluptueuses vallées intimes qui se gonflèrent instantanément et quelques gouttes de miel s’échappèrent. Elle réalisa alors que la Dame et son Seigneur s’embrassaient et cette vision provoqua en elle un bizarre mélange de jalousie torrentielle et d’un désir de complaire amplifié sous l’excitation. La demoiselle redoubla d’ardeur dans les caresses qu’elle prodiguait à la Princesse Kaori, qui d’un geste impatient, retroussa le haut de ses lourdes jupes et fit glisser le bustier en satin, dévoilant deux seins très lourds aux tétons couleur pêche qui pointaient, dans une totale appétence. Sire Tokugawa s’empara de ces deux petits bourgeons avant de les sucer avidement, sa virilité douloureusement tendue par tous ces délices. Sans qu’on n’eut besoin de le lui ordonner, ses lèvres de Katsumi abandonnèrent la petite fente de Kaori et se posèrent sur le membre turgescent de Tokugawa qui commença à aller et venir dans cette antre savoureuse puis, un peu brusquement, la délaisser pour explorer l’intimité de la Grande Princesse. Les bras ballants, ne sachant pas trop que faire, Katsumi sentit la main impétueuse de son Maître lui sommer de relever le derrière et de baisser le front à en toucher le sol. La jeune femme s’exécuta avant de sentir une série de fessées au même rythme que les coups de reins que le Seigneur Tokugawa appliquait avec délectation à la belle Kaori. Si, durant quelques instants, Katsumi se demanda, indignée, si ces Seigneurs et Dames étaient tombés aussi bas qu’elle pour se livrer ainsi à chaque instant de la journée à leur gourmandise charnelle, cette réflexion se dissout très vite dans le flot érotique qui l’engloutissait un peu plus à chaque vibration dans la chair de sa croupe. Elle réalisa à peine lorsque ses deux Maîtres se laissèrent surprendre par un torrent de jouissance comme si, en cet instant, tout l’édifice de froide maîtrise s’écroulait. Sentant la frustration familière palpiter dans les tréfonds de son intimité, elle se laissa néanmoins porter délicatement par son Maître au pied du lit de la Grande Princesse où il l‘attacha fermement de telle sorte que rien ne pouvait soulager le sourd désir qui la tenaillait.
« Dormez, Princesse, lui murmura-t-il avec une tendresse inhabituelle. Les jours qui viennent seront assez rudes. Nous partons au Village demain matin à l’aube pour y rester trois jours. Je ferai la revue des troupes terrestres du Roi. Après quoi, nous irons au Port, inspecter le chantier du nouveau bateau du Roi.
-Oui, mon Seigneur. »
Son esprit engourdi réalisa dans une sorte de songe vaporeux que Sire Tokugawa et la Grande Princesse Kaori s’allongèrent alors sur le matelas de velours, étroitement enlacés. Plus rien ne compta alors, que cette torture de ne pouvoir se blottir dans leurs bras.

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Ven 26 Nov - 9:33


Tout le château sommeillait encore lorsque son Valet Oishi vint la délivrer de ses entraves. Du coin de l’œil, Katsumi vit Sire Tokugawa et Dame Kaori toujours étroitement enlacés, profondément endormis. Mais elle n’eut pas le temps de s’attarder sur cette vision ; Oishi l’emmena dans la Salle des Esclaves où il la baigna, l’huila et la parfuma. Après un séchage rapide, il peigna ses longs cheveux avant de les nouer en deux lourdes tresses avec de lourds rubans de velours verts ornés de pierreries. Katsumi ne sembla que peu y prêter grande attention, son esprit était entièrement tourné vers la journée qui s’annonçait alors que tous les esclaves et leurs Maîtres et Maîtresses dormaient encore. Enfin, elle allait découvrir les coutumes du mystérieux Village, connaître de nouvelles et de douces terreurs et éprouva une sorte de reconnaissance envers Sire Tokugawa. Ces derniers jours étaient passés à une vitesse folle et tellement affairée à complaire à son Seigneur, la Princesse n’avait eu vraiment le temps de songer au Village ni à se rebeller pour y être envoyée. Elle se sentit gagnée par l’excitation et la curiosité et se demanda si Oishi avait remarqué sa fébrilité. Un rapide coup d’œil lui indiqua que ce dernier était fort préoccupé, les sourcils plissés en signe de contrariété.
« Tenez-vous tranquille, Princesse, lui ordonna-t-il sèchement mais d’un air absent. Sans quoi, je ne vais pas terminer de vous nouer les cheveux comme il se doit.
-Oui, mon Seigneur. » chuchota-t-elle.
Il secoua la tête quelques instants avant de reprendre plus bas.
« Je voulais vous en informer mais comme je n’ai pu vous soigner avant, je n’ai pu le faire.
-De quoi s’agit-il, mon Seigneur? »
Oishi prit un air accablé.
« La Princesse Sakuno a été condamnée au Village. C’est tellement regrettable, elle commençait à resplendir à sa façon à elle, un peu timide et modeste. Mais, pour une raison totalement inexplicable, la Princesse s’est rebellée et a voulu s’enfuir du Château avant d‘être rattrapée dans les Jardins de Plaisir alors qu‘elle courait en direction des bois. Elle part ce matin avec d’autres esclaves désobéissants comme elle. Ootori est furieux, il ne s’est rendu compte de rien. »
Ces mots troublèrent la belle ; pourquoi Sakuno qui était une des esclaves les plus adorables qu’elle eut connues jusqu’à présent avait voulu s’enfuir? Était-ce dû à la peur? Katsumi en doutait fort, bien qu‘elle n’avait pas eu l’occasion de la revoir longuement et encore moins converser avec elle depuis qu‘elle était devenue l‘esclave attitrée de Sire Tokugawa. Non, c’était autre chose. La petite rouquine n’avait-elle pas plutôt voulu éprouver l’affection de son Maître en se rebellant ouvertement? Katsumi n’en fut que plus excitée à cette idée. Quelles nouvelles sensations inédites cette Princesse allait vivre, loin du raffinement et l’élégance de la Cour! La blonde se surprit à l’envier avant de songer qu’elle allait, dès aujourd’hui, voir les supplices du Village, quelle cruauté et quelle rudesse les condamnés allaient devoir subir. Elle espérait pouvoir y goûter, sans trop y croire, à la recherche de sensations nouvelles avant de secouer la tête. A quoi pensait-elle donc? N’appartenait-elle pas à Sire Tokugawa? Ne lui avait-il pas permis de s’abandonner un peu plus dans cette éducation un peu étrange mais sans prix? Sa vie d’autrefois ne lui avait apportée aucune sagesse, aucun contrôle de ses propres émotions, aucune modestie. Ses réflexions furent interrompues par Oishi qui la gourmanda gentiment.
« Allons, Princesse, lui assena-t-il. Veuillez-vous ressaisir! Je vois bien que vous nourrissez des pensées bien dangereuses. Vous n’avez pourtant point besoin du Village et de ses rigueurs pour vous distinguer, Princesse. Sachez que parmi les bannis, il y a également le Prince favori du Roi, le Prince Oshitari. Ce Prince, en dépit de la discipline de fer du Roi, est incapable de maîtriser ses débordements de passion ni de son amour pour ses Maîtres et ses Maîtresses. Même un séjour aux cuisines ne l’ont pas assagi. Un peu de Village devrait le purger de ses peurs. Il n‘en reviendra que plus magnifié. Mais vous, Princesse, vous n’êtes ni une esclave fière et orgueilleuse ni une jeune novice effrayée. »
Il acheva de la préparer, laissant la belle plongée dans le fil de ses pensées. Pourquoi ces mots qui auraient dû apaiser son âme l’avaient, au contraire, plongée dans une totale fébrilité? Sire Tokugawa était un Maître dur et cruel et c’était dans cette sévérité qu’aimait se perdre la jeune fille, pour mieux se dissoudre dans sa volonté, dans ses désirs, dans l‘impétuosité des rares mots qu’il daignait lui adresser ou des coups de son battoir, secs et savamment dosés pour l‘amener doucement mais sûrement à la docilité. Chaque coup de rein qu’il lui donnait dans son ventre était comme un soulagement à sa tourmente tout comme ses baisers étaient âpres, voraces, comme s’il aspirait l’essence de sa passion.
« Vous êtes prête, Princesse, déclara Oishi. Tenez vous tranquille, je dois préparer le Prince Yukimura qui vous accompagnera avec Sire Tokugawa. Dame Leona part quelques jours dans la famille de sa mère, au Royaume du Souverain Lysandre et elle a exprimé le désir que son esclave personnel soit avec vous durant son absence pour être bien fouetté, surtout qu’il a passé deux jours dans la Salle des Châtiments Spéciaux. Ce petit voyage à la merci de son ancien instructeur devrait le rendre moins fier et orgueilleux. »
La blonde resta surprise ; le Prince Yukimura venait donc avec eux. Il l’avait toujours intriguée et la jeune femme brûlait de lui poser des tas de questions, en particulier sur la raison un peu mystérieuse de son attachement à son endroit. Lui aussi l’attirait mais était-ce de l’affection? Ou une simple fascination pour un esclave qui se distinguait par une certaine indifférence envers sa condition et n’appréciait, comme elle, que les Maîtres brutaux? Elle n’aurait su le dire mais Katsumi sentait que ce voyage lui apporterait tout un lot de révélations et d’extases nouvelles.

Oishi mena Katsumi accompagnée de Yukimura à Sire Tokugawa, déjà à cheval, dans la Grande Cour où quelques soldats piaffaient d’impatience. Le beau Prince aux cheveux lavandes s’était vu enfiler un long phallus de cuir dans le derrière duquel pendait une non moins longue crinière couleur jais comme ceux des chevaux. Un anneau lui avait été également ajusté autours de son membre fièrement dressé pour s’assurer qu’il reste en érection jusqu’à ce qu’une main miséricordieuse le lui enlève, anneau relié à un collier de cuir attaché autours à son cou. Enfin, sa bouche était entravée par un petit bâton de cuir duquel partaient une paire de rênes pour le diriger, comme s’il n’était qu’un cheval. Oui, c’était quelque chose comme ça, songea la blonde, il ressemblait ainsi à une sorte de Poney humain, magnifiquement ouvragé comme une œuvre d’art et la blonde se demanda quelle sensation il devait éprouver en cet instant d‘être ainsi harnaché et être réduit à ressembler vraiment à un animal domestique avant de ressentir une excitation inédite. Le Prince Yukimura lui jeta un léger regard et la belle lut quelque chose qui la désarçonna un peu plus. Une telle forme d’admiration que c’en était troublant. Elle ne pensait pas qu’elle puisse ainsi attirer l’attention d’un autre esclave et se sentit quelque peu perturbée.
« Vous marcherez un peu devant moi, décréta froidement Tokugawa, les mains nouées dans le dos, que je puisse user de mon fouet comme bon me semble. Nous sommes au début de l’été, vous n’aurez pas à craindre le froid et le sol est suffisamment doux pour que vous ne vous puissiez vous blesser les pieds. Nous serons au Village dans l’après-midi au plus tard. »
Puis, il saisit les lanières de Yukimura avant de l’obliger à se positionner juste à côté de son cheval.
« Si le Prince Yukimura ne cherche pas à se montrer désobéissant et que ma petite sucrerie marche assez vite, nous pourrons même rattraper le charriot d’esclaves tombés en disgrâce et conduits ce matin même au Village. Pour eux comme pour vous, ce sera une excellent leçon dans votre édification. »
Ils se mirent en route sous le regard du Roi qui s’était posté depuis la balustrade royale, accompagnée de sa fille. Du coin de l’œil, Katsumi la vit envoyer un léger baiser en direction de Tokugawa. Elle n’eut pas le temps de songer plus avant de cette vision ; ils avaient atteints les remparts du Château.
« Nous voila donc en route pour le Village, » songea Katsumi surexcitée.

Le ciel était d’un très beau bleu avec quelques nuages au loin. Katsumi songea qu’elle n’avait pas revu le monde extérieur depuis son arrivée au Château avant de se sentir plus nue et vulnérable que jamais. Désormais, ce seraient les gens du commun qui pourraient admirer chacun de ses trésors, peut être même toucher sa chair dépouillée de toute parure qui faisait d’elle autrefois une Princesse, une fille de monarque. Le Seigneur Tokugawa lui administrait de temps à autre un coup de fouet, la surprenant et se laissa imaginer la vision enchanteresses qu’elle offrait avec ses fesses rougie par les coup en ces moments, quelle savoureuse ivresse son Maître devait éprouver. Yukimura marchait à ses côtés, d’une cadence plus soutenue que la sienne et, du coin de l’œil, elle put admirer l’organe princier, un bel organe, ma foi, qui ne demandait qu’à être caressée, léchée, soulagée de ses tourments.
Ils avaient trotté depuis environ une bonne heure quand la blonde décela au loin le bruit reconnaissable d’une charrette. Cela doivent être les esclaves déchus du Château, comprit la blonde et son excitation prit le dessus sur toute autre considération. Elle allait revoir ainsi la petite Princesse Sakuno ainsi que le Prince Oshitari, qu’elle n’avait que peu eu le temps de connaître. Katsumi se demanda quel sort allait leur échoir maintenant qu’ils avaient été précipités de la sorte, du haut de la Cour et des ruses dans les bas fonds des châtiments du Village. Tokugawa administra une nouvelle série de coups de fouet, signifiant à la blonde et à Yukimura de presser le pas. Un des soldats se détacha du groupe pour rejoindre le charriot pleine d’esclaves.
La carriole apparut enfin, remplie d’une bonne douzaine d’esclaves nus, baignés et oints comme s’ils allaient être présentés au Roi en personne alors que, désormais, ceux qui seraient leurs Maîtres ou leurs Maîtresses, seraient des lavandières, des soldats, des menuisiers, bref, des gens loin, très loin, de la grâce et de la douceur altière des Seigneurs et des Dames de la Cour.
Un concert de gémissements et de supplications s’éleva soudain avant qu’un coup de fouet du soldat chargé de rattraper ce chargement ne les fasse se bousculer dans l’étroit réduit. Katsumi put ainsi la voir, la petite Princesse Sakuno, le visage sombre, aux côtés de celui que la blonde identifia comme étant le Prince Oshitari. Lorsque le regard des deux Princesses se croisèrent, Sakuno laissa éclore un doux sourire sur ses petites lèvres. Katsumi comprit alors qu’elle avait vu juste ; la rouquine avait désiré son sort, l’avait appelé de ses vœux en se rebellant sciemment et ainsi provoqué le courroux du Roi.
« Méchants esclaves! S’écria tout à coup le Seigneur Tokugawa. Esclaves désobéissants, fiers et gâtés! Vous allez maudire ce jour car je veillerai personnellement sur votre ventre à l’encan à la place du marché. Que ce soient des Maîtres et des Maîtresses bien cruels qui vous achètent pour vous mater et vous faire faire les tâches les plus durs! »
Imperceptiblement, Katsumi sursauta. Alors donc, ces malheureux allaient être vendus aux enchères comme du bétail. Ce n’était ni le Roi ni leurs anciens Maîtres ou leurs anciennes Maîtresses qui choisiraient leurs nouveaux Maîtres. Cette destinée était décidée par une âme soucieuse d’épargner assez afin de pouvoir s’offrir un joli Prince ou une ravissante Princesse qu’elle prendrait grand soin de rudoyer et de punir au nom de son Roi. Ce dernier y trouvait également son compte puisque l’argent de ses gens du commun lui revenait. Diabolique et parfaitement huilée, songea la belle. Ces gens du commun travaillaient dur pour voir leurs affaires prospérer, du propriétaire terrien à l’aubergiste en passant par les marchands, cordonniers, modistes ou tout autre corps de métiers, pour peu qu’ils aient de la poigne, ils pouvaient ainsi faire gagner le double ou le triple du prix de l’esclave qu’ils avaient acquis. Il n’était pas surprenant que ce Village soit le plus riche du Roi et qu’il bénéfice de privilèges spéciaux.
Un concert de gémissements la coupa dans sa réflexion, rompu par le claquement du fouet de Sire Tokugawa. Ils approchaient en vue du Village avant d’y pénétrer plus avant et Katsumi eut le souffle coupé en pénétrant le mur d’enceinte. Une foule considérable de badauds s’était attroupée à leur arrivée. La blonde put discerner des rires moqueurs, des vivats, des commentaires. Mais cette agitation était très différente des murmures plein de morgue et de dédain de la Cour. Là, ils n’étaient plus des Princes ou des Princesses dans le sens commun du terme. Même la dernière des gardiennes d’oies ou le dernier des garçons de ferme pourraient voir la honte et l’humiliation qui se peigneraient sur le visage des condamnés pendant qu‘on les vendrait comme un vulgaire troupeau de volailles, jouir du spectacle de leur misère et de leur déchéance. N’importe qui, s’il en mettait le prix, pourraient s’offrir quelques instants pour punir l’un ou l’une d’entre eux. La blonde éprouva un frisson mêlé de terreur et d’abandon et se surprit à envier le sort de Sakuno et Oshitari. Là, la punition tomberait toute aussi vite, toute aussi drue mais pas dans le simple objectif de divertir quelque noble. Non, le châtiment qu’on leur infligerait désormais serait amplifiée, rehaussée dans toute la cruauté de leurs nouveaux Maîtres et de leurs nouvelles Maîtresses.
Ils débouchèrent sur une vaste place qui semblait être le cœur même du Village. Estomaquée, Katsumi ne put détacher ses yeux du spectacle qui s’offrait à elle. A droite de la place, se trouvait une sorte de grande Roue horizontale qu’une dizaine de Princes et de Princesses devaient faire tourner au petit trot sous le fouet d’un homme robuste, comme pour un manège. Tous les dix tours, on changeait un Prince ou une Princesse par un autre en l’attachant à une espèce de large ceinture clouée sur côté transversale de l’engin infernal. Du côté opposé de cet instrument, se tenait une grande estrade où une file d’esclaves hommes et femmes attendaient pendant qu’un des leurs se faisaient administrer une série de fessées avec un battoir en bois. Et au centre de cette effervescence, une autre estrade au pied duquel s’amassait une foule considérable, impatiente de voir les nouveaux disgraciés, avec l’espoir d’une acquisition intéressante qui se lisait dans les traits de leurs visages.
D’un geste brusque, Sire Tokugawa somma Yukimura et Katsumi d’avancer et de prendre place à ses côtés pendant qu’une femme s’inclinait respectueusement en lui offrant un tabouret, offre qu’il accepta sans se départir de son sourire froid et de ses traits durs. Puis, de sa voix impétueuse et dénuée d’émotion, il ordonna qu’on fasse monter les condamnés sur l’estrade des enchères. Oshitari, suivi de Sakuno, fut le premier à monter sur le plancher rugueux.
« Un bel esclave, robuste mais également souple pour les travaux de traits, messieurs dames! Criait celui qui semblait être chargé de cette tâche avant de gifler brutalement les tétons du Prince. Regardez-le! Ce rebelle a grand besoin d’être dûment dressé par vos mains expertes! »
Des montants commencèrent à fuser de toute part jusqu’à coup de marteau signifiant la fin de l’enchère.
« Pour cent pièces d’or, le Prince Oshitari est vendu à Inui, Chroniqueur du Roi! »
D’un geste brutal, il le somma de rejoindre son nouveau Maître et Katsumi put voir les larmes inonder ses joues. Elle resta hypnotisée devant la grâce du jeune homme malgré l’humiliation. Puis, ce fut au tour de la petite Sakuno d’être vendue à une aubergiste du nom de Shiba. Cette dernière, après avoir affiché un air satisfait de son acquisition, se dirigea vers Sire Tokugawa et ses deux esclaves. La femme, vêtue d’une lourde robe de velours grossier avec une chemise à jabot en toile, s’inclina à son tour devant le Seigneur de Katsumi.
« Votre Altesse, c’est un immense honneur de pouvoir vous recevoir au Village. Nous ferez-vous également l’honneur de loger dans ma modeste auberge, lui fit Maîtresse Shiba.
-Oui, Madame. Veuillez me préparer ma chambre habituelle. Quant à mes deux esclaves, s’ils peuvent se reposer dans le jardin, cela ne poserait aucun problème.
-Je peux vous l’assurer, Messire, lui certifia la pimpante aubergiste.
-Je dois faire la revue des troupes de Sa Majesté le Roi et, ajouta le Seigneur avec léger rire, j’aimerai que ces deux petits bonbons puissent être convenablement préparés à cette occasion. Mes soldats ont travaillé dur, je me dois de les récompenser comme ils le méritent.
-Naturellement. »
Cette conversation intrigua Katsumi. Cette sorte de familiarité entre son Maître et l’aubergiste lui parut incongrue mais elle n’eut le temps de penser à autre chose, Sire Tokugawa, avec une tape sèche sur sa croupe, l’obligea à suivre le groupe.

L’auberge de Maîtresse Shiba était pimpante, soigneusement entretenue. Une Princesse, pliée en deux, était suspendue à l’enseigne de la bâtisse de telle sorte que sa petite fente surmontée d’une toison brune était crûment exposée aux badauds. Des traces récentes témoignaient des coups de battoirs que l’esclave avait dus recevoir dans la matinée. Ses longs cheveux couleur de jais lui cachaient en partie un visage étrangement paisible, comme si cette posture douloureuse lui procurait une forme de sérénité en dépit de son inconfort visible.
Ce fut à quatre pattes que Katsumi pénétra dans l’auberge, entre Maîtresse Shiba et Sire Tokugawa. Yukimura se vit attaché comme un cheval vers l’écurie où, à la frayeur de Katsumi, cette dernière vit d’autres Poneys humains, également harnachés comme de simples bêtes de traits, étaient soigneusement accroupis en rang, leurs sexes fièrement dressés dans toute leur splendeur. On lisait dans leurs traits la fierté d’être ainsi utilisés.
« Ce monde du Village est encore plus exotique que je ne l’aurai cru, songea Katsumi. Tous ces gens, ces rustres, savent nous rabaisser encore plus bas pour que nous puissions nous abandonner encore plus à notre infortune. »
Dans l’auberge, plusieurs esclaves, à quatre pattes, s’activaient pour nettoyer le sol, les tables, les tabourets ainsi que les marches d’escaliers sous la badine d’une femme de chambre. Maîtresse Shiba ordonna brièvement qu’on enlève l’équipement du Prince Yukimura et qu’on baigne la Princesse Katsumi avant d’aller la faire dormir la pelouse du jardin, vers l‘abri aux esclaves. Quant à la nouvelle esclave, la Princesse Sakuno, on lui fit promptement aller dans les cuisines, afin, sans doute, de lui expliquer les tâches domestiques auxquelles elle serait désormais astreinte. Les deux femmes ne s’échangèrent même pas un regard, certaines de pouvoir se retrouver, quelque fût ce que le destin leur réservait désormais.
Sans vraiment réaliser ce qui lui arrivait, Katsumi se retrouva nettoyée de toute la sueur et la poussière de la journée par une servante dans un grand baquet d’eau, au milieu du jardin. Elle vit seulement Yukimura les rejoindre à son tour, son membre imposant libéré de son anneau tout comme le mors à sa bouche avait été retiré. Elle admira le torse musclé, ses bras puissants et songea avec quel plaisir elle aurait aimé l’enlacer, sentir son organe œuvrer dans son corps. Avec rudesse, la servante procéda avec célérité à la séance de toilettage qui, contrairement au Château, ne s’encombrait pas de coûteux parfums ou d’huiles délicates. Ils n’étaient plus des trophées de prix, dans le jardin de cet auberge, juste les esclaves de son Altesse Sire Tokugawa qui devaient être propres et présentables pour la revue des troupes de sa Majesté.
« Tout est si différent et pourtant, ça me semble encore plus magique qu’au Château, songea la belle, ses doigts effleurant les zébrures qui marbraient sa peau rafraîchie par l‘eau du bain. Comme si toute cette rudesse, ce battoir grossier ou les mains fortes de ces Maîtres et de ces Maîtresses avaient, justement par le travail, su acquérir une puissance que les petits doigts effilés des Dames n’auraient jamais. »
Mais tout cela ne reflétait pas l’ensemble de ses pensées. Beaucoup d’autres songes se bousculaient dans son esprit. Sire Tokugawa allait-il user d’elle en la forçant à cet horrible manège de la Place Publique? Ou allait-il la laisser se languir là? Cette nouvelle torture sous la forme d’une attente dans l’espoir d’être punie comme elle le méritait la rendait jalouse de Sakuno.
La servante l’obligea à se lever avant de lui indiquer un petit coin dans le jardin où elle devait s’allonger pour se reposer, sous une forme de cabane où quelques planches protégeaient les esclaves du vent ou de la lumière du soleil. Obéissante, la blonde alla s’allonger avant d’être rejointe par le Prince Yukimura.
« Pas d’entrave, remarqua Katsumi, ses yeux dans le vague, la petite pulsation familière entre les jambes. Comme c’est cruel de nous laisser ainsi!
-Princesse, lui chuchota Yukimura. Je crois que nous avons quelques instants pour nous. J’ai tant eu envie de reparler avec vous, depuis la Nuit de Fête mais sans que l’occasion ne se représente. Mais s’ils nous surprennent, ils risquent de nous punir…
-Je l’espère bien, rit doucement Katsumi.
-Vous ne semblez pas effrayée par tout ce que nous avons vu.
-Effrayée? Murmura la jeune Princesse. Je suis assez terrifiée mais… Tout est étrangement délicieux de se dire que ce Village… Que ces rustres peuvent se rendre Maître de nous, de nos corps, de façon encore plus brutale et méprisante que n’importe quel Maître ou n’importe quelle Maîtresse de la Cour du Roi. Que la discipline de fer de ces gens du commun leur vient des durs labeurs de leur travail quotidien. Oui, cela me terrifie… et me séduit en même temps.
-Vous êtes une esclave magnifique, observa Yukimura, encore plus que je ne l’imaginais. Je pensais jusqu’alors que vous ne songiez qu’à aimer vos Maîtres et vos Maîtresses et non à rechercher l’abandon total de votre être dans la servitude.
-Aimer l’un de ces Maîtres ou l’une de ces Maîtresses? S’interrogea la jeune esclave. Je n’en ai jamais eu envie, tout du moins, je n’arrive pas à admettre que je puisse les aimer un jour au point de leur céder mon âme. Vous, Yukimura, avez cédé votre âme, me semble t-il. Pas moi. C’est la seule chose que nous pouvons prétendre posséder dans ce monde. Je veux m’égarer dans le châtiment, j’aime mes Maîtres et mes Maîtresses de la même manière qu’eux s’intéressent à moi, cela ne va pas plus loin. Ils veulent percer mon âme à jour que je désire connaître l’étendue de leur pouvoir sur moi. Rien de plus, rien de moins. Dans le reste, dans l’amour, ils me sont parfaitement indifférents.
-Pourtant, objecta le beau Prince aux cheveux lavande, Sire Tokugawa ne semble pas vous être aussi indifférent que ça…
-Pas du tout, répliqua en souriant la belle. Sire Tokugawa est effrayant, délicieusement perturbant ; il a vu, semble t-il, en moi qu’en dépit de toute mon obéissance, toute ma soumission, je ne lui appartiens pas ; je ne lui appartiendrai jamais. »
Un léger silence empli de ces mystères où les réflexions les plus profondes prenaient place sur tout le reste, de la petite servante qui étendait le linge à l’autre bout du jardin jusqu’aux caresses de l’herbe sur leurs peaux nues. Katsumi songea un instant avec un léger amusement à sa vie avant son arrivée au Château. Elle ne regretta pas d’avoir, pour même un nombre restreint d’années, renoncé aux fastes d’une vie de Princesse gâtée et insouciante. Cette éducation du corps et de l’esprit ne lui avait apporté que du bienfait. Les choses comme les gens avaient éveillé en elle une curiosité nouvelle, une vision inédite. Combien de fois s’était-elle demandé quelle sensation lui procurerait le fait d’avoir le battoir entre les mains avec des derrières rougis à sa merci? Tout comme elle se demandait comment elle pourrait un jour renoncé à cet esclavage de plaisir, cette servitude de l’amour?
« Mais vous-même, Prince Yukimura, reprit la Princesse, le plus doucement qu’elle put, considérez-vous avoir tout cédé à vos Maîtres et à vos Maîtresses, en particulier Dame Leona et Sire Tokugawa? Je veux dire, votre destinée semble être de pair avec une plus grande renonciation de vous-même.
-Je ne suis pas un esclave simple, contrairement à vous, répondit le jeune esclave. Vous, vos désirs sont peut être plus exigeants, plus honnêtes que nombre d’esclaves, mais ils restent simples. Trouver la magnificence dans la punition, le châtiment, quelque forme dusse t-il prendre. Moi… »
Il tourna légèrement la tête, s’assurant que la servante ne risquait pas de les surprendre avant de reprendre sa position, ses yeux mi-clos.
« Laissez-moi vous raconter mon histoire, afin de vous puissiez mieux comprendre qui je suis, pourquoi j’aime d’abord mon tourmenteur avant le tourment lui-même. Alors, vous serez mieux à même de juger pour votre propre édification. »

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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Mer 1 Déc - 14:47



Note de l’auteur : ce chapitre comportera des termes beaucoup plus crus, voire parfois quelque peu vulgaire pour désigner certaines parties anatomiques du
corps masculin. J’ai longuement réfléchi à cette utilisation avant de me décider. S’agissant d’un récit à la première personne, je voyais mal le personnage user de phrases alambiquées pour décrire les tourments qu’on lui faisait subir. Néanmoins, j’espère que l’histoire proprement dite tout comme le style continuera de plaire et vous incitera à continuer de suivre les aventures sensuelles de Katsumi.

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Récit de Yukimura

« J’ai été élevé à la Cour de la Reine Nanako qui m’a recueilli à la mort de mes parents, ainsi que ma jeune sœur, Saeko, commença Yukimura. Nanako était la sœur aînée de mon père et celle qui a dû reprendre le Royaume quand mon grand-père est décédé. Ma tante donc, m’a expliqué très tôt que, dès mon dix-huitième anniversaire, je terminerai mon éducation au Royaume du Souverain Sasaki, éducation qui, si elle venait à être couronnée de succès, se verrait récompensée à la fois par la sagesse et la patience mais aussi en or, plusieurs sacs d’or. Je supposais à ce moment que je servirai dans l’armée du Roi, ou quelque chose se rapprochant de la chevalerie. Sasaki est le monarque le plus puissant du continent et la simple évocation de son armée faisait frémir ceux qui avaient été sur les champs de bataille lors de la dernière guerre. Par conséquent, j’étais très loin de m’imaginer esclave nu pour le plaisir des Seigneurs et des Dames de la Cour du Roi.
« Quelques jours avant mon anniversaire proprement dit, des émissaires du Roi Sasaki sont venus au Royaume afin, disaient-ils « de m’examiner ». Comme ils m’inspectaient dans ma chambre, alors que j’étais nu, là encore, j’étais loin de soupçonné que cette nudité serait désormais l’état perpétuel dans lequel je serai une fois livré aux griffes du Roi.
Ce ne fut que lorsque je franchis les murs d’enceintes du Château que je compris avec horreur le sens de ma destinée et de mon éducation. Vous aussi, vous avez vu ces Seigneurs et ces Dames, désœuvrés dans les allées des Jardins de Plaisir, fouettant leurs esclaves dans quelque but de simple divertissement de leur vie oisive? J’ai vu le même spectacle en pénétrant dans le Château. »
Katsumi hocha la tête ; cela l’avait tout aussi atterrée, cette vision. Puis, elle était devenue si familière, et les bruits mat du battoir ou les sifflements des coups cinglants du fouet tout aussi ordinaires comme si le monde réel s’arrêtait à ce Royaume aux coutumes de plaisirs des plus étranges, que désormais, son ancienne vie, faite d’un lourd protocole de cérémonie, d’une telle distance entre elle, ses parents ou encore ses sujets, semblait avoir aussi peu de substance qu’un rêve lointain.
« Ce monde vous paraissait presque grotesque, au début, je me trompe, lui demanda la blonde.
-Oui, acquiesça le jeune Prince, ridicule, grotesque avec ces derrières rougis par le battoir, les secrets féminins aussi crûment exposés que nos queues se devaient être érigées en permanence. Je ne comprenais pas encore le plaisir à se laisser ainsi humilier, se laisser ainsi violer par ces regards, ses petites mains de Dames qui aiment à nous taquiner les chairs comme par la lanière du fouet qui, comme un serpent, s’amuse à nous trouver pendant que nous tentons de lui échapper.
« Evidemment, je n’avais pas le choix, je devais avancer, les fesses bien relevés et, c’est dans cette posture dégradante, d’une vulgarité qui n’a pas de mot pour la décrire suffisamment, que j’ai fait mon entrée dans la Salle du Trône.
« Le Roi Sasaki a immédiatement remarqué que je serai un incorrigible, un rebelle, un esclave fier et désobéissant ; il a l’œil et l’expérience pour cela. Il savait que même un tortionnaire comme Tezuka ne pourrait me rendre aussi malléable qu’il le souhaitait et décréta que deux semaines dans les cuisines me feraient le plus grand bien. Mais avant, je devais assister et m’imprégner de ce monde exotique et inconnu qu’est la Cour de Sasaki. Je découvrais alors la Salle des Châtiments, la Salle des Esclaves, tout le faste de ce Royaume, la puissance incontestable de ce Roi. Je ne résignais pas à cette vie d’esclave que je devrais alors mener durant au moins deux années et je refusais dès lors d’obéir à mon Maître qui était alors un jeune Seigneur inexpérimenté. J’étais son premier esclave de plaisir et il était dans l’incapacité à m’initier aux luxures de cet univers. Le Roi, décrétant que j’étais un irascible, m’expédia sans ménagement et immédiatement aux cuisines où, en devenant le jouet des domestiques, il estima que cela devrait réprimer par le fond mon caractère de forte tête.
« Ce fut avec plus d’horreur que d’appréhension que je découvris ce que me réservait cette punition d’un genre nouveau à ce moment. Jusqu’à présent, mon Maître s’était contenté de m’envoyer me languir dans la Salle des Châtiments, plié en deux et suspendu à une poutre, mon organe douloureusement tendu et mes bourses attachée par une lanière de cuir. Non, une fois aux cuisines, je me jetai au pieds de mon Valet en lui baisant les bottes, les larmes dégoulinant sur mon visage. Les domestiques me semblaient bien pires que le Roi et mon Maître réunis ; leurs rires gras, leurs manières grossières et leurs gestes explicites sur les tortures que j’allais désormais enduré. Tout cela me paraissait infiniment pire que la Salle des Châtiments. Mais Kabaji - mon Valet d’alors, partit d’un éclat de rire avant de m’abandonner, désemparé, aux mains de mes cruels tourmenteurs. Dès lors, je devais non seulement les aider à préparer les mets pour les banquets de sa Majesté mais surtout, je devais courir à quatre pattes, à travers les cuisines, un rouleau de cuisine enfoncé au plus profond de mes fesses, sous les coups des battoirs en bois, le corps recouvert d’épluchures et d’autres déchets. Parfois, les après-midi, ils m’installaient sur une table et m’obligeait à écarter mon anus le plus possible avant de servir d’un quelconque légume pour me l’introduire et me violer avec pendant que l’un d’eux me caressait la queue ou me la suçait avec un plaisir évident de me voir torturé entre le plaisir et la honte, avant de me redonner du battoir. Puis, les domestiques m’obligeaient à aller m’accroupir au milieu des épluchures, me rouler dedans en me disant que je n’étais qu’un petit animal, qu’une sorte de chien qui devait japper quand ils auraient la miséricorde de me donner un morceau de sucre et aller, la queue entre les jambes quand je me montrais désobéissant et rebelle. J’éprouvais une telle honte que j’en oubliais tout ce que j’avais été. D’autres fois, je devais accomplir des tours ridicules comme courir après un morceau de pain ou lécher le fond des marmites. Je devais être parfait, disaient-ils, sans quoi, je finirai mes années de services entre leurs mains. Je ne serai plus autorisé à dormir dans la Salle des Esclaves ni même à jouir de l’affection d’un Maître ou d’une Maîtresse. On me faisait dormir dans un coin crasseux de la cuisine, attaché aussi sûrement que je pouvais à peine atteindre la gamelle qu’ils avaient la bonté de me laisser pour laper de l’eau ou manger le surplus de nourriture réservé aux esclaves. Chaque jour, alors que le Château dormait encore, ils me réveillaient et, sous les rires, les coups et les commentaires moqueurs, je devais me dépêcher à préparer les petits déjeuners, à nettoyer la vaisselle et d’autres tâches réservés aux domestiques. J’étais sans cesse battu, humilié, pas assez pour me blesser les chairs mais suffisamment pour que je vienne leur manger dans le creux de la main.
-Quels monstres ! S’écria Katsumi. Mais comment êtes rentrés dans les grâces du Roi?
-Au bout de deux semaines de ce traitement infernal, j’étais, me semble-t-il, devenu plus doux qu’un agneau. J’étais prêt à me soumettre à n’importe quelle exigence, n’importe quel caprice, pourvu qu’on me sorte de cet endroit... Pourvu que je plaise à mes Maîtres, fussent-ils Seigneur, Dame ou simple garçon de l’office. J’étais devenu exactement ce qu’attendait le Roi. Mon Valet est venu me chercher, je ne comprenais plus rien, je ne réfléchissais à rien d’autre qu’enfin, j’allais me distinguer autrement que couvert d’épluchures, en me vautrant sans grâce dans les tas d’ordures ou me courant pour échapper à mes tourmenteurs. En y repensant, ajouta le jeune Prince avec un demi-sourire, je crois que ce « séjour » dans les cuisines était exactement ce qui me convenait à l’époque. Sans cela, je n’aurai sans doute jamais accepté ma condition et je n‘aurai pas compris comment accepter plus facilement ce qui m‘était échu.
-Alors, à ces moments, le questionna tendrement la blonde, vous ne pensiez pas qu’ils vous ont rabaissé à ce point pour que votre cœur soit mis à nu?
-Non, je vous le disais tantôt, je ne pensais à rien qu’à complaire au Roi et à mon Maître de l‘époque. Mais ce dernier n’avait pas de temps à m’accorder ; il avait trouvé un nouveau petit objet de jeu, la ravissante Princesse Ann et ne voulait plus entendre parler de moi. Quant au Roi, il me fit faire une petite démonstration de soumission dans ses appartements. Sous ses coups de battoirs, je devais sucer les queues de cinq Princes, esclaves comme moi, avec célérité. Ces Princes, disait-il, bénéficiaient de ce petit privilège pour leur grande promptitude à voler au devant des désirs de leurs Maîtres et de leurs Maîtresses. Puis, je devais, toujours sous les coups de fouets, courir à travers la chambre du Roi pour lui rapporter des petites balles dorés. Si mon derrière n’était pas levé assez haut et si je n’étais pas assez rapide ni assez gracieux à ses yeux, il m’enverrait languir dans la Salle des Châtiments avec pour ordre de couvrir mon corps de zébrures durant une semaine. Car, selon ses dires, les quelques passages que j’y avais fait avaient été trop doux pour un désobéissant comme moi. Néanmoins, à sa grande satisfaction, j’effectuai tous ces petits tours dans la plus parfaite soumission et il envoya quérir Sire Tokugawa qui serait en charge de m’éduquer afin d’être un bon Serviteur et un esclave de premier ordre.
« Sire Tokugawa ne me ménagea jamais quand je fus son apprenti. Il fut d’une dureté effroyable, d’une cruauté sans égal, aiguisant mes appétits à les rendre insupportables, me réveillant en pleine nuit pour me prendre avant de m’administrer du battoir et m’attacher de telle sorte que rien ne puisse apaiser le feu qui brûlait dans mes reins. Ma queue comme tout mon être comprenaient alors, avec inquiétude, que si je tombais sur un Maître hésitant et trop doux, je serai incapable de maîtriser ma passion grandissante. A la fin de mon apprentissage, Sire Tokugawa m’envoya à la Salle des Châtiments Spéciaux, en récompense de mon obéissance.
-J’ai déjà entendu parler de cette Salle, lui fit Katsumi. Mais de quoi s’agit-il exactement?
-Cette Salle des Châtiments Spéciaux, ce ne sont pas des Seigneurs ou des Dames qui tiennent le battoir mais des Princes et des Princesses récompensés pour leurs performances ou leur obéissance. Ils sont en devoir de châtier le plus sévèrement possible les esclaves tombés en disgrâce. Raconté de la sorte, cela ne semble pas bien effrayant mais imaginez un seul instant, des esclaves punissant un autre esclave. Quelle humiliation durant ces instants on puisse traverser et par quelle épreuve passent certains des tourmenteurs? Si certains semblent avoir une prédisposition au rôle du Maître ou de la Maîtresse, d’autres, beaucoup d’autres éprouvent une forme de tourment inédit ; celui d’être seul avec le battoir entre les mains, sans personne pour le guider.
« Ce fut pour moi l’une des pires épreuves que j’eus à passer. Libéré de toute contrainte, libéré de toute entrave, je devais à la fois maîtriser mes désirs de couvrir l’adorable petite Princesse tombée en disgrâce et la châtier suffisamment pour contenter mes Maîtres et mes Maîtresses. Nous étions cinq Princes réunis autours de cette sucrerie et, je crois, pour chacun d’entre nous, la difficulté qui se présentait alors, ce qu’on attendait de nous. Que, comme moi dans les cuisines, la Princesse Yuki puisse être purgée de ce qui l’effrayait, de pouvoir l’éveiller à chaque sensation qui habitait son corps, d’habiter ces sensations.
-Je n’ose imaginer quelle tension vous deviez éprouver en cet instant, murmura la blonde, un discret tumulte envahir son entrejambe. Avez-vous réussi à faire ce qu’on exigeait de vous?
-Je n’étais pas seul, lui rappela Yukimura. Et parmi le groupe de Princes présents, il y avait le Prince Yagyuu. Il est l’un des esclaves les plus remarquables de la Cour. Il a le privilège d’être le jouet de Sire Niou et de son épouse, Dame Yumiko. C’est une chose des plus rares, qu’un couple se partage le même esclave. Tout comme le Prince Shishido, il a négocié pour que sa servitude soit prolongée de deux années supplémentaires en échange de la liberté de deux Princes ou Princesses. Sa requête a été acceptée il y a peu. Durant ma brève rencontre avec Yagyuu, j’ai pu constaté qu’il brillait d’un genre particulier. Si je suis celui qui cède, lui est un battant.
-Prince Yukimura, l’interrompit doucement Katsumi, je ne comprends pas vraiment ce que vous entendez par « je suis celui qui cède ». Cette façon d’envisager la chose m’apparaît tout aussi mystérieuse que, au summum de la douleur quand Sire Tokugawa me donne du battoir, je me mets à remuer les fesses tel qu’il le souhaite, oubliant toute autre considération, même si ma position me semble des plus dégradantes.
-Ah… Céder… C’est simplement ressentir toutes ces choses, chaque morsure du fouet, chaque enflamment que provoque le battoir, chaque souffrance lorsque le désir est impitoyablement aiguisé tout en demeurant un être d’esprit et de raison. Cela humilie, et cela recrée, lui révéla-t-il avant de reprendre le fil de son récit.
« Le Prince Yagyuu est un battant, quelqu’un qui ne peut endurer son état de servitude que fermement ligoté, quand il se languit, quand son appétence est au plus haut, il aime endurer son déplaisir de ne pouvoir en être délivré que pour le divertissement de son Maître et de sa Maîtresse. Il n’apprécie rien d’autre que de pouvoir faire plaisir à son Maître et à sa Maîtresse tout comme eux-mêmes jouissent de ses larmes de frustration et de souffrance.
« Quand je le vis tourmenter la Princesse Yuki, écarter son vagin soyeux à la limite de la jouissance, alors que ses mains étaient fermement maintenues, avant de taquiner son petit clitoris, de pincer méchamment ses tétons, je me demandais si je pourrais retenir mon désir qui me sourdait entre les jambes, l’envie de la chevaucher sans ménagement, de goûter à chacune de ses larmes, déguster sa jolie bouche. J’entendais le Prince Yagyuu lui murmurer tendrement à l’oreille :
« Allons, Princesse, vous avez été très, très vilaine, il nous faut vous punir, il faut que vous vous abandonniez entière à ce châtiment. Plus vous lutterez, plus ce sera difficile pour vous. Acceptez ces sensations, par l’acceptation ou la recherche de la souffrance. Et tout ne sera que plus aisé. »
Disant cela, il me jeta un regard entendu. Je savais que l’occasion de parler avec lui comme je le fais en ce moment avec vous ne se présenterait sans doute jamais. Mais ce regard… Ah! Ma douce chérie, ce regard-là signifiait tout. C’est tellement dommage que vous ne fussiez pas là en cet instant. Peut être que tout serait plus claire à vos yeux. Parce que, mon amour, vous êtes une fleur rare, un joyau qui ne demande qu’à éclore, à resplendir à votre façon. Vous vous cherchez encore, le chemin de l’assentiment qui vous mènera alors à la résignation. Je l’ai trouvé sans le savoir alors que ces domestiques me recouvraient d’épluchures de choux et de morceaux de carottes. Je ne demande pas la punition mais je l’accepte autant que je la crains. Quand je me suis retrouvé face à Dame Leona, j‘ai su de façon certaine que je ne pourrai qu‘en être totalement fou. J‘aime lui faire plaisir, même si ses jeux peuvent apparaître comme dégradants. Je ne vous conterai pas cette partie, non qu‘elle ne soit pas intéressante mais le principal de ma résignation est venu de ces journées avec les domestiques et de cet après-midi avec le Prince Yagyuu qui m‘a montré de ce simple regard que j‘avais besoin d‘un Maître qui me punit bien, qui se montre impitoyable tout en me guidant sur ces chemins sinueux. C’est là le sens que je veux vous faire comprendre à travers ma propre histoire.
-Que moi seule je suis en mesure de prendre ma destinée entre les mains?
-Oui, lui sourit doucement Yukimura. Katsumi, vous avez éveillée en moi une affection profonde, vous gardez en vous une part de mystère, vous vous soumettez aux caprices de vos Maîtres et pourtant, jamais vous ne voulez accepter de vous livrer entièrement. Vous n’êtes pas non plus une battante, à vous révolter pour le seul plaisir de vos Maîtres ou de vos Maîtresses mais, malgré cela, vous voulez plonger encore plus bas dans le châtiment, vous y égarer, comme vous disiez tantôt.
-Le trouverai-je un jour? S’interrogea la belle, tout d’un coup effrayée à l’idée de n’avoir personne à aimer. Je veux dire, le Maître ou la Maîtresse qui suscitera en moi plus qu’un simple intérêt.
-Oui, j’en suis certain, la rassura le jeune homme. Chaque esclave, qu’il soit sans profondeur et sans mystère, ou qu’il soit comme vous et moi, rencontre un jour un Maître ou une Maîtresse à qui il donnerait toute son âme et tout son corps pour lui plaire, qui sera comme l’air que l’on respire. Maintenant, je pense qu’il est temps de dormir un peu. Ce soir, nous serons les objets de jeux de Sire Tokugawa et de son fidèle compagnon d’arme, Yanagi Capitaine de la Garde. Et demain, il est fort possible que nous fassions une partie des revues des troupes du Roi. »
Katsumi acquiesça. De toute façon, l’après-midi était chaud et tout son corps était alangui, épuisé par cette journée de découvertes, de révélations mais aussi de questionnement sur ses propres sentiments.

Le ciel était déjà sombre quand une petite servante vint réveiller Katsumi et Yukimura. Les deux jeunes gens se retrouvèrent pressés par cette dernière qui les fit courir à coups rapides et vifs. Ils rejoignirent au pas de course Sire Tokugawa qui était assis sur une calèche attelée à quatre esclaves, harnachés comme l’avait été Yukimura. L’équipage était conduit par Inui, Chroniqueur du Roi, que Katsumi reconnut immédiatement. Elle remarqua à ses pieds le Prince Oshitari, sagement accroupi, son visage légèrement dissimulé par des cheveux sombres. Ils semblaient ne pas se formaliser de la situation qui sembla somme toute ordinaire. Avec fascination, Katsumi contempla les Poneys humains et se surprit à les envier. Qu’ils étaient beaux, leurs derrières striés par les coups de fouet semblaient luire aux rayons du crépuscule et superbement mis en valeur par un phallus enfoncé dans leurs entrailles d‘où ne dépassait qu‘une longue crinière couleur d‘un jais brillant et lustré, les muscles du torse bandés, la bouche entravée par un mors, ils avaient fière allure avec l’équipement dont on les avait pourvus.
La servante coupa Katsumi dans sa contemplation et la fit prestement montée aux côtés de Sire Tokugawa qui, d’un geste, l’enjoignit de se tenir à ses pieds, sa tête près de ses bottes. Yukimura dut faire de même et c’est ainsi que la calèche se mit en route sous le commandement d’Inui.

La route était peu chaotique jusqu’au campement de soldat où le trio devait rencontrer le Capitaine de la Garde. Le trajet fut court, entrecoupé du sifflement familier du fouet que Inui donnait lorsqu’un des Poneys renâclait ou ralentissait l’allure. Katsumi réalisa avec peine qu’ils venaient d’arriver au campement composer de tentes. L’air était calme et la nuit relativement silencieuse hormis les rires des soldats en provenance des tentes. A croupetons, Tokugawa fit avancer ses deux esclaves jusqu’à la plus grande tente du campement. A la lueur des bougies, ils y pénétrèrent et virent un beau jeune homme, respectueusement incliné à l’intention de leur Seigneur.
« Votre Altesse, salua le Capitaine. Je viens d’apprendre votre visite. Je vous prie d’excuser l’accueil un peu cavalier de ma tente.
-Yanagi, répliqua joyeusement le Maître de Katsumi, je suis venu en ami, pour vous récompenser de la bonne tenue de nos soldats et d‘avoir montré aux Royaumes voisins la puissance de notre armée. »
Puis, se tournant vers les deux esclaves, il les fit avancer pour chacun d’entre baise les bottes du Capitaine. Une odeur mêlant l’herbe fraîchement coupée et de brise marine émanait de cet homme aux yeux légèrement clos, les traits indéchiffrables avec une expression d‘indifférence, nota la blonde déjà intimidée, se demandant si la récompense dont parlait Sire Tokugawa les concernait.
« Je t’ai amené ces deux ravissants esclaves, reprit le Seigneur. Use-en donc comme bon te semble. Ainsi, ils seront ainsi préparés pour la Nuit de Fêtes des Soldats de demain.
-Une telle récompense, Votre Altesse, est trop d’honneur.
-Allons allons, mon ami. Ne sommes-nous pas frères d’armes? Je tiens à ce que toi et tes soldats puissent autant se divertir que mes semblables au Château. »
Le Capitaine examina avec soin les deux jeunes gens avant de saisir en premier lieu le Prince Yukimura. De manière sèche, il l’obligea à se contorsionner et à lui présenter ses fesses. D’une main experte, il tâta les deux bourses avant de commencer à explorer son anus qu’il commença à écarter légèrement, laissant Yukimura gémir dans un murmure mêlant douleur et humiliation. Entre ses jambes, Katsumi sentit sa propre intimité chaude et humide, son excitation lui brûlant dans le bas-ventre.
Laissant le Prince quelques instants, Yanagi enfila un long gant de cuir avant de nouveau reprendre son petit examen en introduisant dans cette menue partie de lui-même un doigt, puis deux, puis trois avant qu’elle n’accueille la main complète du Capitaine. Yukimura ne retenait plus aucun gémissement et des larmes coulaient le long de ses joues. Sire Tokugawa semblait se délecter de ce petit tourment que son vieil ami administrait avec célérité et non moins de délicatesse au fier Prince aux cheveux lavande.
« Vais-je subir la même chose? Se demanda la blonde, à la fois épouvantée et fascinée. Oh! Comment pourrai-je supporter une telle… une telle introduction sans protester? »
Pourtant, elle éprouvait le besoin irrésistible d’être ainsi explorer, sans la moindre faculté de se cacher.
Ayant achevé d’exposer Yukimura de la sorte, le Capitaine se tourna vers la blonde qui perçut toute la personnalité énigmatique de son tortionnaire. Sans qu’ils aient eu besoin de se concerter, avec un simple regard, Sire Tokugawa renversa la jeune Princesse sur le dos, lui tenant fermement les mains. De son côté, Yanagi commença le même examen minutieux avec sa petite fente trempée. Avec moins de ménagement qu’avec Yukimura, il lui écarta les lèvres autant qu’il put tout en caressant son pubis. Katsumi ne réalisa qu’elle se tortillait en vain pour échapper à ces doigts impitoyables qui mettaient à jour tous les replis de sa féminité. Elle ne put retenir une série de cris lorsqu’il commença à lui tapoter gentiment mais fermement son petit clitoris.
« S’il continue, songea la belle, confusément, je ne pourrai jamais tenir! Oh! Non! Faites que ça s’arrête. »
Cruellement, il l’amena progressivement à la délivrance, la volupté s’emparant de chaque parcelle de son corps avant de relâcher brusquement la tension. Affamée par le désir, Katsumi sentit à peine que son Maître la remettait à croupetons, son petit nid d’amour battant douloureusement sur sa vacuité. Elle remarqua qu’il secouait la tête.
« Je pense que je vais me contenter de fouetter cette ravissante Princesse. Je crois savoir qu’il s’agit de la Princesse Katsumi et qu’elle s’est distinguée lors de la Chasse au Trésor. J’ai bien envie de la voir courir pour moi. La voir lever ses jambes bien haut pendant que je lui fais le tour du campement. »
Sans un mot, Sire Tokugawa acquiesça, sous le regard éploré de la Princesse. Yanagi enleva sa large ceinture de cuir et lui ordonna brièvement de se relever et de se mettre à courir, de manière gracieuse, les genoux bien relevés à chaque foulée. En larmes, Katsumi s’exécuta et, bien qu’elle s’y attendît, la ceinture s’abattit sur ses fesses, ses reins, ses cuisses, encore plus mordante que le fouet, lui faisant échapper un cri de surprise et se mit à courir, éperdue, à travers le camp. De sa vue brouillée, elle put distinguer les soldats sortant des tentes, curieux de l’agitation que la Princesse provoquait. Chaque coup tombait, encore et encore, la trouvant alors qu’elle s’efforçait de courir avec grâce et sans trébucher, ses pieds nues foulant le sol meuble et étonnamment dénué de cailloux.
Tournant lorsqu’elle se trouva devant la limite du camp, elle crut échapper durant quelques instants aux morsures de la ceinture avant d’être rattrapée par le cuir qui la fustigea encore plus cruellement que lorsque son Maître lui administrait sa séance quotidienne de fouet.
« Princesse Katsumi, s’écriait le Capitaine de la Garde, voulez-vous me fâcher au point de vous garder enchaînée à la Croix des Châtiments? Levez donc vos jambes plus haut! »
Sanglotant, la jeune fille tenta de s’exécuter du mieux qu’elle put mais Yanagi était homme d’action, il était robuste, musclé et habitué aux disciplines militaires. Sa rapidité surpassait celle de la Princesse qui avait l’impression que ce tourment durait depuis des heures. Lorsqu’elle s’aperçut que la tente du Capitaine était devant elle, la belle redoubla d’efforts et de grâce avant de jeter aux pieds de Sire Tokugawa et de Yanagi, baisant leurs bottes avec ferveur. Son derrière endolori lui semblait en feu, ses jambes étaient totalement épuisée. Durant un court, très court instant, elle songea à sa position dans le monde, qu’elle était une Princesse avant de se sentir sotte. Combien de Princes et de Princesses avaient enduré cela avant elle? Et combien le subiraient après elle? L’idée de pouvoir se distinguer en cet instant lui donna le vertige, à quel point elle ne s’appartenait plus. Cette sensation d’ivresse était bien plus intense que lors de la Nuit de Fêtes dans les Jardins de Plaisirs du Château.
« Je veux tant vous plaire, mes Seigneurs et Maîtres, » murmura la belle, comme prise de délire.
Katsumi sentit à peine que Yanagi la relevait, couvrant son front de baisers, tout comme son Maître qui lui pétrissait tendrement les seins pendant qu’avec amour, Yukimura lui massait les fesses avec une pommade.
« Ma courageuse petite esclave, lui murmurait Sire Tokugawa, vous vous êtes bien acquittée à votre tâche de plaire à vos Maîtres. En guise de récompense, je vous laisse vous reposer, solidement attachée dans la tente pendant que nous autres discutons stratégie militaire. »
Sans plus d’autres gestes prévenants, la jeune femme se retrouva prestement attachée, bras et jambes noués dans le dos avant de s’endormir épuisée. Demain aurait lieu la Nuit de Fêtes des Soldats et, alors que le sommeil s’emparait d’elle, Katsumi éprouva une grande impatience à l’idée de cette nouvelle épreuve d’amour et de soumission.

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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Sam 25 Déc - 22:33



Réponse à Sylne : Merci pour ta review, cela m’a fait très plaisir d’être lue et commentée. J’espère que la suite te plaira.

Note de l’auteur :
Je tiens à rappeler que tous rapports sexuels, qu’ils soient vaginaux, anaux ou buccaux sans protection sont des RAPPORTS A RISQUES ! N’imitez pas les protagonistes de cette histoire qui ont un comportement des plus dangereux. Ceci étant une fiction, aucun risque pour nos héros, mais héros à ne pas imiter sous aucun prétexte !

Dans tous les cas, le préservatif est votre meilleur copain !

Je m’excuse du long délai entre la publication de ce chapitre et du précédent mais j’ai eu une fin d’année très agitée et peu de temps pour écrire.
Bonne lecture!

oOoOoOoOo

Katsumi rêva d’un songe d’ennui, de ce temps pourtant pas si lointain où, à peine âgée de seize ans, elle assistait aux banquets et aux fêtes fastueuses donnés par le Roi son père ; où les conversations glissaient sur elle, plates, futiles, comme un léger écho qui n‘avait ni sens ni intérêt. Cet ennui qui, lui semblait-il, allait l‘engloutir dans un gouffre de désespoir, dont elle essayait d’y échapper désespérément en déambulant sans fin à travers les corridors poussiéreux de son château, les yeux perdus à travers les fenêtres qui donnaient sur les vastes étendues des prairies s‘étalant à perte de vue. Puis, comme la Belle au Bois dormant, on la tirait de ce songe, de ce monde qui lui apparut comme irréel pour la plonger dans ce brasier de souffrance passionnées, de jouissances douloureuses, de tourments exquis, de voluptueuses tortures. Comme si, par la seule force de son esprit en désirant tant ce destin, la belle avait réussi à l’appeler, à s‘y fondre, à s‘y dissoudre. Son corps enveloppé de rituels et de supplices était affamé par un désir sans fin. Mais ce n’était pas le Prince Consort Sanada qui l’éveillait de ce songe voluptueux dont elle se débattait vainement pour s’en échapper. C’était le visage à l’indicible mystère du Capitaine Yanagi, c’était les traits durcis par l’exigence du Seigneur Tokugawa. Elle cria et se tordit, les liens se raffermissant autours de ses poignets, de ses chevilles endoloris.
« Vous avez beaucoup dormi, lui chuchota le Prince Yukimura, à travers les images vaporeuses de ce rêve. Il faut vous réveiller. »
Ses lèvres frôlèrent celle de la blonde qui rejeta la tête en arrière, les yeux encore dans le vague.
« Non, ne m’embrassez pas, » geignit-elle.
Une douleur silencieuse se dessina sur le visage du Prince avant que Katsumi réalisa qu’il s’agissait de la réalité, paradoxalement une réalité qui avait les couleurs d’un rêve.
« Ce n’est que vous, chuchota-t-elle.
-Comment cela? S’enquit le Prince.
-Je croyais que tout ce qui m’est arrivé n’était qu’un rêve. Que mon passé avant d’arriver en ces lieux a perdu tout son lustre. Comme si j’avais enfin trouvé ce que je recherchais désespérément depuis de nombreuses années.
-Et tout ceci n’est que le début, mon tendre amour. Appartenez à tous.
-L’amour pur est cruauté, le désir assouvi source de souffrance, soupira la jeune fille. Mais c’est dans cette servitude que je trouvais les chemins de la liberté. Et un sens à mon destin. »
Yukimura ne lui répondit rien qu’avec un léger sourire avant de terminer de la délier. Il ne lui laissa pas le temps de se remettre de son réveil ; il lui désigna un bol de lait frais qu’elle lapa avec délice avant de rejoindre son Maître et le Capitaine de la Garde.

Katsumi ne saisit pas l’ensemble de l’échange à voix basse entre Sire Tokugawa et Yanagi ; elle ne put déceler quelques brides de la conversation et les mots de « Princesse fugitive », « mercenaires aperçus à quelques lieues du Port » lui parvinrent. Un soupçon d’inquiétude s’immisça dans l’esprit de la blonde qui se demanda si c’était cela qui mettait son Maître et le Capitaine de la Garde dans cet état d‘agitation. Elle perçut au son de leurs voix une certaine colère. Non, ce n’était pas de la colère, mais plutôt une sorte d’impatience anxieuse. Néanmoins, la belle ne s’en inquiéta pas, la Nuit de Fête des Soldats allait avoir lieu ce soir, pour récompenser les hommes de l’Armée du Roi pour leur courage et leur valeur et cette perspective aiguisait douloureusement son attente. Quel usage allait-on faire d’elle? Serait-elle promise à quelque supplice nouveau et spécial? C’était une telle torture que d’être ainsi tenue dans l’ignorance. On ne lui laissa pas le temps de réfléchir à tout cela ; Tokugawa la renversa sur ses genoux pour sa punition quotidienne. Elle accueillit ses gifles avec soulagement, noyant ses pensées dans les larmes ruisselant sur ses joues rosies.

La matinée passa rapidement. Katsumi eut à peine le temps de comprendre que son Maître partait au Port avec une escorte pour une inspection des troupes maritimes du Roi. Ce dernier ne pouvant l’emmener avec lui, Sire Tokugawa lui expliqua que Yanagi serait son Seigneur et Maître durant son absence. Le Prince Yukimura l’accompagnait pendant que la Princesse Katsumi, elle, aurait le privilège de participer à la Nuit de Fête des Soldats à l’auberge des Trois Poneys.
« Obéissez-lui comme vous le faites avec moi, mon lapin. Sans quoi, je m’assurerai que vous serez empalée sur la Croix des Châtiments pour y être encore plus sévèrement fouettée et promenée à travers le Village, comme le sont les fugitifs, » lui asséna-t-il en lui désignant une croix de Saint-André sur laquelle était fixé un imposant phallus de cuir.
Katsumi frissonna de terreur malgré son intérêt croissant pour ce nouveau tourment et s’imagina un instant attachée de la sorte, encore plus réduite à l’impuissance avant de se ressaisir ; le Capitaine Yanagi lui ordonna de la suivre à debout, les mains nouées derrière la nuque, pendant qu’il se rendait au Village. La jeune femme obtempéra alors qu’il lui donna l’habituelle légère claque sèche sur la croupe pour lui signifier d‘avancer.

Ils avaient rendu d’abord visite à Inui le Chroniqueur du Roi où ce dernier et le Capitaine Yanagi lui fit part « d’une Princesse fugitive » à voix basse, ce qui intriga de plus en plus Katsumi. Puis, ils se rendirent à l’Auberge des Trois Poneys, celle tenue par Maîtresse Shiba.
« Vous préparez ma chambre, lui ordonna le Capitaine alors qu‘il s‘attablait, la jeune Princesse agenouillée à ses pieds. Que la chambre soit bien propre, que le lit soit fait et que le feu réchauffe la pièce. Cela exécuté, vous iriez vous reposer avec les esclaves de Maîtresse Shiba, pour les festivités de la nuit. »
Katsumi obéit, suivant un Prince aux cheveux argent qui la mena à la chambre réservée au Capitaine. Avec des gestes sûrs, sans un mot, toujours à genoux, elle nettoya le sol, mit du bois dans l’âtre, secoua les draps. Elle remarqua la Princesse Sakuno après son travail pour la mener dans le coin du jardin réservé au repos des esclaves. On la lava comme la veille des sucs de ses Maîtres, on brossa rapidement ses longs cheveux avant de lui indiquer un endroit où dormir un peu. Avec une certaine satisfaction, elle constata qu’elle serait à côté de la Princesse Sakuno. Katsumi était très curieuse à son endroit, surtout pour savoir si elle avait vu juste sur les raisons de sa rébellion inexplicable et de sa déchéance au Village. Alors qu’elle s’allongea, sa tête près de la sienne, la blonde murmura doucement son prénom. La petite rouquine se tourna légèrement vers Katsumi qui put y lire une sérénité évidente, comme si la Princesse avait trouvé quelque chose à l’égal de son âme.
« Pourquoi êtes-vous partie, Princesse Sakuno? Lui murmura l’esclave de Sire Tokugawa.
-Parce que j’aimais Maître Echizen comme je n’aurai jamais cru pouvoir aimer, lui répondit doucement la jeune fille. Mais il ne savait pas commander. Il parlait sèchement mais je le sentais incapable de se maîtriser. Cela me faisait tellement peur que j‘étais toute aussi incapable d‘obéir à ses ordres et à le servir avec finesse. Je courais toujours me réfugier dans un coin de sa chambre. La veille de mon châtiment, alors que je devais exécuter un tour devant le Roi, j‘ai bien vu que mon Seigneur était dans un état terrible d‘agitation et cela m‘a fait peur. Sire Echizen m‘a condamnée publiquement. »
Un doux sourire se dessina sur ses lèvres malgré l’ombre du regret qui se reflétait dans ses yeux.
« C’est ce qui me semblait, reprit Katsumi en hochant la tête. Les Maîtres hésitants et agités me font peur aussi.
-Il n’y a pas que ça, répliqua Sakuno. Avant d’arriver ici, Sire Echizen et moi, nous avions été des amis d’enfance… Et un peu plus, je pense. »
Sa compagne resta interloquée avant que la rousse reprenne tout aussi doucement.
« Mes parents et les siens étaient alliés et on pensait nous marier quand nous aurions l’âge pour être unis. Mais Sire Echizen est aussi un proche parent du Roi. Quand il y eut la guerre, sa famille se rangea du côté du Roi Sakaki. Je ne puis vous décrire par quels sentiments sommes-nous passés. Les lettres qu’on ne pouvait envoyer. Nous avons été amants lors d’une seule nuit, d’une nuit volée avant qu’il ne reparte au plus fort du conflit. Nous ne savions si nous pourrions nous revoir et même si c’était le cas, pourrions-nous oublier que c’était une guerre qui nous avait séparés. Et lorsque les armées du Roi sont entrées dans le château de mon père, j’ignorais encore que je serai livrée nue à sa Cour. Ni même, lorsqu’il vit les rougeurs sur les jours de mon Maître, le Roi décida de me donner à lui, comme esclave personnelle.
-Insupportable, concéda Katsumi. Avoir grandi à ses côtés… »
Pour la blonde, tous étaient de parfaits inconnus. Durant tout le conflit qu’évoquait la Princesse Sakuno, les parents de Katsumi étaient restés neutres. Et de sa jeunesse, la jeune fille n’avait jamais vu que les vassaux de son père ou ses femmes de chambre.
« Oui, confirma la petite Princesse. Sire Echizen était comme fou à l’idée de pouvoir me posséder, user de moi. Il me parlait avec raideur mais je sentais que cela lui était presque intolérable de ne plus pouvoir partager avec moi comme quand nous étions enfants. Nous sommes devenus de très jeunes adultes mais il n’a pas su maîtriser certaines de ses émotions. Je me suis rebellée pour triompher de lui, en l’abandonnant. Ici, au Village, c’est beaucoup plus simple, Maîtresse Shiba d’une dureté effroyable mais j’en suis folle. Je n’ai qu’une envie, lui plaire en toute chose, qu’elle m’emmène comme hier soir dans sa chambre où j’ai pu m’éveiller à une sensualité que j’ignorais jusqu’alors. Quand je retournerai au Château, j’espère que je pourrai redevenir la favorite de Maître Echizen… et peut être lui montrer comment être un bon Maître.
-Vous n’abandonnez pas l’amour que vous lui portez, souffla Katsumi.
-Non, et bien plus encore. Je n’attends pas impatiemment de le retrouver car je sais que je le reverrai, au Château ou après mes années de service. »
Un court silence tomba entre les deux Princesses, rompu de nouveau par Sakuno.
« Mais vous-même, Princesse Katsumi, qu’avez-vous fait pour mériter de descendre au Village?
-J’accompagne simplement Sire Tokugawa pour la revue des troupes du Roi… Et participer à la récompense de leurs bons et loyaux services, répondit-elle avant de plonger dans un moment de réflexion. Si je me rebellais, supporterai-je les rigueurs du Village? Cela me semble si… attirant, si fascinant, être l’objet constant de l’attention des gens du commun.
-Mais pourquoi vouloir vous rebeller? S’enquit la rouquine. Vous n’aimez pas votre Maître?
-Pour porter mes expériences à des altitudes dont je n’ai pas idée, répliqua la blonde avec léger rire. J’aime bien Sire Tokugawa, mais parce qu’il est un bon Maître. Ni plus, ni moins. La chose qui me met en harmonie avec ce feu de passion, ce n’est pas tant le Maître ou la Maîtresse. Mais plutôt dans la façon dont il me tourmente, qu’il se délecte de la souffrance que je peux endurer. Pour moi, le défi n’est pas tant de plaire que d’éprouver chaque nouvelle sensation que leurs châtiments peuvent me faire subir. Peut être aussi, ne suis-je jamais tombée amoureuse, comme vous. »
Durant un instant, elle repensa au Prince Sanada et à ses deux frères, les Princes Tezuka et Atobe. Cela la faisait sourire. Elle n’avait pas eu le temps de ressentir l’étendue de leurs dominations sur sa personne. Et ne le regrettait pas. Dame Kaori avait été une des rares personnes qui l’avait vraiment intriguée. Parce qu’elle était passée par ces épreuves initiatiques en se livrant de son plein gré aux griffes du Sultan. La Princesse Katsumi n’éprouvait pas non plus de l’amour pour Sire Tokugawa. Il l’effrayait avec ses insatisfactions indicibles, ses silences sans fin, son organe qui était une douce punition. Mais elle ne lui céderait jamais que son corps. Quant au Capitaine Yanagi… La jeune femme soupira avant de rougir subitement. Le visage du Capitaine, ses traits énigmatiques, l’indifférence qu’il affectait, cela la troubla subitement. Et ce soir, elle était livrée au bon plaisir des soldats. Comme Sakuno, d’ailleurs, avait-elle appris lors de la conversation entre lui et Maîtresse Shiba.

Une odeur de vin aigre envahissait la salle de l’auberge, les soldats riaient, trinquaient pendant que les esclaves de Maîtresse Shiba s’activaient pour leur servir à boire et à grailler. Katsumi ne faisait pas exception et s’appliquait à verser le breuvage dans les pintes qui se présentaient à elle. De temps en temps, un des soldats lui pinçait les fesses ou les seins, ses joues rosissaient légèrement malgré le sang-froid dont la Princesse essayait de faire preuve. Après avoir servi le Capitaine, elle sentit se dernier lui saisir les poignets et la soulever, son visage s’enflammant et ses yeux fixant ses seins lourds se ballottant.
« A mes chers soldats qui ont si bien servi sa Majesté le Roi! » s’écria le Capitaine.
A ces mots, les hommes battirent des mains et quelques uns sifflèrent pour exprimer leur approbation. Du coin de l’œil, Katsumi vit la petite Princesse Sakuno et le Prince aux cheveux argentés du matin installés accroupis sur des tables, leurs organes crûment exposés. Les joues de la rouquine étaient écarlates, tout comme le membre plutôt imposant du jeune Prince.
« Ce soir est Nuit de Fête! Reprit Yanagi. Qui veut commencer? »
Un jeune soldat s’approcha et saisit la blonde avant de l’allonger sur une des tables, les jambes laissant s’exposer son petit coquillage trempé. Une langue râpeuse semblait vouloir la dévorer pendant qu’elle vit le scrotum sombre d’un autre soldat au dessus d’elle, sa virilité commença une série d’allées et venues dans la bouche pulpeuse de la jeune femme qui aspira ce membre tendu de désir avec gourmandise. Peu après, elle sentit les sucs âcres de l’homme s’écouler contre ses lèvres. Pendant qu’un autre soldat remplaçait celui qui avait déversé en elle le fruit de sa jouissance, Katsumi sentit qu’on explorait son intimité pendant que des doigts pétrissaient les tétons tendus à l’extrême, presqu’à lui faire mal avant qu’on les lui tète avec avidité. A chaque coup de boutoir, la belle croyait atteindre la jouissance mais ce n’était que de puissantes palpitations qui la menait à des plages intenses de plaisirs sans qu’on lui permette de relâcher toute la tension qui brûlait à l’intérieur de son corps. Chaque sexe était un déferlement de couleurs qui lui faisait pousser de sourds gémissements, exprimant tout l’abandon dans lequel elle livrait son corps aux mains des soldats.
On la releva et, jetant un coup d’œil timide autours d’elle, la blonde remarqua Sakuno chevauchant un vigoureux jeune soldat pendant que le Prince aux cheveux argentés était littéralement pris d’assaut par un soldat légèrement plus âgé mais non moins robuste. Le membre turgescent de ce dernier allait et venait dans les entrailles du Prince dont le visage n’était plus que plaisir. Katsumi n’eut pas le temps de réaliser l’ampleur de la scène qu’on la porta à Yanagi qui la coucha sur le ventre avant de sentir l’organe nerveux du Capitaine fouiller à l’intérieur de son vagin trempé, mettant dans chaque coup de rein toute l’appétence de son désir. Un des soldats se plaça face à elle et, sans ménagement, s’empala dans sa bouche entrouverte, entamant sur le même rythme soutenu que le Capitaine, des allées et venues. Le corps de la belle n’avait plus ni poids ni équilibre ; ses pensées se dissolvaient dans le flot continu des plages intenses de volupté auxquelles elle était impitoyablement soumise, le Capitaine ayant ramené ses deux mains dans son dos. L’orgasme de Katsumi fut d’une incroyable violence, la laissant totalement pantelante, encore avide de ces sensations qui ne semblaient pas s’estomper malgré les premières passions assouvies.

Ils avaient emmené les esclaves dans la petite cour où chacun s’amusa à laver chaque esclave, caressant les cheveux des Princesses ou flattant les dos endoloris des Princes. La belle ne se préoccupait plus de rien, laissant toutes ses mains courir le long de son dos, de ses seins, pincer sa peau, taquiner gentiment sa petite rose qui pointait, encore affamée avant qu’elle ne remarque Yanagi, accoudé dans un coin plus sombre de la cour, l’observant de ses yeux clos, une expression indéfinissable se lisait dans les courbes de son visage. Il s’approcha finalement d’elle pendant que les soldats reculaient respectueusement avant de la prendre dans ses bras.

Il la porta encore vaporeuse dans la chambre. Les yeux mi-clos de la belle suivaient les mouvements du Capitaine, étudiaient les traits rudes de l’homme alors qu’il l’allongeait avec une tendresse inhabituelle dans le grand lit où il s’allongea à ses côtés. Encore engourdie, elle s’étira comme une chatte avant de sentir les mains fermes de Yanagi se refermer sur ses hanches, l’attirant à lui avant de s’endormir promptement. Lentement, ses yeux se fermèrent, apaisée par un sentiment de contentement.

Des murmures voilés tirèrent Katsumi de son sommeil. La chambre était encore plongée dans la pénombre quand elle ouvrit les yeux. Le Capitaine était en grande discussion avec un des soldats de la veille. Ce dernier roulait des yeux avant de s’incliner et de repartir de la chambre. La blonde se redressa, paniquée. Combien de temps avait-elle dormi? Elle n’aurait su le dire. D’autant qu’elle se sentait encore fatiguée. Yanagi remarqua que la jeune esclave était éveillée et s’approcha d’elle. Pensivement, il lui caressa les cheveux avant rompre le silence.
« Pourquoi obéissez-vous? » lui demanda-t-il abruptement.
La belle resta muette de surprise et d’étonnement. Ses grands yeux s’ouvrirent plus grand quand il lui s’assit à côté d’elle, comme si elle était son égal.
« Répondez-moi honnêtement, reprit le Capitaine. Je ne veux pas d’une réponse pour me plaire, je veux une réponse franche. Venant du fond de vous-même. »
Katsumi mit quelques instants avant de formuler lentement, d’une voix se raffermissant, une réponse qui la surprit elle-même. La question en elle-même, pourtant simple, la désarçonnait. Elle n’y avait jamais vraiment réfléchi, à dire vrai. Après tout, elle restait une Princesse avec tous les droits et les obligeances dus à son rang et à sa lignée et malgré cela, il ne lui était jamais venue à l’idée de se rebeller pour cette raison-là, raison qu’elle avait jugée sotte dès le départ. Le jeune Capitaine saisit le menton de la belle et plongea ses yeux dans les siens, la libérant d’une sorte de poids.
« J’obéis pour éprouver mon corps, murmura la jeune esclave. Comme si une part de moi-même était née esclave et non de sang royal. J’obéis pour atteindre la perfection, pour faire plaisir à mes Maîtres et mes Maîtresses, bien sûr. Mais j’obéis avant tout…
-Oui?
-…Dans les humiliations les plus atroces, comme le Sentier de la Bride Abattue ou avant-hier soir, quand vous m’avez fait courir à travers le campement… J’obéis parce que j’espère au plus profond de moi-même pouvoir vraiment aimer mes Maîtres et mes Maîtresses mais…
-Ils vous laissent aussi indifférente? L’interrogea Yanagi.
-Oui, admit Katsumi, enhardie. Je les aime bien, parce qu’ils me punissent bien. Mais ni plus ni moins. La Princesse Sakuno, au contraire, aime vraiment celui qui a été son Maître au Château, le Seigneur Echizen. Mais il ne savait pas commander, d’après ses dires. J’aime celui qui me punit bien, ajouta-t-elle effrontément avec un rapide coup d’œil un peu insolent. Mais j’ai très envie de quelque chose. De quelque chose que je n’ai pas encore eu.
-C’est pour cette raison que vous avez enfermé votre cœur à vos Maîtres et vos Maîtresses au Château. Sire Tokugawa disait tantôt qu’il y a un noyau que personne n’avait su encore mettre à nu, que votre âme est un monde de mystère. C’est pour ça que tous ont été fasciné par vous, votre soumission, par votre passion et votre incapacité à dissimuler les émotions. Parce que personne ne sait comment vous contenter. »
Katsumi resta quelques instants à réfléchir aux paroles du Capitaine qui reprit la parole.
« Avant-hier, une Princesse s’est échappée du Château. A l’heure qu’il est, elle a probablement atteint le Royaume du souverain Krauser où on offre l’asile aux esclaves en fuite. Les recherches seront probablement abandonnées dans la journée. C’est très rare qu’un esclave fugitif parvienne à déserter réellement le Château et encore moins le Village. La plupart du temps, un esclave s’enfuit par défi. Non celui de s’extraire de ce monde de plaisir, mais plutôt par esprit d’aventure. Ceux qui désirent vraiment s’enfuir par peur, doivent passer par toute une palette d’épreuves, ils doivent parvenir à endormir la vigilance de leurs Maîtres ou de leurs Maîtresses, ne pas avoir peur de voler des vêtements et de l’argent pour mener à bien leur entreprise. Mais ils sont rares. »
Il se leva et d’une claque sèche sur les seins de la Princesse, il lui ordonna de se lever et de le suivre.
« Nous allons retrouver votre Maître, Sire Tokugawa. Il faut que vous soyez prête rapidement. »

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MessageSujet: Re: [NC-17/MA][Prince of Tennis/OC/OC]Le royaume des Plaisirs Interdits   Ven 30 Sep - 6:38

Note de l’auteur :
Suite à la virulence du débat sur la prolifération de MA, sur le forum francophone de FF.NET, je tiens à rappeler et préciser deux trois petites choses.
-Je rappelle que conter des choses un tant soit peu violente et/ou à connotation sexuelle ne signifie pas faire l’apologie desdites choses décrites dans la fiction. Un récit de fiction porte bien son nom, me semble t-il. Il ne s‘agit ni d‘une soutenance, ni d‘une thèse ou d‘un mémoire. L‘objectif est de divertir et non d‘argumenter pour ou contre sur un sujet donné.
-Enfin, puisque visiblement le lemon et, par extension, l’écriture érotique et/ou pornographique semble poser problème, j’aimerai rappeler que le sexe n’est pas un sujet à la mode, comme semblent vouloir le croire une portion de personnes. Non, le sexe est un sujet universel et intemporel, qu’il a nourri l’imagination de nombreux écrivains comme de nombreux philosophes. Du Cantique des Cantiques à La Femme de Papier de Françoise Rey, en passant par Octave Mirbeau, Pierre Louÿs pour ne citer que mes préférés et sans oublier le Marquis de Sade, l’amour et la liberté d‘aimer autant sentimentalement que physiquement a toujours et, je l’espère, le sera encore, source d’inspiration pour nombre d’auteurs, amateurs comme confirmés.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture du chapitre Onze du Royaume des Plaisirs Interdits, découvrir de nouvelles aventures inédites de Katsumi et de ses compagnons d’infortunes.



Le Capitaine Yanagi prit un petit déjeuner rapide et frugal pendant qu’à ses pieds, la Princesse Katsumi lapait un bol de lait frais. Ils n’avaient pas reparlé depuis le matin, la blonde se contentant de garder les yeux rivés sur les bottes de cuir du Maître afin de lui suivre, où qu’il aille.
A la grande surprise de Katsumi, ce dernier fit mander la Princesse Sakuno et Maîtresse Shiba la fit arriver, fessant sèchement sa croupe rougie par le battoir. Il désirait leur faire connaître quelques lieux très particuliers du Village comme la Boutique des Châtiments, les Tentes Publiques ou encore les Bains aux Esclaves, réplique plus rustique que ceux du Château et ce, selon ses propres mots, afin de leur montrer qu’elles seraient traitées comme n’importe quel esclave.
« Nous ne sommes pas au Château, déclara Yanagi. Même si vous, Princesse Katsumi, n’êtes pas une rebelle comme la Princesse Sakuno, je tiens personnellement à ce que vous jouissez des mêmes labeurs que les esclaves déchus. Cela devrait être un bon enseignement, pour votre propre édification. »
La blonde frissonna et ses joues se teintèrent de rose. Sa dureté et son indifférence éveillaient en elle de douces terreurs que la Princesse savourait. Pourtant, l’échange qu’ils avaient eu tantôt la hantait. Pourquoi s’était-elle laissée à cette réponse-là? Elle l’ignorait. La jeune femme se surprit même à ne pas regretter l’absence de Sire Tokugawa, à se demander même si elle souhaitait de nouveau être son esclave personnelle. Néanmoins, d’autres interrogations germaient dans son esprit. Elle repensa avec une certaine jalousie à la Grande Princesse Kaori qui avait su trouver ce qu’elle recherchait : arriver à se dissoudre dans la volonté des autres, se perdre dans le châtiment afin de mieux se connaître, de découvrir dans le tréfonds de son âme ses aspirations sensuelles.
Tout en leur indiquant de marcher debout à ses côtés, le Capitaine Yanagi se mit à avancer à un rythme soutenu en direction de la place centrale du Village. Un rapide coup d’œil sur les côtés lui confirma que toute cette communauté et son économie tournait autours des esclaves. Soudain, elle sentit que son Maître accélérait le rythme et tenta de se caler sur le sien, ses jambes la portant malgré la rapidité du Capitaine et remarqua que la Princesse Sakuno peinait à les suivre, sans doute peu habituée à une marche rapide aux côtés d‘un militaire. Pourtant, son petit visage ne trahissait aucune émotion, ses yeux restaient fixés obstinément sur les bottes de cuir du Capitaine. La blonde se demandait néanmoins ce qui avait fait que son Maître presse ainsi le pas jusqu’à ce qu’elle entendu la voix de Sire Tokugawa qui réprimandait sévèrement un esclave. Était-ce le Prince Yukimura qui lui avait déplu? Non, ce n’était pas son cher Yukimura qui se faisait ainsi gourmander mais un autre esclave mâle. A la stupeur, la belle reconnut l’esclave du Roi en personne, le Prince Shiraishi. Elle n’avait eu que peu l’occasion de l’entrapercevoir et lui aussi l’avait attirée. Subitement, la jeune femme songea que seuls les esclaves avaient su conserver un certain intérêt à ses yeux. Mais elle n’eut pas le temps d’approfondir sa réflexion ; la voix de son Maître la coupa à toute interrogation.
« Alors, mon joli Prince, se moquait Sire Tokugawa, on n’est pas allé bien loin. Sa Majesté le Roi doit absolument furieux de ta tentative d’évasion.
-Pitié, monsieur, implorait le Prince aux cheveux beiges. Je regrette sincèrement mon geste.
-Et tu n’as pas fini de le regretter! S’écria le Capitaine Yanagi avant de se tourner vers Tokugawa qui acquiesça un sourire mauvais aux lèvres. Tu vas d’abord être ligoté à la Croix des Châtiments et y être fouetté plus sévèrement que jamais. Nous te promènerons ensuite à travers le Village de la sorte, afin que chaque esclave comme chaque habitant du Village puisse te faire ressentir ta punition comme jamais. Pour la suite, nous aviserons. Mais je doute fort que sa Majesté le Roi ne te pardonne un tel acte et ne te condamne à finir tes années de service au Village, aux mains du Maître ou de la Maîtresse le plus malfaisant. »
Disant cela, suivant un claquement de doigts de Tokugawa, deux soldats amenèrent la Croix des Châtiments et Katsumi vit non sans horreur, un énorme phallus attaché à cette Croix de Saint André sur laquelle on empalait avec lenteur le séduisant fugitif. Ce dernier lui jeta un coup d’œil et la Princesse se sentit rougir, comme surprise à savourer quelque fruit défendu. Puis, pendant que l’énorme hampe de cuir s’enfonçait lentement dans les entrailles du Prince, on lui écarta les bras qu’on noua à chaque extrémité de l’instrument de torture. On renversa sa tête en arrière avant de le bâillonner avec un mors en cuir, de telle sorte que le Prince Shiraishi était condamné à scruter le ciel pendant qu’on le châtierait, sans possibilité de savoir qui le tourmenterait. De plus, ses jambes étaient attachées de telle sorte que le damné semblait s’être contorsionné comme un beau diable afin qu’elles soient suffisamment écartées, laissant une vue sans équivoque de son scrotum. Aucune échappatoire, songea la blonde, séduite. Juste un peu plus perdu dans la souffrance. L’espace d’un instant, elle s’imagina chevaucher le condamné, sentir son cors frétiller sous le sien, s’approprier à son tour le plaisir de sensations inédites avant de secouer la tête. A quoi pensait-elle donc? C’était ridicule. La jeune femme jeta de nouveau un coup d’œil au Prince et ne put que sentir une sourde excitation à la vue de la turgescence qui semblait animée d’une vie propre alors que Tokugawa préparait une longue lanière de cuir pour la punition. D’un geste sec, il lui administra la première volée cinglante avant que les suivantes ne semblent vouloir dévorer son corps, le striant de raies rouges sur la peau délicate. Du torse sur la plante des pieds, le Seigneur n’épargna aucune parcelle de chair de sa fureur. Shiraishi cherchait vainement à se débattre mais ce qui fascinait le plus la jeune blonde, c’était le merveilleux instrument de plaisir du fugitif. Jamais Katsumi n’en avait vue d’aussi imposante. Un véritable appel au plaisir d’autant qu’elle frétillait à chaque coup de lanière. Pourtant, la Princesse ne percevait aucune colère de son Maître. De la déception, tout au plus. Elle n’en comprit la raison qu’à la fin de cette terrible séance de fouet.
« Vous étiez l’un des esclaves les plus accomplis du Château, chuchota Tokugawa alors que Shiraishi gémissait sous son bâillon. Oui, vous étiez sans conteste l’esclave le plus magnifique et magnifié de tout ce troupeau d’esclave. Votre cœur était encore celui d’un rebelle, c’est pourquoi le Roi a fait de vous son esclave personnel, parce que vous le fasciniez. Et que faites-vous à quelques mois de votre libération? Vous vous enfuyez du Château. »
Yanagi se tourna vers la blonde, terrorisée.
« Voyez, Princesse Katsumi, quelle rigueur attend un esclave rebelle, siffla le Capitaine. Prenez garde. Je serai très heureux de vous voir ainsi attachée, à ma merci.
-Vos âmes sont semblables, renchérit Tokugawa. Mais jamais, au grand jamais, mon petit lapin, ne prenez l’idée saugrenue de vous échapper de votre condition. Jusqu’à hier, vous ne pouviez égaler Shiraishi. Désormais, vous pouvez être au sommet. Mais il en est très facile d’en retomber. »
La jeune femme ne répondit qu’en baisant respectueusement leurs bottes, les yeux ruisselant de larmes. Pour la première fois, elle avait vraiment peur. Oh! Pas du châtiment! Elle pouvait l’endurer. Mais elle entrevoyait parfaitement ce que ses tourmenteurs insinuaient. Si elle les décevait, ils pouvaient la jeter dans la Salle des Châtiments et s’y languir jusqu’à la fin de son service. Et ne plus sentir leurs pouvoirs sur son corps lui paraissait insurmontable.

La soirée était bien avancée et le Village était en fête, paré de ses plus beaux atours pour célébrer la punition du Prince. Les petites paysannes se pressaient à la tente qui avait été dressée spécialement pour l’occasion afin de le punir et d’user de son corps comme bon leur semblait. Le Roi en personne s’était présenté avec une escorte dans l’après-midi avant de décréter d’une voix pleine d’ennui qu’il ne voulait plus avoir affaire avec son ancien serviteur.
« Je suis tellement déçu de vous, Prince Shiraishi. Mauvais esclave, esclave gâté et désobéissant! S’exclama le souverain. Vous étiez le modèle de beaucoup d’esclaves. Maintenant, vous n’êtes qu’un paria parmi les condamnés. Vous finirez votre service au Village, comme Poney, dans un premier temps. Nous verrons si vous ferez autant le fier avec un phallus enfoncé au bon endroit et à faire du travail de trait. »
Le Roi avait pris ensuite congé afin de récompenser en or et en plaisir ses soldats. Shiraishi avait tout juste laissé s’échapper un gémissement lors de leur courte entrevue.

En cet instant, Katsumi ne savait que penser. Les ruelles étaient éclairées et pavoisées, sans doute pour faire ressentir à Shiraishi toute la misère de sa condition, qu’il s’imprègne encore plus de sa punition et des conséquences de son acte. Néanmoins, la blonde n’éprouvait nullement de la pitié mais bien une espèce de fascination envers le séduisant fugitif. Elle en était sûre ; comme Sakuno, Shiraishi ne s’était pas enfui sous l’effet de la peur mais par esprit d’aventure. Elle avait décelé en lui quelque chose qui ressemblait à de l’insolence, de l’amusement à sa situation. Il n’était pas un rebelle ordinaire ; il était bien plus que cela. Être au sommet ne l’intéressait guère. Ce qu’il voulait, c’était la même chose que recherchait Katsumi : une terre inédite de plaisir inexploré, encore plus d’abandon de soi-même dans le châtiment. Elle-même s’étonnait d’arriver à cette conclusion alors qu’ils n’avaient jamais échangé le moindre mot. C’était juste cette lueur dans son regard taquin qu’elle avait cru déceler alors qu’on l’empalait sur le phallus de cuir de cette Croix des Châtiments, lueur que personne n’avait vue ou pris la peine de voir. Pour l’heure, on l’avait attachée à cheval sur un tonneau à l’entrée de l’auberge après avoir diverti quelques soldats accompagnée de Sakuno et d’un autre Prince qui répondait au nom de Kikumaru. Epuisée, la blonde s’endormit promptement, alors que la lune était haute dans le ciel et, au loin, elle entendit les premières notes d’une mélodie jouée au violon. Le Village était à la fête et Katsumi, elle, c’était à peine si elle repensa à son ancienne vie. Même là, l’ennui lui paraissait moins détestable qu’au château de ses parents.

Des hurlements. Des pas précipités et des claquements de sabots, de portes et de volets la tirèrent brutalement de son sommeil. Katsumi ne comprenait pas ce qui se passait alors que ses yeux étaient encore plein de rêveries sensuelles. Elle vit soudainement un homme enturbanné se dresser face à elle. La jeune femme voulut hurler mais l’homme lui mit prestement la main sur la bouche pour la faire taire avant qu’il ne brandisse une longue larme courbée. Affolée, la Princesse aurait voulu se débattre mais elle vit que l’inconnu coupait les liens de cuir avant de la renverser sur son épaule.
« On nous vole nos esclaves! » entendit-elle glapir au loin.
L’inconnu ne lui laissa pas le temps de comprendre qu’il grimpa sur son cheval avec Katsumi à califourchon sur son dos. Dans l’obscurité, la jeune demoiselle vit Shiraishi, Sakuno et Yukimura dans la même posture qu’elle, avec d’autres hommes enturbannés. Elle vit également Sire Tokugawa et le Capitaine Yanagi se précipiter vers eux. Trop tard. Leurs ravisseurs repartaient au triple galop. Elle entendit à peine les cris de ses Seigneurs et Maîtres. Secouée, brinqueballée, la blonde songea que la roue tournait de nouveau pour l’emmener vers un inédit inconnu avant de perdre connaissance alors que les odeurs de la mer chatouillèrent ses narines.

Tout semblait si étrange, si nouveau… Si exotique. La lueur des bougies, la cage dorée, le coussin de velours, richement et élégamment brodé avec du fil de soie, les visages tannés par le soleil et la mer de leurs ravisseurs. Katsumi se sentait émerveillée. La Princesse se demanda pourquoi elle n’éprouvait ni affolement, ni peine, seulement une vague d’excitation qui lui parcourait l’échine. Où l’emmenait-on? Que ferait-on d’elle? Cette pensée effleura à peine son esprit. D’autant qu’elle remarqua qu’elle n’était pas seule. Les Princes Shiraishi, Yukimura et Fuji, un autre esclave que la jeune femme avait croisé chez Maîtresse Shiba, la Princesse Sakuno et une autre Princesse inconnue, avec de beaux cheveux carnés et de grands yeux scintillant d’une couleur tirant sur le vert le plus profond, étaient eux aussi dans des cages pareilles à la sienne. Ils étaient tous très calmes. Sakuno avait pleuré, ainsi que Fuji. La jeune femme en avait le souffle coupé. Tout était comme quelque mystérieux songe. Les ravisseurs se retirèrent lorsque deux personnes firent leur apparition. A sa stupeur, la Princesse reconnut Dame Kaori. Elle était suivie du Capitaine Yanagi.
« Princesse Katsumi, Sakuno, Saya, soupira Yanagi. Et Shiraishi, Fuji et Yukimura. Ces bandits ont vraiment l’œil pour dénicher les esclaves de prix.
-Ma petite Katsumi… » soupira la fille du Roi Sasaki.
La jeune femme se tourna vers l’esclave et plongea ses yeux gris métalliques dans les yeux de l‘esclave. Désarçonnée, la blonde ne sut que dire.
« Avez-vous trouvé la réponse à votre question, ma chère? Lui demanda Kaori brutalement.
-Non, je ne crois pas, chuchota la Princesse, comprenant l’allusion de son ancienne Maîtresse.
-Attendez! Interrompit Yukimura. Vous pourriez nous expliquer ce que tout ceci signifie.
-Vous avez été enlevés par les émissaires du Sultan, consentit à lui répondre Yanagi. Désormais, c’est lui votre Seigneur et Maître.
-Mais… Comment est-ce possible? S’exclama de nouveau le Prince aux cheveux lavande.
-Sachez que dans les accords internationaux, notamment entre le Roi Sasaki et le Sultan, certains objets doivent faire l’objet de sacrifices. Vous allez servir désormais au Palais du Sultan et ce, jusqu’à ce que vos deux années de service soient terminées.
-Vous ne subirez aucune blessure, ni coupure, ni brûlure, comme au Château ou au Village, enchaîna Kaori. Vous y serez simplement encore plus avilis. Vous ne serez considérés que comme de petits animaux dénués de paroles et, Dieu vous en garde, ne jamais adresser la parole à vos Maîtres et à vos Maîtresses. Le Sultan a donné beaucoup d’or pour avoir de nouveaux objets de jeux. Car des esclaves dodus, à la peau douce et bien éduqués sont des trophées rares et, par conséquent, extrêmement coûteux. N’oubliez pas que c’est le Sultan qui a inspiré la passion pour les esclaves de plaisir à ma famille et à mon grand-père.
-Et enfin, reprit Yanagi, pensez donc aux altitudes que vos nouvelles expériences vont vous mener. Mais je le répète, gardez-vous encore plus de tout mouvement d’humeur ou de rébellion. A leurs yeux, ce serait incongru et malvenu que ce que ces gens considèrent comme des animaux venaient à exprimer des réactions…
-Humaines, compléta Katsumi.
-Oui, fit le Capitaine en évitant son regard. Ne vous inquiétez pas. Dans quelques mois, peut être une bonne année, vous reviendrez sur les Terres du Roi et rendus à vos familles respectives. D’autant qu’il y a un autre invité de marque parmi vous.
-Qui ça?» S’enquit Shiraishi.
Dame Kaori les regarda dans les yeux et une perle minuscule roula sur sa joue.
« Mon frère, répondit-elle enfin. Le Grand Prince Sanada a décidé de basculer de l’autre côté du miroir. Sans doute pour ressentir enfin ce que j’ai ressenti. Pour connaître l’extase des souffrances dans lesquelles Katsumi éprouve son corps.
-Dame Kaori, murmura faiblement Katsumi.
-Nous allons devoir vous laisser, termina Yanagi.
-Au revoir, mes petits amours, chuchota la Grande Princesse. Princesse Katsumi, creusez encore plus profond dans les tréfonds de votre cœur, interrogez votre âme, sondez chaque parcelle de votre corps… Vous y trouverez la réponse à votre question… Et peut être la voie qui mène à l’amour et à la liberté. »
Sans un mot, leurs anciens Maître et Maîtresses quittèrent les lieux, un silence lourd de sous-entendus et de réflexions profondes s’empara de la petite pièce.
« Alors c’est ainsi, murmura Shiraishi. Toujours plus loin, toujours plus plongés dans le brasier de la passion. C’est sans doute le destin. »
Personne ne lui répondit mais c’était leur pensée à tous.

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